Michel Orcel

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Michel Orcel, né à Marseille, est un écrivain et psychanalyste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études classiques chez les jésuites, il passe le diplôme de l’institut d’études politiques de Paris, mais abandonne très vite la préparation à l'ENA pour se diriger vers les Sciences humaines à La Sorbonne. Il passe une maîtrise de philosophie (dir. Claude Tresmontant), obtient un DEA d’islamologie (dir. Roger Arnaldez), et soutient enfin un doctorat ès Lettres et Sciences humaines[1] (Etudes italiennes, dir. Mario Fusco), qui sera couronné par une Habilitation à diriger des recherches doctorales[1] (Université de Tours). Entre-temps, il a été chercheur à l’Institut universitaire européen de Florence (où il a suivi les séminaires de Ch. Wilson et d'Alphonse Dupront), puis pensionnaire à l’Académie de France à Rome. Son enseignement à l’Université de Rennes, où il a été maître de conférences (1993-1997), lui a permis de développer ses recherches sur la Renaissance et de fonder une chaire d’Histoire de l’opéra italien.

Littérature[modifier | modifier le code]

Son œuvre personnelle couvre presque tous les champs de l’expression littéraire. Dans Terrains de lecture (chap. "Figures de l'avant-pays"), Jean-Pierre Richard a donné une importante étude de sa thématique. On consultera également avec profit les articles et notices qu'ont pu donner sur son œuvre poétique et critique Jean Starobinski (préface à Langue mortelle), François Boddaert, Jean-Baptiste Para et Bernard Simeone. Son œuvre de traducteur, qui a renouvelé en France le visage et l’étude des grands Italiens (L’Arioste[2], le Tasse, Giacomo Leopardi), lui a notamment valu les prix « Diego Valeri » (Italie), « Nelly Sachs[2] », et « Jules Janin » de l’Académie française.

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Sur le plan psychanalytique, sans rien retrancher du rôle déterminant de la fonction paternelle, Michel Orcel s’inscrit dans le sillage de Ferenczi, Winnicott et Balint. Analysé par un proche de Jean Laplanche, J.-P. Maïdani-Gérard (SPF, EPCI), puis par le Dr Manuel Garcia Barroso (SPP) et enfin par Kathleen Kelley-Lainé (SPP), il est Membre praticien de la Société de Psychanalyse Freudienne de Paris (SPF). Se considérant avant tout comme clinicien, il n’a guère publié de travaux analytiques (voir ci-dessous Histoire de la subjectivité, empathie et cadre analytique), mais il a souvent eu recours à l’héritage freudien dans ses études littéraires et musicales (v. notamment "La Langue de Saturne" in Langue Mortelle; "Poésie et Psyché" et "La Fusion de soi" in Italie obscure, et encore ses nombreuses analyses d'opéras in Verdi. La vie, le mélodrame).

Autres[modifier | modifier le code]

Michel Orcel est membre du Comité scientifique de la "Rivista Internazionale di Studi Leopardiani" (RISL), membre de l'Association des Traducteurs Littéraires de France (ATLF) et directeur de la revue des "Recherches Romanes et Comparées". Par décret du Président de la République italienne, il a été promu en 2009 Commandeur dans l'Ordre de l'Étoile de la solidarité italienne.

Poésie, Essais, Romans[modifier | modifier le code]

  • Le Théâtre des nues, L'Alphée, Paris, 1981
  • Les Liens, L'Alphée, Paris, 1982
  • Elégie, suivi de Parva domus, La Dogana, Genève, 1984
  • La Chute d'Orlando Marin, Obsidiane, Paris, 1984
  • Destin, Le temps qu’il fait, Cognac, 1987
  • Langue mortelle, L’Alphée, Paris, 1987
  • Odor di femina, Le temps qu'il fait, Cognac, 1989
  • N. N. ou L’amour caché, Grasset, Paris, 1989
  • La Lunette de Stendhal, Grasset, Paris, 1991
  • Trois Guerriers plus un, Le temps qu’il fait, Cognac, 1993
  • Le Sentiment du fer, Grasset, Paris, 1994
  • Histoire d'une ascension, Le temps qu'il fait, Cognac, 1996
  • Italie obscure, Libr. Belin, Paris, 2001
  • Verdi. La vie, le mélodrame, Grasset, 2001
  • Les Larmes du traducteur, Grasset, Paris, 2002
  • Voyage dans l’Orient prochain, La Bibliothèque, Paris, 2004
  • Rêveries d'un corps dans les Alpes : Senancour, in "PO&SIE" n° 116, Belin, Paris, 2006
  • Napoléon Promenade, Ed. du Rocher, Paris, mai 2007
  • Le Livre des Devises, Le Seuil, Paris, 2009
  • De la dignité de l'islam, Bayard, Paris, 2011
  • L'invention de l'islam. Enquête historique sur les origines, Perrin, Paris, 2012
  • Jardin funeste (version entièrement remaniée de 'la Chute d'Orlando Marin'), Amazon (éd. numérique), 2014

Principales traductions[modifier | modifier le code]

  • Dix Petites Pièces philosophiques de Leopardi, Le Temps qu'il fait, Cognac,1985 (2e éd. 1991; 3e éd. 2009).
  • Poèmes et fragments de Leopardi, La Dogana, Genève, 1987
  • Poésies de Michel-Ange, Imprimerie Nationale, Paris, 1993
  • Trois Livrets pour Mozart de Da Ponte, Flammarion GF, Paris, 1994
  • Chants / Canti de Leopardi, Flammarion, Paris, 1995 (rééd. GF, 2005)
  • Roland furieux de l'Arioste, Le Seuil, Paris, 2000
  • Jérusalem libérée du Tasse, Gallimard Folio, Paris, 2002
  • Rimes et plaintes du Tasse, Fayard, Paris, 2002
  • Les Confessions d'un Italien d'I. Nievo, Fayard, Paris, 2006
  • Sourates et fragments du Coran,La Bibliothèque, Paris, 2009
  • Le Messager du Tasse, Verdier, Paris, 2012
  • La Beffa di Buccari (Un pied de nez aux Autrichiens) de Gabriele d'Annunzio, La Bibliothèque, Paris, 2014

Etudes sur l'œuvre de Michel Orcel[modifier | modifier le code]

  • "Michel Orcel" in Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours, PUF, Paris, 2001
  • J.-P. Richard, Terrains de lecture, Gallimard, Paris, 1996
  • J. Schwarz, Le Passage ou l'itinéraire d'un passeur en métamorphose dans "Les Larmes du traducteur" de Michel Orcel et "La Route de San Giovanni" d'Italo Calvino, Mémoire de maîtrise, Paris III, juin 2003.
  • B. Simeone, Le Phénix de la consolation, in "La Quinzaine littéraire" n° 651, 16-31 juillet 1994
  • B. Simeone, Une splendide errance, in "La Quinzaine littéraire" n° 769, 16-30 novembre 2000
  • B. Simeone, Verdi pessimiste et secret, in "Tageblatt-Bücher/Livres", Luxembourg, 16 février 2001

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michel Orcel, « Écrivain, psychanalyste, en savoir plus », sur http://www.accedit.com,‎ de 2008 à 2009 (consulté le 13 avril 2013).
  2. a et b « Michel Orcel », sur http://www.maisonecrivainsetrangers.com (consulté le 13 avril 2013).

Liens externes et articles en ligne[modifier | modifier le code]