Michel Marulle

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L'illustre poète latin Michel Marulle, immortalisé par Botticelli.

Michael Tarchianota, mieux connu dans la République des Lettres sous le nom de Michael Marullus ou de Marullus tout court, ou bien de Michel Marulle dans les lettres françaises, est né à Constantinople en 1453, dans une grande famille byzantine, fils de Manilius Marulle et de Euphrosyne Tarchianota. Il mourut tragiquement le 11 avril 1500, en se noyant, près de Volterra, dans le fleuve Cecina, qu'il traversait à cheval.

Biographie[modifier | modifier le code]

Juste après sa naissance, sa famille doit fuir Constantinople, tombée aux mains des Ottomans. Elle passe à Raguse (1454-1464), avant de suivre le duc de Leucade Leonardo III Tocco (en) à Naples, où il devint homme de guerre dès 1471. Il combattit dans diverses troupes de mercenaires, mais fut surtout l'un des plus réputés poètes latins de son temps.

Il partit combattre en Scythie (c'est-à-dire, pour traduire son langage humaniste, en Moldavie) dès 1471, participa à la bataille de Vaslui (1475), puis à la guerre contre les Goths (c'est-à-dire les Turcs de Crimée) à Mangoup (1475), la guerre avortée de Sixte IV contre Florence (1478), la Bataille d'Otrante contre les Turcs (1480), la guerre de Venise contre Ferrare (1482), la bataille de Villach contre les turcs (1492) et finalement la campagne d'Italie du roi Charles VIII (1494-1495) à Naples.

En 1500, il reprend les armes pour Catherine Sforza contre Louis XII.

En 1497, il revient à Florence où il se fait rapidement connaître par ses suaves élégies latines et où il fit rapidement partie du cercle de Laurent le Magnifique. Il épousa dans cette ville la grande érudite Alessandra Scala, âgée de 15 ans et fille du chancelier florentin.

Ses Epigrammata de 1493 et ses Hymni de 1489 à 1492 (quatre livres dédiés à Lorenzo di Pierfrancesco de Médicis, Jean le Popolano, Pierre II de Médicis et Antonio Sanseverino), réunis en 1497 sous le titre d'Epigrammata, nous révèlent un écrivain au ton personnel et plein de sensibilité.

L'admirable portait que fit de lui Botticelli a transmis jusqu'à nous le visage vivant et animé de ce poète d'un autre temps.

Son influence fut très grande dans les lettres vulgaires tant françaises qu'italiennes, par exemple dans l'œuvre de Ronsard.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. M. Sathas, Documents inédits relatifs a l'histoire de la Grèce au moyen áge vol. 7, 1888.
  • Benedetto Croce, Michele Marullo Tarcaniota: le elegie per la patria perduta ed altri suoi carmi, Bari, 1938.
  • Alessandro Perosa, éditeur, Michaelis Marulli carmina, Zurich, 1951.
  • Carol Kidwell, Marullus: soldier poet of the Renaissance, Londres, 1989.
  • Jean Second, Les Baisers, suivi de huit poèmes accompagnés de vingt-huit épigrammes de Michel MARULLE, Paris, Les Belles Lettres, 2006, 178 pages.
  • Jean-Claude Polet, Patrimoine littéraire européen vol.6, De Boeck-Larcier, Bruxelles, 1995.