Michel Roger

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Michel Roger
Fonctions
28e ministre d’État monégasque
En fonction depuis le 29 mars 2010
(4 ans, 5 mois et 18 jours)
Monarque Albert II
Prédécesseur Jean-Paul Proust
Biographie
Date de naissance 9 mars 1949
Lieu de naissance Poitiers (France)
Nationalité Française
Père Pierre Roger
Diplômé de Université de Poitiers
Profession Haut fonctionnaire

Michel Roger
Ministres d’État monégasques
Politique à Monaco
Image illustrative de l'article Michel Roger

Pouvoir exécutif

Pouvoir législatif

Subdivisions

Michel Roger, né le 9 mars 1949 à Poitiers (Vienne), est le ministre d'État de la principauté de Monaco depuis le 29 mars 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du juge Pierre Roger connu pour son rôle dans l'affaire judiciaire Marie Besnard, Monsieur Michel Roger débute sa carrière professionnelle en 1970 en tant qu'avocat mais il ne pratiquera cette profession que durant trois ans.

Puis, ancien inspecteur général de l'éducation nationale, Michel Roger acquiert une bonne connaissance des cabinets ministériels. En 1975, il est chargé de mission au cabinet du ministre de la justice, Jean Lecanuet. En 1976, il est dans l'équipe du ministre du plan et de l'aménagement du territoire[1]. Il finit par intégrer le cabinet du ministre de l'éducation nationale, René Monory. Il a suivi ce dernier lorsqu'il a accédé à la présidence du Sénat de 1992 à 1998.

Lors des Élections municipales françaises de 1989, il mène à Poitiers la liste de centre-droite "Ouvrons Poitiers sur l'avenir". Malgré des co-listiers promis à un rôle politique majeur, tels Jean-Pierre Raffarin et Jacques Grandon, il ne parvient pas à recueillir un suffrage suffisant à lui permettre de remporter l'élection au fauteuil de maire de sa ville natale.

De 2002 à 2005, Michel Roger a travaillé au sein du cabinet de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, en tant que conseiller pour la jeunesse, l'éducation nationale, l'enseignement supérieur et la recherche.

En 2010, Albert II de Monaco décide de le nommer ministre d’État alors qu'il n'est plus contraint de désigner un citoyen français pour occuper cette fonction. Son choix se fait donc en raison de l'expérience de Michel Roger et de sa connaissance de Monaco puisqu'il était depuis 2007, membre titulaire du tribunal suprême de Monaco.

Controverses[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs mois, Michel Roger est en proie à de nombreuses controverses déclenchées par plusieurs parlementaires monégasques. Ces controverses tiennent en particulier à certaines violations des prérogatives constitutionnelles conférées au Parlement monégasque.

Ainsi, dans le projet immobilier dénommé Les Tamaris confié par Monaco au Groupe Marzocco, il a été publiquement reproché à Monsieur Michel Roger d'avoir permis l'édification de cet immeuble sur une portion de terrain appartenant au domaine public, avant même d'avoir soumis au Parlement un projet de loi de désaffectation de cette parcelle. Répondant aux objections dirigées contre lui par de nombreux parlementaires lors d'une séance publique du Conseil national (Monaco), Monsieur Michel Roger a reconnu "L’ordre naturel des choses n’a pas été respecté. C’est notre désir de pouvoir livrer le plus rapidement possible des logements domaniaux qui nous a conduit à agir vite. On a commis une faute et je m’engage à ne pas recommencer" [2]

Cet épisode n'est pas un évènement isolé dans la vie politique monégasque. Confronté à l'absence de responsabilité politique du Gouvernement monégasque devant le Parlement, Monsieur Laurent Nouvion, actuellement Président du Conseil national (Monaco), a été contraint de tenir une conférence de presse afin de dénoncer les méthodes de travail de l'équipe de Monsieur Michel Roger « qui consistent à donner des leçons au Conseil national, à rechigner à [nous] transmettre des éléments sur des dossiers essentiels dans l'intérêt du pays. Et à éluder les questions légitimes et fondées ».[3]. [4]

Affaire Gilbert Azibert[modifier | modifier le code]

Monsieur Michel Roger est, encore à la date du 05 septembre 2014, au centre de l'affaire de la mise en examen notamment pour corruption active de Monsieur Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog, et Gilbert Azibert, premier avocat général près la cour de cassation. [5]

Les prétendues écoutes téléphoniques telles que rapportées par Le Monde font état d'un entretien téléphonique intervenu le 24 février 2014 au cours duquel l'ancien président de République Française aurait annoncé à son avocat avoir rendez-vous le 25 février 2014 à midi avec Monsieur Michel Roger , tandis que, selon Libération [6], Monsieur Michel Roger aurait déclaré aux enquêteurs avoir simplement eu un entretien téléphonique avec Monsieur Nicolas Sarkozy, entretien téléphonique dont l'existence n'est pas rapportée parmi ceux révélés par Le Monde.

Études[modifier | modifier le code]

Fonctions[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

  • Avocat (1970-1973)
  • 1971 : assistant des Facultés de Droit
  • 1975 : conseiller technique au cabinet du Garde des Sceaux
  • 1976 : conseiller technique au cabinet du ministre du Plan et de l’Aménagement du territoire
  • 1981 : maître de conférences à l’université de Poitiers
  • 1984 : directeur de l’école du Centre-Ouest des avocats et de l’Institut d‘études judiciaires de la faculté de droit de Poitiers
  • 1986 : chargé de mission au cabinet du ministre de l’Éducation nationale
  • 1987-1988 : directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale
  • Depuis 1986 : inspecteur général de l’Éducation nationale affecté aux disciplines de sciences économiques et sociales.
  • 1992-1998 : conseiller au cabinet du président du Sénat
  • 2002-2005 : conseiller chef de file pour la Jeunesse, l’Éducation nationale et la Recherche au cabinet de Jean-Pierre Raffarin (Premier ministre français)
  • 2005-2009 : Inspecteur général de l’Éducation nationale (France), conseiller du président du conseil général de la Vienne (France), membre titulaire du Tribunal suprême de Monaco (principauté de Monaco)
  • Trésorier de l’Association des amis de Chambord
  • Membre du Conseil scientifique de la Fondation Robert-Schuman
  • Directeur des Études de la Fondation Prospective-Innovation

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Divers articles de droit privé et de sciences administratives

Sources[modifier | modifier le code]

  • Notice « Roger (Michel) — né en 1949 » du Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 41e édition pour 2010 éditée en 2009, 2415 pages (ISBN 978-2-85784-050-3).
  • Notice « Roger (Michel) — né en 1949 » du Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 43e édition pour 2012 éditée en 2011, 2307 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-052-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.archives-judiciaires.justice.gouv.fr/index.php?article=14359&rubrique=10774&ssrubrique=10820
  2. http://www.monacohebdo.mc/14395-mea-culpa-sur-les-tamaris
  3. http://www.nicematin.com/monaco/le-conseil-national-monegasque-en-colere-contre-le-gouvernement.1836346.html
  4. http://www.nicematin.com/monaco/conseil-national-friture-sur-la-ligne-gouvernementale.1808571.html
  5. http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/07/12/pourquoi-nicolas-sarkozy-est-mis-en-examen-pour-corruption_4455913_823448.html
  6. http://www.liberation.fr/politiques/2014/07/12/au-telephone-sarkozy-promet-d-intervenir-pour-azibert-puis-recule_1062615
  7. Notice « Roger (Michel) — né en 1949 » du Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 43e édition pour 2012 éditée en 2011, 2307 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-052-7).
  8. http://www.gouv.mc/Gouvernement-et-Institutions/Le-Gouvernement/Ministere-d-Etat/Le-Ministre-d-Etat : « Grand-Croix pro Merito Melitensi de l’Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte » citée parmi les décorations de Michel Roger ; site officiel du gouvernement monégasque consulté le 10 mars 2012.