Michel Kikoine

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Mikhaïl (dit Michel) Kikoïne, né le 31 mai 1892 à Gomel en Biélorussie et décédé le 4 novembre 1968 à Cannes dans son atelier, est un peintre français, membre de l'École de Paris (années 1920-1930).

En 1905, il fréquente un atelier à Minsk où il fait la connaissance de Chaïm Soutine, puis en 1912 il étudie à l'école des Beaux-Arts de Vilnius et s'installe à Paris où il étudie dans l'atelier de Fernand Cormon, ses amis sont Soutine, Krémègne. Sa première exposition particulière a lieu en 1919, à la Galerie Chéron. Il est remarqué lors de cette première exposition par le docteur Montlaur, critique d'art influent de l'époque et déjà collectionneur. Mr Descaves lui achète une dizaine d'œuvres. Soutine lui fait alors découvrir Céret et sa lumière dans les années 1922-1923 mais finalement c'est à Annay-sur-Serein, dans l'Yonne qu'il s'installe. Il est naturalisé français en 1924. Il rencontre des marchands grâce à Modigliani. La femme est un sujet d'élection pour Kikoine, son œuvre fusionne plusieurs tendances du moment, expressionniste et fauve par l'intensité de ses couleurs et l'expressivité de sa pâte, il est influencé par Bonnard et surtout par son ami Soutine. Dans les années 1920 il travaille en Bourgogne et dans les environs de Paris. Pendant la guerre, il rejoint son fils Yankel à Toulouse et participe avec lui au groupe Le Chariot. Dans les années 1950, il visite l'Espagne, l'Italie et Israël. Il s'intéresse à la lithographie en couleurs : son recueil Enfants d'Israël paraît en 1953. Durant les dix dernières années de sa vie il séjourne fréquemment au bord de la Méditerranée, à La Garoupe chez sa fille et produit des marines.

De sa peinture on peut dire qu'elle reflète son éducation juive, on y retrouve le souvenir de ces visages toujours pâles et penchés sur la lecture du Talmud, son grand-père était rabbin, mais les voyages en Palestine signifieront un enrichissement de sa palette comme pour Emmanuel Mané-Katz ou Pinchus Krémègne et l'atténuation du gris initial. Si Soutine crie la misère et le désespoir, Kikoine d'un naturel heureux, traduit son amour de la vie dans tout ce qu'il peint, son réalisme se traduit avec charme et non par l'angoisse. Il s'inspire du monde qui l'entoure avec une palette riche de couleurs et d'émotions afin de dédramatiser le monde.




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