Michel Lalande

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Michel Lalande

Naissance (60 ans)
Sancerre
Nationalité Française
Pays de résidence France
Profession
Haut fonctionnaire
Formation
Distinctions

Michel Lalande, né le à Sancerre dans le Cher, est un haut fonctionnaire français, préfet de région placé en position de service détaché comme secrétaire général du ministère de l'intérieur en juin 2014. Le 5 janvier 2015, il est nommé préfet hors cadre (hors classe) et prend les fonctions de directeur du cabinet du Ministre de l’Intérieur.

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Michel André Lalande est né le 8 janvier 1955 à Sancerre. Son père était ouvrier d’État et sa mère cuisinière. Marié en 1984, il a trois enfants[1]. Après des études secondaires à Gien, il obtient une maîtrise en droit à la faculté de droit d'Orléans, puis un diplôme d'administration publique à l'institut régional d'administration de Lille[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Michel Lalande débute sa carrière dans l'administration des PTT en 1975, puis au secrétariat des Postes et Télécommunications de 1977 à 1980. Remarqué, il intègre l’École nationale d'administration dont il suit les cours au sein de la promotion « Solidarité » de 1981 à 1983.

Il occupe différents postes d'administrateur civil, de 1983 à 1996.

Nommé sous-préfet en 1996 et préfet en 2004. Il est directeur du cabinet du préfet de police de Paris de 2003 à 2005 puis secrétaire général de la préfecture de Paris.

En avril 2008, il est préfet de Saône-et-Loire puis à partir du 20 janvier 2010, préfet de La Réunion. Le 27 août 2012, il est nommé préfet du Calvados, préfet de la région Basse-Normandie[2].

À partir du 16 juin 2014, il est secrétaire général du ministère de l'intérieur et, en outre, haut fonctionnaire de défense de ce même ministère [Décret du 12 juin 2014 paru au JORF n°0135 du 13 juin 2014].

Le 5 janvier 2015, il est nommé préfet hors cadre (hors classe) en conseil des ministres, et prend les fonctions de directeur du cabinet du Ministre de l’Intérieur.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Michel Lalande se déclare « un préfet authentiquement républicain, un préfet d'écoute, de contact et de dialogue, mais aussi un préfet d'action », « Je n'aime pas les bureaux. Le terrain, c'est notre raison d'être. »[3].

Lorsqu'il était préfet de La Réunion, Michel Lalande a dû faire face à une accusation de discrimination liée au favoritisme[4]. Compte tenu de la situation particulière de l'île face aux risques naturels, Michel Lalande a porté un effort particulier sur ce sujet en s'associant au conseil général pour organiser les premières assises régionales des risques naturels[5]. Après avoir pris la décision de « chasser le requin » face au risque requins aux abords des côtes réunionnaises, il s'attire les foudres des protecteurs de la nature[6]. Il a laissé brûler 3 000 hectares dans l'incendie du Maïdo dans le cœur du parc national de la Réunion. Face à la polémique sur la venue du dash8 de la sécurité civile, il a déclaré : "C'est la main de l'homme qui éteindra le feu"[7] jusqu'à ce que le ministère de l’intérieur[8] le désavoue en prenant la décision à sa place.

Pour faire face aux difficultés d'organisation de la commande publique subies localement depuis de nombreuses années, Michel Lalande innove en créant le « Conseil supérieur de la commande publique », une première en France[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Michel Lalande a été nommé en 1996 chevalier de l'ordre national du Mérite[10], chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 2002[11] et promu officier en 2011[12].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notice « Lalande, Michel, André » (né en 1955), page 1257 in Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 44e édition pour 2013 éditée en 2012, 2371 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-053-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]