Michel Maffesoli

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Michel Maffesoli

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Michel Maffesoli à l'Université de la Terre en 2011.

Naissance 14 novembre 1944 (70 ans)
Graissessac (France)
Nationalité Française
Champs Sociologie
Institutions Université Paris-Descartes
Institut universitaire de France
Centre d'études sur l'actuel et le quotidien
Distinctions Grand prix des Sciences humaines de l’Académie française
Docteur Honoris Causa de l'Université du Minho

Michel Maffesoli (né le 14 novembre 1944 à Graissessac, Hérault) est un sociologue français.

Ancien élève de Gilbert Durand et de Julien Freund, professeur émérite à l'université Paris Descartes, Michel Maffesoli a développé un travail autour de la question du lien social communautaire, de la prévalence de l'imaginaire et de la vie quotidienne dans les sociétés contemporaines, contribuant ainsi à l'approche du paradigme postmoderne.

Ses travaux encouragent le développement des sociologies compréhensive et phénoménologique, en insistant notamment sur les apports de Georg Simmel, Alfred Schütz, Georges Bataille et Jean-Marie Guyau.

Il est membre de l'Institut universitaire de France depuis septembre 2008, au terme d'une procédure de nomination controversée.

Plus généralement, Michel Maffesoli a fait l'objet de controverses à la fois scientifiques et professionnelles, la plus célèbre d'entre elles demeurant celle concernant la thèse qu'il dirigea et fit soutenir à l'astrologue Élizabeth Teissier en 2001.

Activités professionnelles[modifier | modifier le code]

En 1972, Michel Maffesoli est codirecteur de l’équipe de sociologie urbaine de Grenoble (ESU). Il y développe une réflexion sur l’espace, qu’il poursuit dans son ouvrage sur le nomadisme (Du nomadisme. Vagabondages initiatiques, La Table ronde, 1997). Ses travaux sont alors marqués par l’empreinte de Pierre Sansot et de Jean Duvignaud, membres de son jury de thèse de 1978. Il donne à l’espace une dimension fondatrice pour le lien social et l’expression des formes de subjectivité.[réf. nécessaire]

En 1978, Michel Maffesoli devient maître assistant de Julien Freund à Strasbourg, lequel lui propose d’animer l’Institut de Polémologie dont on[Qui ?] peut retrouver un écho dans ses ouvrages postérieurs, sous la thématique du conflit fondateur (La Violence fondatrice, 1978), « La société conflictuelle » (thèse d’État, 1981), de l’utilisation du mythe de Dionysos comme désordre régénérateur (L’Ombre de Dionysos, 1982).

Il est nommé en 1981 professeur des universités, à la Sorbonne, à l’université Paris-Descartes, et y tient un séminaire doctoral jusqu'à son départ à la retraite en 2012.

En 1982, il a fondé, avec Georges Balandier, le Centre d’études sur l’actuel et le quotidien (CEAQ), une équipe d’accueil (EA 1511) en Sciences Humaines et Sociales de l’Université Paris Descartes, qu’il dirige actuellement.

Article détaillé : CEAQ.

En 1992, il reçoit le grand prix des Sciences humaines de l’Académie française pour son livre La Transfiguration du politique.

Le 11 avril 2011 Michel Maffesoli a reçu un Doctorat Honoris Causa à l'Universidade do Minho (Braga - Portugal).

Directeur de la revue Sociétés et des Cahiers européens de l’imaginaire, il est également secrétaire général du Centre de recherche sur l’imaginaire et membre du comité scientifique des revues internationales Space and Culture et Sociologia Internationalis[réf. nécessaire].

Dans un texte publié sur le site Internet « La France Forte » lors de la campagne de l'élection présidentielle de 2012, il apparaît parmi des personnalités ayant appelé à voter Nicolas Sarkozy[1], ce qu'il a par la suite démenti[2].

Michel Maffesoli a été initié en franc-maçonnerie dans les années 1970, dans une loge du Grand Orient de France à Lyon[3],[4].

Thèses[modifier | modifier le code]

Les livres et séminaires de Michel Maffesoli abordent l'imaginaire, la postmodernité, l'analyse du quotidien, le rapport entre esthétique et vie sociale, et comprennent une critique de l'individualisme au regard des résurgences tribales, nomades et communautaires contemporaines. Maffesoli construit principalement sa sociologie en s'interrogeant sur le rapport que nos sociétés entretiennent avec la temporalité. Ses ouvrages peuvent être vus comme un incessant travail d'interprétation du rapport au présent et à l'immédiat, lequel lui semble un des marqueurs principaux d'une époque « postmoderne ». La vie quotidienne lui apparaît ainsi liée à ce qu'il nomme le « Temps immobile », c'est-à-dire qu'elle serait scellée dans un polythéisme des valeurs, au sens wébérien, à la fois structural et récurrent face à une vie de contraintes politiques, sociales ou professionnelles. On retrouve ici la trace de la pensée de Jean-François Lyotard dont Maffesoli suivait les séminaires.

Cette position initiale le conduit à développer plusieurs thèmes :

  • le thème de l'imaginaire, que Maffesoli emprunte à son ancien professeur Gilbert Durand en s'inscrivant dans la lignée des travaux du réseau des Centres de Recherche sur l'Imaginaire, est entendu dans le sens d'un ensemble d'images fondatrices qui permettent la médiation et la compréhension du sujet vis-à-vis de son monde environnant. Citant parfois Schütz à ce propos[5], Maffesoli suggère que l'image ouvre le sujet à une implication dans son contexte de vie. Le partage, avec d'autres, de ces mêmes images structurantes connecte le sujet au social et l'inscrit, par l'incessant mouvement d'écriture et de relecture, dans une intertextualité qui constitue et maintient le groupe, à la fois individuellement et collectivement. Cette position amènera Maffesoli à relativiser la dimension individuelle et rationnelle dans les comportements des personnes, au profit d'influences à la fois collectives et portées par l'image. Selon lui, les formes de socialité peuvent donc être éclairées par l'analyse de formes plus anciennes, c'est-à-dire archétypales, idée qu'il emprunte à Gilbert Durand, lui-même influencé par la psychologie analytique ;
  • l'apparence comme creuset de la socialité, dont il identifie des images multiples : les cultes du corps, la mise en scène spectaculaire du politique, l'exacerbation du sensible dans les médias, le renouveau des pratiques festives, etc. Maffesoli conçoit à cet endroit une rupture avec l'épistémè moderne (Foucault), en ce que désormais « la vie peut se cacher à la surface des choses ». Reprenant une intuition bachelardienne — le « mythe de l'intérieur[6] » —, Maffesoli décrit à la fois une société qui se structure par la surface et les signaux faibles, ainsi qu'une posture méthodologique qui décrit les sociétés par leur apparence. Il développera cette position dans son ouvrage La Connaissance ordinaire[7]; ainsi que dans La Contemplation du monde[8], posture qu'il finira par désigner par le terme de « formisme » sociologique ;
  • l'organicité des choses, le vitalisme, réhabilitant à ce sujet celui que Søren Kierkegaard nommait « le véritable homme ordinaire » qu'il caractérise, en reprenant Robert Musil, d'« homme sans qualités », y voyant le spécialiste d'une philosophie libertaire de la vie, soulignant la coïncidence de la mort et de la vie, du corps et de l'esprit, de la nature et de la culture.

En outre, Michel Maffesoli insiste sur l'apport des textes de la sociologie allemande, notamment les travaux de Georg Simmel et Alfred Schütz. Il a notamment contribué à la reconnaissance de ce dernier en France avec l'initiative de publier une sélection d'articles parus sous le titre Le Chercheur et le quotidien. Phénoménologie des sciences sociales (éd. Klincksieck, 1987). Maffesoli signe également la préface à la première traduction française du classique essai de sociologie La construction sociale de la réalité (éd. Armand Colin, 1996), coécrit par Peter Berger et Thomas Luckmann qui prolongeait pour une grande part les travaux d'Alfred Schütz dont ils furent les élèves.

Il a accueilli dans son laboratoire des chercheurs travaillant sur les pratiques musicales, notamment le metal et la techno[9]. Il est également l'un des précurseurs sur les études des socialités liées à l'homosexualité, ou celles qui prennent place sur le minitel rose (1991) puis sur Internet. En outre, il a accueilli l'une des premières thèses en sciences sociales sur les pratiques et les imaginaires liés à l'internet[10].

La notion de « tribu »[modifier | modifier le code]

M. Maffesoli publie en 1988 Le temps des tribus : le déclin de l'individualisme dans les sociétés postmodernes[11] ; il introduit alors la notion de « tribu » ou « néotribu » pour désigner, de manière idéal-typique, la réunion d’un groupe donné (d’initiés) autour d’images qui agissent comme des vecteurs d’une communauté en ce qu’elles permettent « d'éprouver des émotions en commun ». Ces images, qu'il assimile à des « totems de rassemblement » peuvent être un imaginaire d'une musique en particulier (comme la musique métal ou techno), l'imaginaire propre à une communauté sur internet qui partage une passion.

Pour Michel Maffesoli, penser le social en termes de tribalisme revient à s'intéresser à la fois au sens que les acteurs donnent à leurs actions, ainsi que l'avait proposé Max Weber, sans renvoyer pour autant l'origine de l'action à l'individu. C'est dans l'intersubjectif que l'action prend sa source. En ce sens, une décision ou un choix d'un acteur ne sauraient se réduire à l'unique forme de la rationalité, qui place l'individu au centre de l'action. Michel Maffesoli propose de voir l'action comme une action collective : une décision serait une initiation, qui implique chaque fois l'Autre (la nature, autrui), renvoyant dans une certaine mesure aux théories de Goffman sur les « rites d'interactions ».

La notion de tribu a suscité l'intérêt de la recherche en marketing. Le « marketing des tribus[12] » ainsi nommé voit dans cette manière d'envisager la décision une explication renouvelée du comportement du consommateur devenu « volatil » et de plus en plus insaisissable par l'unique modèle de la décision individuelle propre à l'économie.

L’idée de nomadisme[modifier | modifier le code]

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Michel Maffesoli développe dès le début de sa carrière, un intérêt particulier pour l’étude de l’influence de l’espace sur le lien social, qu’il évoque à travers l’expression « le lieu fait le lien »[réf. nécessaire]. Cette idée, souvent reprise[Par qui ?], doit à l’influence des situationnistes qu’il a fréquentés à Strasbourg en 1966-1967 — fait longtemps tu, avant qu’il ne l’évoque dans Du nomadisme (1997–2006).[réf. nécessaire]

Le principe consiste à aborder le sujet social comme fondamentalement inachevé et se complétant dans une expérience relationnelle forte avec une altérité sociale, ainsi que dans une relation à l’espace immédiat. Constatant ce phénomène à partir de différents terrains empiriques (l’espace festif, le lieu touristique, les territoires urbains notamment), Michel Maffesoli relève des moments sociaux durant lesquels les personnes entrent en empathie avec ces formes d’altérités. La théâtralisation de la vie sociale, dans l’expérience de la consommation, du jeu, mais également du travail ou de la vie familiale et amicale, constituent différents rituels par le biais desquels les sujets accèdent à une expérience relationnelle, apaisant une appétence sociale. Ces moments relationnels se succèdent, au fil de « sincérités successives » et dessinent autant de territoires relationnels mouvants et parfois éphémères. Citant Baudrillard, Maffesoli évoque des « territoires en pointillés »[réf. nécessaire].

Est appelée nomadisme, la carrière du sujet traversant différentes expériences relationnelles lui conférant des formes d’identification multiple, qu’il faut probablement davantage entendre comme un vagabondage identitaire et social, plutôt que comme un tropisme géographique. Ironisant sur ce que l’on appelle parfois les appareils nomades (téléphones ou ordinateurs…), Maffesoli indique qu’ils sont a fortiori des outils de sédentarisation identitaire puisqu’ils fixent une identité sociale à une personne quel que soit le contexte social de son utilisation. Le nomadisme tel que l’aborde Michel Maffesoli, est une notion très liée à l’idée de communauté.

Le « formisme » sociologique[modifier | modifier le code]

Revendiquant l'écart épistémologique et la dissonance cognitive, Maffesoli propose une approche "formiste" de la vie quotidienne inspirée par la "sociologie formelle" (Formalsoziologie) de Georg Simmel. Cette approche insiste sur les rapports de forme qui structurent l'association interindividuelle, ainsi que la dimension sensible de la vie sociale. Qualifier sociologiquement la forme revient à considérer le caractère heuristique de l'apparence, du style, de l'image et, dans une approche plus holistique, de tout ce qui se donne à voir dans le quotidien. Parmi les phénomènes typiques susceptibles de faire l'objet de cette approche, Maffesoli dénombre la mode, les pratiques corporelles (tatouage, piercing, cosmétique), le design, la création artistique, ou encore les processus d'identification émotionnelle dans le rapport aux œuvres de fiction (roman, cinéma, théâtre).

La pertinence du caractère fluctuant de la forme se trouve d'abord, selon Maffesoli, chez Nietzsche, duquel il retient que la vie se justifie incessamment en tant qu'expérience esthétique, appuyant l'idée que la surface et les apparences ont une fonction profonde[13]. Citant Hans Robert Jauss avec les théories de la réception de l'Ecole de Constance et Walter Benjamin avec ses études sur la signification sociale de l'oeuvre d'art, Maffesoli affirme que la vie sociale repose sur un socle complexe qui comprend dans sa configuration une dimension affective, passionnelle voire irrationnelle. Ainsi, « la sociologie a également affaire à la passion, à la non-logique, à l’imaginaire qui structurent aussi l’activité humaine dont nous sommes les acteurs ou les observateurs » et doit s'intéresser à ce qui résiste au cloisonnement conceptuel [14]. Dans Au creux des apparences (Plon, 1990), il défend l'adoption d'une « "hyperrationnalité" [...] qui sache intégrer tous ces paramètres que l'on considère habituellement comme secondaires[15] » et s'intéresser aux motifs esthétiques qui sous-tendent les logiques relationnelles.

Réception nationale et internationale[modifier | modifier le code]

Influence internationale[modifier | modifier le code]

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L'œuvre de Michel Maffesoli est traduite, notamment en anglais, danois, portugais, japonais, coréen, grec, espagnol, allemand et italien. Son ouvrage Le Temps des tribus (1988, 1991), est traduit en neuf langues.[réf. nécessaire] Des intellectuels et des chercheurs comme Jean Baudrillard[16], Zygmunt Bauman[17], Werner Gephart[18], Derrick de Kerckhove[19], Franco Ferrarotti, Mike Featherstone, Gianni Vattimo utilisent, ou ont utilisé, ses travaux dans leur réflexion[20].

Différents laboratoires de recherche outre-atlantique ont repris le nom CEAQ, notamment à l’université [UDLA] à Puebla au Mexique, mais aussi au Brésil ainsi qu'en Corée et en Italie.[réf. souhaitée] L'influence du travail de Michel Maffesoli se manifeste également dans différentes revues étrangères[évasif]. Des universités au Brésil, aux États-Unis, en Corée et en Italie, le sollicitent annuellement pour des conférences. Par ailleurs, Michel Maffesoli a reçu au Brésil une chaire qui porte son nom, un doctorat honoris causa de l'université de Bucarest et de la Pontifícia Universidade Católica do Rio Grande do Sul (Brésil).[réf. souhaitée]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Au sein de la communauté scientifique des sociologues français, la scientificité des travaux de Michel Maffesoli est souvent remise en question, en particulier depuis que la controverse autour de la thèse d'Élizabeth Teissier (cf. infra) « a créé une vive polémique au sein de la communauté [des sociologues français et au-delà], et a conduit plusieurs sociologues à intervenir pour en remettre en cause la légitimité »[21].

Les critiques communément adressées aux positions maffesoliennes, se revendiquant pour leur part d'une « pensée sensible », notion qui serait issue de la sociologie phénoménologique[réf. souhaitée], proviennent de chercheurs en sciences sociales issus de diverses formations épistémologiques, tenants toutefois d'une sociologie attachée à des critères de scientificité systématiques et explicites, c'est-à-dire, a minima, portant à démonstration et vérification. Cette opposition s'échelonne selon les intervenants à des degrés variables, ce qui apparaît notamment dans les deux recensions de la première édition de La connaissance ordinaire publiées en 1987 par la Revue française de sociologie. Assez convergentes sur le fond, elles se différencient surtout par leur tonalité : l'une, due à Joffre Dumazedier, mentionne des aspects positifs malgré de fortes réserves[22], l'autre, par Jean-René Tréanton, est très négative[23].

Certains articles sont plus sévères vis-à-vis de Michel Maffesoli. Le sociologue David Evans a publié, en 1997 dans la Sociological Review, un article sur les théories de Michel Maffesoli, et a conclu qu'elles ne constituaient pas un paradigme sociologique enrichissant. Evans a jugé le travail de Michel Maffesoli « incohérent » et « biaisé[24] ». Les comptes-rendus d'ouvrages rédigés par des sociologues étrangers soulignent que l'approche de Michel Maffesoli est subjective et qu'elle manque de réflexivité, un sociologue évoquant même sa sociologie comme une « sociologie de salon »[25].

En 2003, le sociologue Laurent Tessier publie, dans la Revue française de sociologie, un article intitulé « Musiques et fêtes techno : l’exception franco-britannique des free parties ». Dans son texte, Laurent Tessier confronte les déclarations de Michel Maffesoli sur le phénomène de la free party à ce qu'il observe en se rendant sur ce terrain d'enquête, et en conclut qu'« au terme de [sa] recherche, les idées tirées des théories de Michel Maffesoli semblent plaquées sur les free parties, ignorant la complexité des pratiques des participants et des organisateurs », ce à quoi il rajoute que « l’approche maffesolienne n’explique pas, elle ne permet pas de comprendre la cause de l’apparition spécifique des free parties en un lieu et en un temps donnés »[26].

En 2011, dans sa recension du livre Sarkologies de Michel Maffesoli, le sociologue Laurent Muchielli note :

« Dans tout [ce] livre, on ne trouve pas une seule fois l'utilisation d'un quelconque corpus de données, ni d'une quelconque méthode. […] Pas une seule analyse serrée d'un document quelconque, pas un seul entretien avec qui que ce soit, pas une seule observation de terrain où que ce soit (sinon sans doute p. 83 une allusion à ses impressions de touriste dans quelques grandes villes étrangères). Il n'y a, au fond, aucun travail scientifique de quelque nature que ce soit. »

Au terme de sa recension, Laurent Muchielli conclut que les travaux de Michel Maffesoli se résument à « un simple discours mêlant le genre littéraire et le genre de l'essai politique », sans lien avec la sociologie :

« C'est en ce que [Michel Maffesoli] prétend être un sociologue, former de futurs sociologues et diriger des recherches en sciences sociales qu'il nous pose problème et, pour tout dire, qu'il nous fait honte[27]. »

Michel Maffesoli est qualifié d'« intellectuel réactionnaire », « sarkozyste zélé » et d'« universitaire sarkozyste de référence » par Frédéric Martel dans son ouvrage sur le « sarkozysme culturel »[28].

Michel Maffesoli a également été plusieurs fois critiqué par l'association de critique des médias de gauche antilibérale Acrimed, qui l'accuse notamment de conflit d'intérêts[29][30].

Canular scientifique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sociétés (revue)#Canular.

Le 7 mars 2015, les sociologues Manuel Quinon et Arnaud Saint-Martin, par ailleurs anciens étudiants de l'université Paris 5, où enseigne Michel Maffesoli, publient le texte « Le maffesolisme, une "sociologie" en roue libre. Démonstration par l’absurde[31] ». Ce texte annonce la publication récente d'un article intitulé « Automobilités postmodernes : quand l’Autolib’ fait sensation à Paris[32] » dans la revue Sociétés, affiliée au laboratoire de recherche que dirige Michel Maffesoli.

Le texte est en réalité un canular scientifique, conçu sur le modèle de l'affaire Sokal, et rédigé par les deux sociologues sous une fausse identité, afin de démontrer l'absence d'évaluation scientifique au sein de la revue, et plus généralement l'absence de scientificité du discours de Michel Maffesoli[33],[34],[35],[36].

Michel Maffesoli a d'abord réagi en affirmant que « deux professeurs d'université » avaient relu ce texte avant publication, l'un ayant émis un avis négatif et le second « considéré, par pure négligence, que s’il s’agissait d’un galimatias, le sujet n’était pas inintéressant et pouvait passer ». Il déclare également qu'il publiera un « petit mot d'excuse » dans la revue[37].

Michel Maffesoli a ensuite déclaré : « Laisser passer cet article a été une erreur manifeste et grossière. Nous allons en tirer les conséquences, moi le premier en tant que directeur de cette revue dont je ne regarde pas les articles car je n'ai pas le temps et que cela ne m'intéresse pas. (…) Je vais me retirer de la revue mais j'assume ma responsabilité, même s'il arrive à toutes les revues qu'il y ait des erreurs d'appréciation »[38].

Réponse aux critiques[modifier | modifier le code]

La question de la subjectivité en sciences humaines est constamment interrogée dans l'œuvre de Michel Maffesoli, et en particulier dans son ouvrage La Connaissance ordinaire, précis de sociologie compréhensive.[réf. nécessaire]

Michel Maffesoli se défend régulièrement contre ses critiques en dénonçant des « règlements de compte » de la part des sociologues n'admettant pas son approche de la sociologie, qui n'est pas, selon lui, une science, mais une « connaissance ».[39]

Académie française[modifier | modifier le code]

Le 26 mai 2011, l'Académie française a enregistré la candidature déposée par Michel Maffesoli au siège laissé vacant par Claude Lévi-Strauss après son décès en 2009[40].

Lors de l'élection, le 23 juin 2011, il n'obtient aucune voix face à Amin Maalouf[41],[42].

Controverses[modifier | modifier le code]

Controverse autour de la thèse de l'astrologue Élizabeth Teissier[modifier | modifier le code]

Michel Maffesoli est l'objet de vives critiques en avril 2001, au moment de la soutenance de thèse d'Élizabeth Teissier sur l'ambivalence de la réception sociale de l'astrologie, thèse très contestée qu'il a dirigée et dont le jury était présidé par Serge Moscovici à l'université Paris-Descartes[43]. En dirigeant cette recherche, Michel Maffesoli estimait a posteriori avoir pris un « risque ». Selon lui, la thèse montre que « un Français sur deux consulte » et que « l'astrologie ne cherche pas […] à maîtriser l’Histoire, mais à faire avec les astres. Il s’agit d’une croyance clignotante, caractéristique de la tonalité actuelle[44]. »

L'attribution à Élizabeth Teissier du titre de docteur en sociologie à l'issue de la soutenance « a créé une vive polémique au sein de la communauté [scientifique], et a conduit plusieurs sociologues à intervenir pour en remettre en cause la légitimité[45]. »

La thèse a immédiatement suscité de nombreuses critiques dans le milieu de la sociologie française, notamment celle publiée par Le Monde, de Christian Baudelot et Roger Establet le 17 avril 2001[46], et la pétition adressée, le 30 avril 2001, au président de l'université Paris-Descartes, et signée par 300 sociologues[47]. De nombreuses réactions critiques ont été publiées dans la presse quotidienne nationale[48], au côté de commentaires moins radicaux[49]. Au-delà de la sociologie, quatre prix Nobel français (Claude Cohen-Tannoudji, Jean-Marie Lehn, Jean Dausset et Pierre-Gilles de Gennes) ont également protesté contre le titre de « docteur » délivré à Élizabeth Teissier par le biais d'une lettre adressée à Jack Lang, ministre de l'éducation nationale à l'époque[50].

Les aspects scientifiques, philosophiques et sociologiques de la thèse ont été étudiés par un collectif de scientifiques, réunis à l'initiative de l'AFIS, et issus de plusieurs disciplines[51], dont des membres du Collège de France. La thèse a ainsi été analysée en détail par un groupe composé d'astrophysiciens et d'astronomes (Jean-Claude Pecker, Jean Audouze, Denis Savoie), par un groupe de sociologues (Bernard Lahire, Philippe Cibois et Dominique Desjeux), d'un philosophe (Jacques Bouveresse) et par des spécialistes des pseudo-sciences (Henri Broch et Jean-Paul Krivine)[52]. De cette analyse, il ressort que la thèse ne serait valide d'aucun point de vue, ni sociologique, ni astrophysique, ni épistémologique[53].

Dans un courriel daté du 23 avril 2001 adressé à de nombreux sociologues, Michel Maffesoli a reconnu que la thèse d'Élizabeth Teissier incluait quelques « dérapages » : « En toute honnêteté, lequel d'entre nous, directeur de thèse n'a pas laissé passer de tels "dérapages" ? […] Il ne faudrait pas que cette thèse serve de prétexte à un nouveau règlement de comptes contre une des diverses manières d’envisager la sociologie. […] Est-ce que cette thèse n'est pas un simple prétexte pour marginaliser un courant sociologique, et disons le crûment, pour faire une chasse à l'homme, en la matière contre moi-même [54]? »

À la suite de cette affaire, deux colloques ont été organisés pour discuter du contenu et de la validité de la thèse :

  • Une rencontre-débat intitulée « La thèse de sociologie, questions épistémologiques et usages après l'affaire Teissier » a été organisée à la Sorbonne le 12 mai 2001 par l'Association des sociologues enseignants du supérieur (ASES)[55]. Michel Maffesoli fut présent à cette rencontre[56] et assista aux contre-exposés de Christian Baudelot et de Lucien Karpik[57].
  • Un colloque intitulé « Raisons et sociétés » a été organisé à la Sorbonne le 18 décembre 2002 afin d'ouvrir une discussion sur le fond et de proposer une réponse théorique aux critiques. Un certain nombre d'intellectuels et de scientifiques se sont joints à cet événement, afin de porter le débat sur les enjeux scientifiques soulevés par la polémique. Parmi les invités, on trouvait notamment Edgar Morin, le physicien Jean-Marc Lévy-Leblond, l'anthropologue Mary Douglas, Paolo Fabbri, Franco Ferrarotti.

Cette controverse a parfois été caricaturée sous les traits d'une opposition entre positivisme et phénoménologie, or les critiques de Michel Maffesoli proviennent de ces deux programmes de recherche, bien que les critiques positivistes aient bénéficié d'une plus grande publicité[58].

En janvier 2010, Michel Maffesoli a déclaré :

« Je persiste et signe. Et c’est bien cela l’essentiel. Contre le dogmatisme de la pensée unique en sociologie, j’irritais par l’éclectisme des sujets de recherche et par le mode d’approche proposé. Un exemple parmi bien d’autres. Ayant, en un temps où cela n’était pas encore chic, favorisé la création du Groupe d’étude sur l’homosexualité, au sein du CEAQ, et suscité, de ce fait, des mémoires et thèses sur le sujet, je m’étais entendu dire, par un cher collègue, que je “faisais rentrer l’homosexualité à la Sorbonne”. Même reproche, vingt ans plus tard concernant l’astrologie ! En bref, dans la bonne tradition weberienne, tout fait social a vocation à devenir un fait sociologique[59]. »

En août 2012, questionné sur la polémique engendrée par l'affaire il y a dix ans, il a commenté :

« En trente ans d'enseignement à la Sorbonne, j'ai fait passer 170 thèses, dont trois sur l'astrologie. Je suis, en ce domaine comme en beaucoup d'autres, un mécréant absolu. Ma règle en sociologie est la suivante : un fait, s'il est social, devient un fait sociologique. Il est là, on le traite. 50 % des Français consultent leur horoscope, et il ne me paraît pas infamant qu'une personne directement impliquée dans le sujet en question en parle. Le tout est de savoir comment elle doit en parler. À l'encontre de l'idée dominante en France — traiter les faits sociaux comme des choses —, je pense qu'il est possible d'intégrer la subjectivité. [...] Autrement dit, il s'agissait d'analyser comment les médias se comportaient par rapport à l'astrologie, et non de faire l'apologie de celle-ci[60]. »

Nomination au conseil d'administration du CNRS[modifier | modifier le code]

En 2005, la nomination de Michel Maffesoli au conseil d'administration du Centre national de la recherche scientifique a provoqué un tollé dans la communauté scientifique[61]. Le décret du 5 octobre 2005 par laquelle cette nomination a pris lieu précisait que la nomination se justifiait « en raison de [sa] compétence scientifique et technologique »[62].

Une pétition intitulée « Un conseil d’administration du CNRS doublement inacceptable ! » a été lancée à la suite de cette nomination[63]. Les pétitionnaires protestaient à la fois contre le non-respect de la parité homme/femme et contre la nomination de Michel Maffesoli, jugée irrespectueuse de « la nécessité de la crédibilité scientifique du conseil d’administration ». La pétition remarquait ainsi : « […] il est pour le moins étonnant de voir nommer comme représentant des disciplines « Homme et Société » Michel Maffesoli, un universitaire bien connu pour ses prises de position anti-rationalistes et anti-scientifiques. Pourquoi nommer quelqu’un qui a suscité, il y a peu, la réprobation de l’ensemble de la communauté scientifique en commettant une grave faute : l’attribution du titre de docteur en sociologie à une astrologue, Elizabeth Teissier, dont la thèse faisait l’apologie de l’astrologie ? »[63]

La pétition a recueilli, d'octobre 2005 à février 2007, plus de 3 000 signatures. Parmi les premiers signataires figurent Christian Baudelot, Stéphane Beaud, François de Singly, Jean-Louis Fabiani, Bernard Lahire, Louis Pinto, Alain Trautmann, Loïc Wacquant et Florence Weber.

Nomination au Conseil national des universités[modifier | modifier le code]

Fin 2007, à l'occasion de la nomination, par le gouvernement, de Michel Maffesoli — et d'autres sociologues appartenant au même courant de recherche[évasif] — au Conseil national des universités (CNU), section 19 (sociologie, démographie), l'Association des sociologues enseignants du supérieur (ASES) et l'Association française de sociologie (AFS) ont protesté contre cette décision en publiant le communiqué suivant :

« La communauté des sociologues par le biais de ses institutions représentatives (AFS, ASES) déplore qu'un tiers des nominations effectuées par le ministère à la 19e section du CNU (sociologie, démographie) ait été employé au profit d'une seule école de pensée ; elle demande au CNU d'être particulièrement vigilant pour les qualifications et de s'assurer que les candidats aient fait la démonstration d'une maitrise du lien entre problématisation théorique et mise en oeuvre d'un corpus systématisé de données empiriques[64]. »

Après avoir proposé en 2002 de supprimer le CNU qu'il jugeait « superfétatoire »[65], Michel Maffesoli participe en 2009 aux travaux de la section 19 du CNU et notamment à l'auto-promotion controversée de ses propres membres.

Nomination à l’institut universitaire de France[modifier | modifier le code]

Michel Maffesoli fait partie des personnes nommées à l'institut universitaire de France par un arrêté pris par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, en août 2008[66]. Cet arrêté fut au centre d'une controverse sur la nomination de personnes non retenues par les jurys de l'Institut, situation qui concernait Michel Maffesoli en 2008 et qui lui valut différentes critiques, notamment celle de l'économiste Élie Cohen, alors président du jury, et qui déclara que Michel Maffesoli « n’aurait jamais été retenu par le jury même s’il y avait eu plus de places »[67].

Auto-promotion professionnelle au Conseil national des universités[modifier | modifier le code]

Suivant sa nomination controversée à la section 19 du Conseil national des universités (CNU), la promotion de Michel Maffesoli au rang de Professeur de classe exceptionnelle 2 par les membres de cette même section en juin 2009 a été vivement contestée par la communauté scientifique française, au même titre que celles de Gilles Ferréol et Patrick Tacussel, également membres de la section 19 du Conseil national des universités et promus au rang de Professeurs de classe exceptionnelle 1.

Cette controverse a soulevé d'autres questions sur la composition de cette section, au sein de laquelle le courant maffesolien de la sociologie française se trouve en nette sur-représentation[68]. Le sociologue Stéphane Beaud a pu ainsi faire remarquer :

« Le fait qu’il y ait un tiers de nommés a joué un rôle majeur dans [cette controverse] parce que le ministre a sciemment nommé massivement des sociologues (professeurs et MCF) qui appartiennent à un courant non seulement très marginal dans la discipline (le courant « maffesolien ») mais un courant aussi totalement discrédité aux yeux de la majorité des sociologues depuis l’« affaire Teissier »[69]. »

En juin 2002, à la suite de l'affaire « Elizabeth Teissier », Michel Maffesoli avait proposé de supprimer le CNU, en dénonçant le pouvoir de contrôle « du petit clan de ceux qui sont dans toutes les commissions sur tous les autres »[70]. En 2010, il a publié un essai contre les personnes ayant dénoncé les auto-promotions au CNU, dont la sienne[71]. Dans ce texte, Michel Maffesoli qualifie notamment les 633 signataires de la pétition protestant contre son auto-promotion[72] de « menu fretin » et de « bas clergé (…) tourmenté par la vérole »[73].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Logique de la domination, Paris, PUF, 1976.
  • avec Alain Pessin La Violence fondatrice, Paris, éd. Champ urbain, 1978[74].
  • La Violence totalitaire, Paris, PUF, 1979 ; rééd. 1994 La Violence totalitaire. Essai d’anthropologie politique, Paris, Méridiens–Klincksieck.
  • La Conquête du présent. Pour une sociologie de la vie quotidienne, Paris, PUF 1979.
  • « La dynamique sociale. La société conflictuelle », thèse d’État, Service des publications des thèses, Lille,1981.
  • L'Ombre de Dionysos, Le Livre de Poche, 1982, rééd. 1991.
  • Essai sur la violence banale et fondatrice, 1984, Paris, Librairie Méridiens–Klincksieck. Rééd. 2009, 2014, CNRS Éditions.
  • La Connaissance ordinaire. Précis de sociologie compréhensive, 1985, Paris, Librairie des Méridiens ; rééd. 2007, Paris, Klincksieck[75].
  • « La société est plusieurs » in Une anthropologie des turbulences, M. Maffesoli (sous la dir.), 1985, Berg International éditeurs, p. 175-180.
  • Le Temps des tribus, 1988 ; Le Livre de Poche, 1991[76],[77].
  • Au creux des apparences. Pour une éthique de l'esthétique, 1990, Paris, Plon ; rééd. 1993, Le Livre de Poche.
  • La Transfiguration du politique, La Table Ronde, 1992 ; Le Livre de Poche, 1995.
  • La Contemplation du monde, 1993, Le Livre de Poche, 1996.
  • Éloge de la raison sensible, Paris, Grasset, 1996.
  • Du nomadisme. Vagabondages initiatiques, Paris, Le Livre de Poche, 1997.
  • La Part du diable ; précis de subversion postmoderne, Flammarion, 2002, Paris[78].
  • L’Instant éternel. Le retour du tragique dans les sociétés postmodernes, Paris, La Table Ronde, 2003[79].
  • Le Voyage ou la conquête des mondes, Paris, éd. Dervy, coll. « Paroles retrouvées », 2003.
  • Notes sur la postmodernité : Le lieu fait lien, Editions du Félin, 2003.
  • Le Rythme de vie. Variation sur l’imaginaire post-moderne, Paris, éd. Table Ronde, coll. « Contretemps », 2004, 260 p. .
  • Pouvoir des hauts lieux , dans Pierre Delorme (dir.) La Ville autrement, Sainte-Foy, Presse de l’Université du Québec, 2005.
  • (sous la direction de Denis Jeffrey et Michel Maffesoli), La Sociologie compréhensive, Les Presses de l'Université Laval, 2006.
  • Le Réenchantement du monde. Morales, éthiques, déontologies, Paris, éd. Table Ronde, 2007.
  • Iconologies. Nos idol@tries postmodernes, Paris, Albin Michel, 2008.
  • Après la modernité ? La conquête du présent ; la violence totalitaire ; la logique de la domination, Paris, éd. du CNRS, coll. « Compendium », 2008.
  • La République des bons sentiments, éd. du Rocher, 2008.
  • « C’est au nom de la morale qu’on massacre les peuples » in Spectacle du Monde, entretien avec Richard Kitaeff, février 2008, p. 46-49.
  • Apocalypse, Paris, CNRS éditions, 2009.
  • Mutualisme financier, société de personnes et postmodernité (avec Marc Pouzet), CNRS, 2009.
  • Matrimonium : Petit traité d'écosophie, Paris, CNRS éditions, 2010[80].
  • Qui êtes-vous Michel Maffesoli ?, Paris, Bourin éditeur, 2010.
  • Le temps revient : Formes élémentaires de la postmodernité, Desclée de Brouwer, coll. "Des Paroles et des Hommes", 2010.
  • La Passion de l'ordinaire : miettes sociologiques., Paris, CNRS Éditions, « CNRS Sociologie », 2011.
  • La crise est dans nos têtes !, Paris, Jacob-Duvernet, 2011.
  • Sarkologies. Pourquoi tant de haine(s) ?, Paris, Albin Michel, 2011[81],[82],[83].
  • Homo eroticus. Des communions émotionnelles, Paris, CRNS Editions, coll. "Socio/Anthropo", 2012.
  • L’Homme postmoderne, avec Brice Perrier, Paris, Bourin éditeur, coll. "Société", 2012.
  • avec Hélène Strohl, Les nouveaux bien-pensants, Éditions du Moment, 2014.
  • Imaginaire et Postmodernité, Manucius, 2014.
  • L’ordre des choses : Penser la postmodernité, CNRS Éditions, 2014.
  • Le Trésor caché. Lettre ouverte aux francs-maçons et à quelques autres., Léo Scheer, 2015
Préfaces
  • Serge Labégorre : Le défi du regard, grande monographie, Casta Diva, 2002.
  • Stéphane Hampartzoumian, Effervescence techno : Ou la communauté trans(e)cendantale, L'Harmattan, 2004.
  • Béatrice Mabilon-Bonfils, L'invention de la violence scolaire, Erès, 2005.
  • Jérôme Dubois, La mise en scène du corps social : Contribution aux marges complémentaires des sociologies du théâtre et du corps, L'Harmattan, 2007.
  • Lionel Pourtau, Techno : Voyage au coeur des nouvelles communautés festives, CNRS, 2009.
  • Frédéric Vincent, Le voyage initiatique du corps : Vers une philosophie du lien, Editions Detrad aVs, 2009.
  • Antonio Rafele, La Métropole : Benjamin et Simmel, CNRS, coll. "CNRS Philosophie", 2010.
  • Slobodan Despot, Despotica : Modes d'emploi, 2010.
  • Stéphane Hugon, Circumnavigations : L'imaginaire du voyage dans l'expérience Internet, CNRS, 2010.
  • Gilbert Durand, La sortie du XXe siècle : Introduction à la mythologie, Figures mythiques et visages de l'oeuvre, L'âme tigrée, Un comte sous l'acacia : Joseph de Maistre, CNRS, 2010.
  • Thomas Jamet, Ren@issance mythologique : L'imaginaire et les mythes à l'ère digitale, 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Lab/Europe 1, “18 intellectuels et artistes signent une tribune pour défendre Nicolas Sarkozy”, 4 mai 2012. Le texte publié par "La France Forte" est encore disponible sur un blog militant.
  2. « J'essaie de "penser" ce qui est, et non ce que l'on aimerait qui soit, ou ce qui pourrait être. C'est ainsi que je n'ai pas appuyé, mais tenté de comprendre la position de Sarkozy et notamment le retentissement qu’elle avait auprès de l’opinion publique (et non de "l'opinion publiée"). » Entretien par Emmanuel Tugny, publié sur son blog (désormais supprimé) le 28 août 2012.
  3. D'après Fabien Bertrand dans sa thèse de doctorat Regards croisés sur la franc-maçonnerie : profanes, initiés, représentations et intersubjectivités, soutenue en 2009 à l'Université de Bordeaux : "à partir des travaux produits par Bruno Étienne et par Michel Maffesoli, il nous a été donné d’aborder le phénomène maçonnique respectivement sous les angles anthropologiques pour le premier et sociologiques pour le second. (…). Le fait que les deux auteurs soient en outre membre de la Confrérie maçonnique est du plus grand intérêt, le regard scientifique conjugué au point de vue de l’intérieur de la société maçonnique conférant à ces travaux une garantie quant à leur pertinence. (...) La portée scientifique des travaux de Bruno Étienne et de Michel Maffesoli mérite en effet d’être relativisée sur certains points. Cette « double casquette » de chercheur et de franc-maçon amène en effet une certaine confusion auprès du lecteur qui ignore par conséquent en parcourant ces ouvrages à quels moments le discours produit relève du regard de l’anthropologue/sociologue ou de celui du franc-maçon." (p.15)
  4. « Le trésor caché de Michel Maffesoli », Hiram.be. Le blog maçonnique, 13 mars 2015.
  5. Alfred Schütz, « Le stock de connaissance disponible » in Le Chercheur et le quotidien, Collected Papers, Paris, 1987.
  6. Gaston Bachelard, La Poétique de l'espace, PUF, Paris, 1961.
  7. Michel Maffesoli, La Connaissance ordinaire - Précis de sociologie compréhensive, 1985, Paris, Librairie des Méridiens ; rééd. 2007, Paris, Klincksieck.
  8. Michel Maffesoli, La Contemplation du monde, 1993, rééd. Le Livre de Poche, 1996.
  9. Alexis Mombelet, Les « éclats de religion » de la musique metal. Pour une compréhension sociologique du fait social metal, 10 mai 2006 ; Anne Petiau, Une « communication musicale ». Une étude de la pratique collective de la musique techno, à partir d'Alfred Schütz, 24 mars 2007.
  10. André Lémos, Cyberculture, Thèse soutenue à l'Université Paris-Descartes, CEAQ, Paris, 1994.
  11. Éd. Le Livre de Poche, [1988] 1991.
  12. Bernard Cova, Au-delà du marché : quand le lien importe plus que le bien, L'Harmattan, 2004.
  13. Au creux des apparences. Pour une éthique de l'esthétique, 1990, Paris, La petite vermillon, réed. 2007, p. 105
  14. Vers un « Formisme » sociologique.
  15. Ibid, p. 11.
  16. Sur les rapports étroits et ambiguës qu'entretiennent les pensées de Baudrillard et Maffesoli, lire le compte-rendu Jean Baudrillard, Michel Maffesoli : les ennemis fraternels de l'Invitation à l'imaginaire du 13 mai 2004 [1]
  17. Bauman Zygmunt, La vie en miettes. Expérience postmoderne et moralité, Paris, Hachette, 2003, pp. 172 et 314.
  18. Voir l'article « La mode comme rythme de la vie sociale. Un regard mafffesolien. » in Dérives autour de l’œuvre de Michel Maffesoli, CNRS Éditions, 2011.
  19. Intervention durant le colloque Ecosofia, São Paulo, 26 et 27 avril 2011, organisé par ATOPOS - USP avec la présence de Michel Maffesoli, Derrick de Kerckhove, Massimo Di Felice, José Eli da Veiga
  20. Certains d'entre eux[Qui ?] ont participé au colloque « Raisons et Sociétés », organisé par le CEAQ le 18 décembre 2002 en réaction aux critiques suscitées par la soutenance de thèse d'Élizabeth Teissier (cf. infra.).
  21. Serge Paugam, La Pratique de la sociologie, Paris, PUF, 2008, p. 117 ; cf. également Gérald Houdeville, Le Métier de sociologue en France depuis 1945. Renaissance d'une discipline, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 261-302 (ch. 7, « La Sociologie mise en cause »), et Bernard Lahire, « Une astrologue sur la planète des sociologues ou comment devenir docteur en sociologie sans posséder le métier de sociologue ? », in L’Esprit sociologique, Paris, La Découverte, 2007, p.  351-387.
  22. Joffre Dumazedier, « Maffesoli Michel, La connaissance ordinaire : précis de sociologie compréhensive », in Revue française de sociologie, 1987, vol. 28, n° 1, p.  184-187. [lire en ligne]
  23. Jean-René Tréanton, « Maffesoli Michel, La connaissance ordinaire : précis de sociologie compréhensive », Revue française de sociologie, 1987, vol. 28, n° 1, p.  187-191. [lire en ligne]
  24. (en) David Evans, « Michel Maffesoli's Sociology of Modernity and Postmodernity: An Introduction and Critical Assessment », Sociological Review, vol. 45, n°2, pp. 220-243, 1997.
  25. (en) Cf. le compte-rendu de Jason Ryan MacLean dans la revue Critical Sociology, vol. 26, n°12, p. 166-170, 2000 : « Maffesoli attempts to hide behind a thin veneer of scholarly objectivity, but his own political predilections shine through nonetheless. But more problematic than this patent inconsistency is Maffesoli’s failure to be self-reflexive in a manner that might have helped him better understand how his own social and political position informs his reading of the “signs of the times" (…) Of course, the idea that one can, from the lofty perch afforded by the Sorbonne, capture and capitulate our “epoch” is on its face absurd. (Armchair sociology is not an unfair characterization of Maffesoli’s approach to social analysis.) »
  26. Laurent Tessier, « Musiques et fêtes techno : l’exception franco-britannique des free parties », Revue française de sociologie, vol. 44, n°1, p. 86 (soulignements de l'auteur).
  27. Laurent Mucchielli, « La sarko-astro-pseudo-sociologie de Michel Maffesoli », Lectures, Les notes critiques, 2011.
  28. Frédéric Martel, J'aime pas le Sarkozysme culturel, Flammarion, 2012, 232 p. (ISBN 978-2081276932) p. 109.
  29. Quand France Inter invite Michel Maffesoli, expert en apéritifs, Acrimed, 28 juillet 2010.
  30. Michel Maffesoli, « expert » sociologique de pacotille, Acrimed, 27 mars 2015.
  31. « Le maffesolisme, une « sociologie » en roue libre. Démonstration par l’absurde », 7 mars 2015.
  32. http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=SOC_126_0115
  33. Sylvestre Huet, « Michel Maffesoli visé par un canular », blog {Sciences²}, 10 mars 2015.
  34. Baptiste Coulmont, « L’Autolib’, révélatrice de la sociologie postmoderne », sur Le Monde,‎ 9 mars 2015
  35. Benoît Floc'h, « Deux sociologues piègent une revue pour dénoncer la « junk science » », sur Le Monde,‎ 10 mars 2015
  36. Olivier Monod, « Édition scientifique : Maffesoli piégé par un faux article », sur EducsPro.fr,‎ 10 mars 2015
  37. Benoît Floc'h, « Deux sociologues piègent une revue pour dénoncer la "junk science" », Le Monde, 10 mars 2015.
  38. « Et Michel Maffesoli voulut réinventer la sociologie... seul contre tous », tempsreel.nouvelobs.com, 21 mars 2015.
  39. Benoît Floc'h, « Victime d’un canular, Michel Maffesoli dénonce un « règlement de comptes » entre sociologues », sur Lemonde.fr, Le Monde,‎ 18 mars 2016 (consulté le 19 mars 2015).
  40. « Candidatures au fauteuil de M. Claude Lévi-Strauss (F29) »,‎ 26/05/2011 (consulté le 11/03/2015)
  41. « Élection de M. Amin Maalouf (F29) date=23/06/2011 » (consulté le 11/03/2015)
  42. David Caviglioli, « Académie française: Amin Maalouf succède à Lévi-Strauss », sur http://bibliobs.nouvelobs.com,‎ 23/06/2011 (consulté le 24/06/2011)
  43. Pour un historique complet, cf. Daniel Filâtre, « Affaire Teissier : historique », Lettre de l'ASES, 30 décembre 2001.
  44. « Quelle philosophie pour notre temps ? Le retour du tragique », colloque à Menton, op. cit..
  45. Serge Paugam, La Pratique de la sociologie, Paris, PUF, 2008, p. 117 ; cf. également Gérald Houdeville, Le Métier de sociologue en France depuis 1945. Renaissance d'une discipline, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, pp. 261-302 (ch. 7, « La sociologie mise en cause »), et Bernard Lahire, « Une astrologue sur la planète des sociologues ou comment devenir docteur en sociologie sans posséder le métier de sociologue ? », in L'Esprit sociologique, Paris, La Découverte, 2007, pp. 351-387.
  46. Cf. Christian Baudelot, Roger Establet, « La sociologie sous une mauvaise étoile », Le Monde, 17 avril 2001.
  47. Cf. le texte et la liste des signatures de la pétition, ainsi que Daniel Filâtre, « Affaire Teissier : historique », op. cit.. L'auteur précise que le texte final a recueilli plus de 400 signatures.
  48. Cf. par exemple Alain Bourdin, « La sociologie, l'antithèse de Teissier », Libération, 19 avril 2001, et les articles reproduits dans la revue de presse de l'AFIS : partie 1, partie 2, partie 3, partie 4.
  49. Cf. par exemple Alain Touraine, « De quoi Élizabeth Teissier est-elle coupable ? », Le Monde, 22 mai 2001.
  50. Hervé Morin, « La thèse d'Elizabeth Teissier ravive la fracture au sein de la sociologie », Le Monde, 4 mai 2001.
  51. Bernard Lahire, Philippe Cibois, Dominique Desjeux, Jean Audouze, Henri Broch, Jean-Paul Krivine, Jean-Claude Pecker et Jacques Bouveresse, « Analyse de la thèse de Madame Elizabeth Teissier », avril 2001.
  52. Cf. également l'analyse d'Henri Broch, 2001 ; « Analyse de la thèse de Madame Elizabeth Teissier », 6 août 2001.
  53. Bernard Lahire, Philippe Cibois, Dominique Desjeux, Jean Audouze, Henri Broch, Jean-Paul Krivine, Jean-Claude Pecker et Jacques Bouveresse, « Analyse de la thèse de Madame Elizabeth Teissier »,‎ 6 août 2001 (consulté le 6 janvier 2008)
  54. Bernard Lahire, « Comment devenir docteur en sociologie sans posséder le métier de sociologue ? », Revue européenne de sciences sociales, vol. XL, n°122, pp. 42-65, 2002.
  55. Hervé Morin, « La sociologie au miroir de la thèse d'Elizabeth Teissier », Le Monde, 15 mai 2001.
  56. Michel Maffesoli apparaît en bas à droite d'une photographie disponible sur le site de Philippe Cibois.
  57. D. Filâtre, « Affaire Teissier : historique », op. cit..
  58. À titre d'exemple de critique provenant du courant phénoménologique en sociologie, celle de Pierre Tripier, intitulée « Le hasard, la publicité et la sociologie ou Pitié pour Husserl ! » (4 mai 2001), observait ironiquement : « J'admire le courage de M. Maffesoli car je suppose qu'il est suffisamment bon tacticien pour savoir que ce qui lui ouvrirait les portes de la renommée médiatique lui sculpterait en même temps l'image sublime du bouc émissaire. Et, s'il est dans la disposition d'esprit que je suppose, c'est au volume de vente de ses livres (c'est pas cher, c'est nouveau, mais c'est abondant) qu'il mesurera les résultats de son action. »
  59. Dans Notes sur la grippe “cochonne”. 1er janvier 2010.
  60. Entretien pour L'Express, août 2012.
  61. Association Française pour l'Information Scientifique, Le directeur de thèse d’Elizabeth Teissier nommé administrateur du CNRS, 9 novembre 2005
  62. Décret du 5 octobre 2005 portant nomination au conseil d'administration du Centre national de la recherche scientifique.
  63. a et b « Un conseil d’administration du CNRS doublement inacceptable ! », liens-socio, 19 octobre 2005.
  64. Source : AFS, Feuille d'Info Rapide, 3 décembre 2007.
  65. Quelques considérations sur la grippe aviaire" avril-juin 2002.
  66. Sylvestre Huet, « Mauvais thème astral à l'Université », Libération, 6 octobre 2008 ; pour l'article et ses compléments, cf. Sylvestre Huet, « Affaire Maffesoli et Institut Universitaire de France, l'astrologie à l'origine », blog {Sciences²}, 6 octobre 2008.
  67. Sylvestre Huet, « L’économiste Elie Cohen "scandalisé" », Libération, 27 octobre 2008.
  68. Voir notamment Sylvestre Huet, « Sociologie : une nouvelle affaire Maffesoli ? », 23 juin 2009, et la composition de la section 19 du CNU.
  69. Intervention de Stéphane Beaud, séminaire « Politiques des sciences » du 16 décembre 2009.
  70. Michel Maffesoli, « Quelques considérations sur la grippe aviaire », m@gm@, avril-juin 2002.
  71. Michel Maffesoli, « Notes sur la grippe « cochonne » », janvier-février 2010 ; document archivé sur le blog de Pierre Dubois.
  72. « CNU 19 : appel du 16 octobre 2009 », pétition lancée par l'AFS, l'ASES, le Snesup, le Sgen-CFDT et QSF.
  73. Michel Maffesoli, Notes sur la grippe « cochonne », p. 9
  74. Archives des sciences sociales des religions. 1980, vol. 50 Compte-rendu du livre La Violence fondatrice (avec Alain Pessin), par Isambert François-André.
  75. Revue française de sociologie. 1987, vol. 28 Compte-rendu du livre La connaissance ordinaire : précis de sociologie compréhensive, par Joffre Dumazedier et Jean-René Tréanton.
  76. Archives des sciences sociales des religions. 1988, vol. 66 Compte-rendu du livre Le temps des tribus, le déclin de l'individualisme dans les sociétés de masse, par Françoise Champion.
  77. Communication et langages. 1988, vol. 76 Compte-rendu du livre Le temps des tribus, le déclin de l'individualisme dans les sociétés de masse, par Anne-Marie Laulan.
  78. Sociétés. 2002, vol. 4. "Morphologie du mal" Compte-rendu du livre La part du diable, précis de subversion postmoderne, par Panagiotis Christias.
  79. Esprit critique. 2000, vol.02 Compte-rendu du livre L'instant éternel, le retour du tragique dans les sociétés post modernes, par Georges Bertin.
  80. "L'écosophie" Compte-rendu du livre Matrimonium par Laurent Lemire.
  81. "La sarko-astro-pseudo-sociologie de Michel Maffesoli" Compte-rendu du livre Sarkologies. Pourquoi tant de haine(s) ?, par Laurent Mucchielli.
  82. "De quoi l'antisarkozysme est-il le nom ?" Compte-rendu du livre Sarkologies. Pourquoi tant de haine(s) ?, par Christophe de Voogd.
  83. "Le Clerc et le polisson" Lecture du livre Sarkologies. Pourquoi tant de haine(s) ?, par Emmanuel Tugny.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Strohl, Dérive autour de l’œuvre de Michel Maffesoli, Paris, L'Harmattan,‎ 2004, 299 p. (ISBN 2-7475-7302-8)
  • (de) T. Keller, Französische Soziologie der Gegenwart : Ein französischer Lebenssoziologe : Michel Maffesoli, Konstanz, UVK Verlag,‎ 2004, 492 p.
  • R. Keller, Michel Maffesoli: eine Einführung, Konstanz, UVK Verlag, 2006.
  • S. Curti et L. F. Clemente, Michel Maffesoli. Reliance. Itinerari tra modernità e postmodernità, Mimesis, Milano, 2007.
  • S. Curti, La zone d'ombra. Vita quotidiana e disordine in Michel Maffesoli, Ombre Corte, Verona, 2007.
  • F. Antonelli, Caos e postmodernità. Un'analisi a partire dalla sociologia di Michel Maffesoli, Philos, Roma, 2007.
  • P. Le Quéau, L'homme en clair-obscur. Lecture de Michel Maffesoli, Les Presses de l'Université de Laval, 2007.
  • S. Leonzi (sous la direction de), Michel Maffesoli. Fenomenologie dell'immaginario, Armando, Roma, 2009.
  • M. Tyldesley, The Thought of Sorbonne professor Michel Maffesoli. Sociologiste of postmodernity, The Edwin Mellen Press, 2010.
  • F. D'Andrea, Un mondo a spirale. Riflessioni a partire da Michel Maffesoli, Bevivino, Milano, 2011.
  • Collectif, Dérives autour de l'oeuvre de Michel Maffesoli, Introduction de Gilbert Durand, CNRS éditions, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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