Michel Conte

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Michel Conte au piano lors d’un concert privé en 1964.

Michel Conte (). Né Seunes à Villeneuve-sur-lot en Gascogne le , il a vécu depuis 1955 au Québec où il a poursuivi une carrière multiple de chorégraphe pour la télévision et la scène, d’auteur-compositeur, d’interprète et de metteur en scène tant d’opéras et d’opérettes que de comédies musicales. Michel Conte s’est éteint le 5 janvier 2008[1].

« Ma famille, originaire de Gascogne — j’ai été baptisé avec du vin rouge et une gousse d’ail — possédait une petite villa à quelques kilomètres de Bayonne et c’était là que nous passions les deux mois d’été chaque année, dans cette bourgade de Capbreton, le seul paradis que j’ai connu durant ma jeunesse, paradis qui devint vite l’enfer de mon adolescence et qui fut peut-être à l’origine de ce désir violent de quitter la France à tout jamais. »

Michel Conte — Nu… comme dans nuages[2]

Parcours français de l’artiste[modifier | modifier le code]

Michel Seunes est né d’un père qui fut membre de la résistance dans son coin de pays pendant la Seconde Guerre mondiale. Michel a une sœur. Famille issue de paysans. La mère de Michel, une artiste frustrée d’une carrière, l’a incité dès le jeune âge à se vouer à la musique.

De sa Gascogne natale on le retrouve à Paris, en 1945 à l’âge de treize ans pour y étudier le piano et la composition au Conservatoire de Paris puisqu’il en avait le talent et par goût d’échapper à sa famille. Après une dispense il obtient à quinze ans la première partie du BAC mais ne pourra terminer ses études à cause de la tuberculose et de la leucémie dont il est atteint, et qui l’obligent à interrompre ses études musicales après l’obtention d’un deuxième prix de piano à dix-sept ans et après avoir suivi des cours d’orchestration avec Elsa Barraine.

Les rouages de la destinée le mènent vers des cours de danse chez Gina Bartissol à Biarritz. Il entre dans le corps de ballet de l’Opéra de Strasbourg, à dix-neuf ans, à temps pour la saison d’été au grand Théâtre de Vichy, en 1951. De Vichy il migre vers Bordeaux où il rencontre Annie Fiedler, première danseuse allemande de la troupe de la ville. Puis c’est le Casino de Paris avec Jeannine Monin. Dans Les Évangiles, un essai qu’il écrit, il exploitera sa relation amoureuse avec elle.

Après ce retour à Paris, il rencontre Paul Vervisch, un critique de danse qui le fait évoluer dans le milieu artistique de l'époque. Au début de la vingtaine, il rencontre Cocteau après un rêve prémonitoire au cours de la nuit précédente. Il est présenté dans le salon de la vicomtesse de Noailles ou règne Leonor Fini autour de 1952.

Il rencontre un Charles Trenet qui l’encourage en 1954. Suivent des cours d’orchestration donnés par Maurice Thiriet. Il croise Raoul Jobin à la Maison du Québec à Paris la même année. Autre tournée des salons parisiens où Conte, un habitué, est mis en présence du Prince Alexandre Volynski avec lequel il se lie d’amitié et plus. L’auteur de Nu… comme dans nuages le décrit comme un excellent conteur qui lui fait vivre l’exil des grandes familles nobles à Paris pour fuir la révolution. Chez « Chura », il rencontre le Prince Youssoupof qui lui raconte comment il fut utilisé pour attirer le moine Raspoutine dans un piège afin de le tuer.

Il travaille à l’âge de vingt-deux ans avec Jean Guélis qui dirige la compagnie des Ballets Parisiens et devient le partenaire et l’amant de Geneviève Kergrist, qui venait de quitter l’Opéra Comique. C’est à ce moment qu’il réalise sa première chorégraphie en mettant des pas sur cet Adagio d’Albinoni qui vient d’être dépoussiéré.

C’est l’époque également de son service militaire comme météorologue. Après quoi il s’embarque sur le navire Homéric au départ du Havre, en 1955.

Son nom de scène[modifier | modifier le code]

Lors de son inscription à l’âge de dix-neuf ans au Ballet de Strasbourg, il adopte le nom de « Conte », un nom qu’il emprunte à la comédienne française Louise Conte, « pensionnaire du Théâtre Français »[3], admirée dans Bérénice et Phèdre. Il détestait apparemment son nom qu’il cessa dès lors de porter et se fit partout connaître par la suite comme « Michel Conte », sauf à l’armée bien sûr et plus tard pour de possibles raisons de droits d’auteur[4].

Le chorégraphe[modifier | modifier le code]

Il débarqua au Québec en octobre 1955 au moment où naissait la télévision à laquelle il imprimera sa marque en signant des chorégraphies innovantes qui prennent en compte le vocabulaire visuel du nouveau médium. Les caméras deviennent des partenaires avec lesquelles il faut danser lorsqu’elles s’allument au rouge. Les danseurs, dont il est, ne sont plus vus d’un seul point de vue comme à la scène mais dans des plans-séquences qu’il faut accommoder. Il met ainsi en place des ballets classiques présentés par Henri Bergeron à L’Heure du Concert et se charge aussi de composer les fonds scéniques de l’émission de music-hall du dimanche aux heures de grand auditoire. Ces numéros de danse accompagnent une chanteuse populaire, ou sont montés en direct afin de servir de liens entre les segments du magicien et de l’acrobate ou celui d'artiste connue telle Petula Clark avec une version française de Downtown, au moment même où la chanson commençait à se positionner favorablement dans les palmarès britanniques. On pensera à Music-Hall, une émission de Radio-Canada, diffusée en noir et blanc de 1955 à 1960 et animée par Michelle Tisseyre[5] et à Pleins Feux, une émission de variétés animée par Monique Leyrac dont la diffusion commence en octobre 1964.

Il chorégraphie plusieurs ballets présentés à la télévision ou écrit de la musique qui sera utilisée par les grandes troupes de ballet canadiennes[6]. Il mettra en scène plusieurs opéras, opérettes et comédies musicales, tant à la télévision que sur les planches.

Michel Conte est auteur de musique de ballet dont Un et un font deux créé par le Ballet Royal de Winnipeg en 1961 et Cantique des cantiques chorégraphié par Fernand Nault des Grands Ballets canadiens et créé lors du « Festival Expo-Théâtre » en 1974[7]. Parmi ses innombrables créations chorégraphiques pour la télévision, on peut citer Le Porte-rêve de Clermont Pépin en 1958[8]. Le chorégraphe et danseur devient donc en quelques années une référence incontournable de la télévision canadienne en matière de danse et il influence directement le milieu en dehors de la télévision. Madame Chiriaeff, la fondatrice des GBC, travaillait en même temps que lui à la télévision d’État et le noyau de la troupe à laquelle elle fit voir le jour était présent au sein du groupe de danseurs classiques de l’institution.

La troupe des émissions de variétés de la télé d’État faisait quant à elle dans le ballet-jazz auquel Conte s’était frôlé lors d’un bref passage préalable dans la troupe de danse d’un des studios de télévision newyorkais. Bref mais suffisant pour constater les contraintes, les méthodes de production et le rythme de la tv en direct, telle qu’elle se pratiquait dans les années cinquante, en noir et blanc, sous des éclairages exténuants mais avec de multiples caméras permettant autant de points de vue et un rythme de montage qui peut être modulé directement sous les yeux du téléspectateur. Son expérience au Casino de Paris le servait également bien dans ce genre de prestation. Des prestations en justaucorps et en haut-de-chausses ajustés qui se virent au début quasi frappées d’interdit épiscopal, à la suite de protestations certaines, nombreuses et véhémentes de la part d’un public large peu habitué au ballet.

Mandat du Conseil des Arts[modifier | modifier le code]

En 1966 il est en tournée européenne de six mois dans les grandes maisons d’opéra au nom du Conseil des Arts du Canada, pour y étudier la mise en scène particulière à cet art et ses techniques de production.

L’auteur-compositeur[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1960, il entreprendra une carrière d’auteur-compositeur et sera dès lors interprété tout d'abord par Lucille Dumont[1] puis entre autres par Renée Claude (Shippagan, Viens faire un tour chez moi), Monique Leyrac, Suzanne Stevens (Celui qui ne sait pas aimer, L'amour ne s'en va pas) ou Julie Arel (Kamouraska) et plusieurs autres par la suite. Julie Arel se vit décerner le premier prix au Festival d’Athènes de la chanson avec Kamouraska en 1973[9].

L’interprète[modifier | modifier le code]

En 1966, il enregistre Michel Conte chante Conte, sous étiquette Columbia. Certaines chansons de l’album seront reprises encore aujourd’hui par d’autres interprètes, comme la chanteuse de jazz Sonia Johnson l’a fait en 2005[10]. Le disque Michel Conte chante une histoire d’amour[11] est enregistré à Paris, sous étiquette Columbia, en 1967.

Voir aussi la discographie de Michel Conte.

Tragédie musicale[modifier | modifier le code]

En 1968, Michel Conte écrit, avec Robert Gauthier, et met en scène Monica la mitraille, une comédie musicale basée sur des faits vécus, ce qui lui vaut, ainsi qu’à l’artiste tenant le rôle titre, des démêlés avec la famille de la criminelle[12] décédée qui se résolvent par un intéressement de la parenté dans les fruits du spectacle.

L’œuvre raconte de manière romancée la vie tumultueuse de Monica Proietti, dite « Monica la mitraille », une criminelle notoire braqueuse de banques qui sévit à Montréal à la fin des années cinquante et durant les années soixante et culmine sur sa fin tragique en 1967, année de l’Exposition universelle de Montréal, lors du braquage raté d’une banque où elle est abattue par balles.

Distribution de Monica la mitraille
Monica Denyse Filiatrault
James Philippe Arnaud
Thérèse Andrée Boucher
Rosaire Gilbert Chénier
Laurent Jean Perraud
Tony Yvon Thiboutot
Stie Jean-Louis Millette
La mère Juliette Pétrie
Bouboule Michel Boudot
Danseuse/cliente Barbara Boudot
Une caissière Véronique Le Flaguais
Ti-Cul Michel Martin
Tutut Normand Morin
Policier/client Gilles Renaud
Policier/client Paul Renaud

Les titres des chansons de Monica la mitraille sont visibles dans la Discographie
sous « Titres détaillés des albums ».

Aimons-nous les uns les autres, le spectacle[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, à la suite de l’enregistrement sur disque de Aimons-nous les uns les autres[13], l’artiste accomplit une tournée promotionnelle avec quatre musiciens et une équipe technique d’éclairage, de sonorisation et de transport. Cette tournée radiante, avec retour à Montréal après chaque spectacle a ceci de particulier qu’elle s’effectue dans des églises du Québec, celles dont les curés ont eu l’audace de l’accueillir. Les chansons de ce récital portent en effet le message évangélique des chrétiens tel que vu par l’auteur. Le spectacle est défendu par un membre de l’archevêché de Montréal, Jean-Guy Dubuc. Certains curés refusèrent carrément la présentation du spectacle, vu « sa teneur diabolique » selon eux, d’autres l’accueillirent avec enthousiasme. Jésus y est dépeint comme un motard révolutionnaire, barbu et contemporain qui clame haut et fort son message d’amour altruiste. L’auteur, à travers les diverses chansons, reprend des paraboles, adapte certains récits et mène à une apothéose qui livre le message fondamental du prophète. Michel Conte n’était pas encore rosicrucien.

C’était la période des cafetans de l’artiste et des cafetans en général. Il se présente dans le saint des saints des églises dans des tenues d’inspiration moyen-orientale dessinées par le couturier montréalais Jacques de Montjoye, un sari indien ou un costume blanc crème. On n’avait d’ailleurs pas prévenu Conte que les vêtements blancs n’étaient pas de mise pour l’enregistrement d’une émission de promotion mise en boîte au Centre international de la Radiotélévision et qui tourna presque au désastre[14]. La seconde partie de l’enregistrement se déroula sans anicroche, le costume violet en soie avec de forts reflets et des parements dorés ne posant d’autre problème qu’un ajustement d’éclairage.

Cette épuisante tournée, sur une période de deux ans, le conduit aussi bien à Gaspé qu’à Jonquière, en Mauricie, dans les Laurentides ou en Estrie, à Trois-Rivières ou à Montréal et sa couronne et même Paris. Le spectacle connaît un succès mitigé, est boudé par la critique au Québec et vire aux émeutes à Paris. La tournée française prévue en région doit être annulée après un premier spectacle à l’église Saint-Roch qui provoque de violentes réactions.

On sait que de retour à Montréal à la suite de cet échec, il a eu une école de danse avec un associé, Tom Scott, « Le Studio d’expression corporelle », dans un local prêté par le curé de l’église Saint-Jacques, école qui se déplacera ensuite sur la rue Marianne, dans une église désaffectée. C’est alors que Michel Conte devient membre des Rose-Croix et le demeurera pendant dix ans.

Musique de films[modifier | modifier le code]

Michel Conte signe la musique des films du réalisateur Jean-Claude Lord, Les Colombes[15] en 1972 et Bingo[16] en 1974. La réalisatrice de Évangéline en quête, Ginette Pellerin, le convaincra à son retour de Tenerife en 1996 de réaliser la trame musicale de ce film produit par l’ONF.

Les enfants du ciel, la comédie musicale[modifier | modifier le code]

Il prépare ensuite Les enfants du ciel, une comédie musicale qu’il présentera en 1977, un spectacle souligné par le lancement simultané d’un disque analogique London Records, sur lequel on retrouve La Source Coule, une chanson qui connaît le succès commercial et dont la partition paraît la même année.

Publications[modifier | modifier le code]

C'est en 1980 que Michel Conte parle de son homosexualité. Il fait son coming out avant que cela ne devienne la mode, en publiant Nu… comme dans nuages[17], après la parution l’année précédente de son premier ouvrage, Le Prix des possessions[18].

Après 1980[modifier | modifier le code]

En 1981 il tue Michel Conte et devient « Melki », puis déménage à Tenerife, dans les îles Canaries. Il y enregistrera en 1982 Un piano en amour[19], un disque de « easy listening music » sous étiquette UFM[20] et distribué par Trans-Canada. Revêtant le personnage de Melki, il animera des émissions de télévision et de radio axées sur les médecines alternatives et les nouvelles thérapies. Durant ce séjour d’une quinzaine d’années dans les îles espagnoles ensoleillées et loin de l’hiver froid, il s’initie au yoga, au tai-chi et donne des conférences sur la danse sacrée, la « musicosophie », l’harmonisation des énergies féminine et masculine[21].

Il revient à Montréal en 1996. Il prépare un spectacle qu’il livre en novembre 1997 à l’Atelier À l’Écart (Longueuil), un récital qu’il reprendra en avril 1998 au café-théâtre de la PdA[22].

En 1998, paraît Comme un grand cri d’amour : un récit entre le cœur et l’âme[23], à la fois sous forme de roman, de cassette et de disque numérique, dans sa version chantée.

En 2001, reparaît la partition de Évangéline, écrite plusieurs années auparavant et qui fut interprétée par Isabelle Pierre, Marie-Jo Thério, Lyne Lapierre et, plus récemment, Marie Williams et Annie Blanchard[1]. L’auteur-compositeur-interprète Michel Conte s’est inspiré en 1971 du poème Evangeline, A Tale of Acadie de l’auteur américain Henry Wadsworth Longfellow (1847), pour écrire cette chanson sur l’héroïne fictive des Acadiens, Évangéline et son bel amant Gabriel, lors du Grand dérangement. C’est Isabelle Pierre qui l'enregistrera pour la première fois en 1971 sur son album intitulé Heureuse. (Écouter un extrait de la chanson). Cette chanson est considérée comme son plus grand succès[1].

Octobre 2006, à l’âge vénérable de soixante-quatorze ans, il reçoit de la SOCAN[24] une plaque rappelant la première position d’une de ses chansons à divers palmarès au cours de l’année écoulée. Le 28 octobre, lors du Gala de l’ADISQ, sa chanson « Evangéline » gagne le prix de la chanson de l’année. À cette occasion, le vétéran Michel Conte s’est déclaré « ému de recevoir » un prix pour cette chanson « Évangéline, écrite il y a quarante ans. », en poursuivant que c’était « un miracle et un cadeau. »

En visite chez des amis, le barde Michel Conte s’éteint à l’âge de soixante-seize ans d'une crise cardiaque, le 5 janvier 2008, en Tunisie[25],[1]. Coiffé d’un bonnet d’imam, il avait déclaré dans une entrevue récente à la télévision que lorsqu’il écrivait la chanson Évangéline « les Québécois ignoraient l’existence de l’Acadie. » et avait poursuivi, lors de cette rencontre, en ajoutant « Je fus le premier à parler de l’Acadie, et ça on ne pourra me l’enlever. »

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Conte chante Conte, Columbia, Paris, 1966.
  • Michel Conte chante une histoire d’amour, Columbia, Paris, 1967.
  • Monica la mitraille, Polydor, Montréal, 1968.
  • Aimons-nous les uns les autres, Polydor, Montréal, 1969.
  • Les enfants du ciel, London Records of Canada, Mont Saint-Hilaire, 1977.
  • Un Piano en Amour, A Piano in Love, Un Piano Enamorado, sous le nom de Melki, UFM, Montréal, 1981.
  • Comme un grand cri d’amour, Éditions Guzzi, Laval, 1998.
  • Viens faire un tour, Disques XXI-21 et Intermède Music, Montréal, 2008.


Titres détaillés des albums

  • MICHEL CONTE CHANTE CONTE
    Ave Maria — Ah! Merde alors — Les bons copains — Bonsoir madame — En do majeur — Et bye bye — Le grand amour — Il ne faut pas s'aimer — Je me souviens — Jean Sébastien — Tout mais pas ça — Un an aujourd'hui
  • MICHEL CONTE CHANTE UNE HISTOIRE D’AMOUR
    Agapi mou — Passer la nuit avec toi — Depuis que je te connais — Garde bien mon cœur — Je ne partirai pas — Je ne sais pas pourquoi je t'aime — Pour celle que je sais — Je veux t'aimer longtemps — Le jour où tu viendras — Une heure seulement
  • MONICA LA MITRAILLE
    Ouverture — Chanson pour la mama — Enfin, t’es là — Mais qu’est-ce qu’on a ? — L’amitié — Monica la mitraille — T’est là, prends moi — Le kik — Je les ai tous — Fret, net, sec — Monica—Mort de Monica — Monica est morte
  • AIMONS-NOUS LES UNS LES AUTRES
    Prologue — En ce temps-là — Les roses de Marie-Madeleine — Il est revenu — Pierre — La colombe et le serpent — Je reviendrai parler d'amour — Aimons-nous les uns les autres
  • LES ENFANTS DU CIEL
    Le signe des temps — Les enfants du ciel — On se balancera — On ne sait plus dire je t'aime — Le bien et le mal — Le pays dont je suis — Les enfants de l'an 2000 — Prends-moi dans tes bras — Comme un océan — La source coule
  • UN PIANO EN AMOUR
    Je suis ton ami — Éternellement — Un piano en amour — Le miroir sous la pluie — Encore une fois — Tout près de toi — Entre le temps et l'éternité — Le grand voyage
  • COMME UN GRAND CRI D’AMOUR
    Tenerife — S’réveiller — Le jour où tu viendras — L’amour ne s'en va pas — Les bons copains — Le mal de vivre — La maison éternelle — Petit Michel — Une chanson, c’est simple — Cantique des cantiques — Non, je ne t’aime pas… je t’aime — Le gars des vues — Évangéline — C'est l’amour

Musique de ballet et chorégraphie[modifier | modifier le code]

Musique

  • Un et un font deux, créé par le « Montreal Theatre Ballet », une compagnie éphémère, et repris par le Ballet Royal de Winnipeg en 1961. À la création de l’œuvre, Conte était à la fois auteur de la musique, chorégraphe et premier danseur de la jeune compagnie de danse qui ne devint pas vieille.
  • Cantique des cantiques, Les Grands Ballets canadiens, Fernand Nault, 1974.

Chorégraphie

  • Adagio, un pas de deux avec Geneviève Kergrist sur le fameux Adagio d’Albinoni, à l’âge de vingt-deux ans, Paris, 1954.
  • Le Porte-rêve, ballet écrit pour la télévision par Clermont Pépin et diffusé à L’Heure du concert, Radio-Canada, 1958.
  • Pointes sur glace, pour les GBC sur des airs de Calixa Lavallée, 1967.
  • Les émissions avec un segment dansé, aux réseaux français et anglais de Radio-Canada, voient souvent son nom défiler au générique entre 1955 et 1965.

Chansons[modifier | modifier le code]

Certains titres qu’il a enregistrés ont été repris par d’autres interprètes. Certains ont été écrits à la suite de la demande d’une artiste ou en pensant à une chanteuse en particulier. La majorité des interprètes de Michel Conte sont des femmes.

Le tableau qui suit n’est pas exhaustif.

Titre Interprète Année
Tes vingt ans Lucille Dumont 1963
Agapi mou Ginette Ravel 1967
Je veux t’aimer longtemps Donald Lautrec 1967
Évangéline Isabelle Pierre 1971
Jean Sébastien Bach Monique Leyrac 1967
Kamouraska Julie Arel 1973
La source coule Michel Conte, Angela Laurier 1977
Le jour où tu viendras Renée Claude 1969
Les colombes Lise Thouin 1973
Ouvre un petit peu les yeux Renée Claude 1969
Shippagan Renée Claude 1967
Tout mais pas ça Monique Leyrac 1964
Celui qui ne sait pas aimer Suzanne Stevens 1973
Un homme dans une île Renée Claude 1969
Viens faire un tour Renée Claude 1970

† Année de création ou d’enregistrement de la chanson

Bibliographie de Michel Conte[modifier | modifier le code]

  • Le prix des possessions, Éditions de Mortagne, Boucherville, 1979.
  • Nu... comme dans nuages, Éditions de Mortagne, Boucherville, 1980.
  • Les bergers, Éditions de Mortagne, Boucherville, 1984
  • Comme un grand cri d'amour : un récit entre le cœur et l'âme avec Michel Conte et Melki,
    Éditions Guzzi, Sainte-Dorothée (Laval), 1998.
  • Évangéline, ou, L’amour en exil : chansons et récits, Éditions VLB, Montréal, 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e La Presse Canadienne, Michel Conte, l'auteur d'Évangéline, meurt aux îles Canaries, Le Soleil (Québec), 10 janvier 2008, p. A5.
  2. Nu… comme dans nuages, Michel Conte, Éditions de Mortagne, Boucherville, 1980.
  3. p. 17, Nu… comme dans nuages, op.cit.
  4. Voir la base de données de l’Office National du Film du Canada au générique du film Évangéline en quête de Ginette Pellerin, réalisé en 1996, où on constate que la musique du film est œuvre du Français Michel Seunes et du Québécois Michel « Comte » avec coquille dans la version française de la base de données et Michel Conte correctement inscrit en version anglaise.
    On peut aussi consulter la base de données imdb, sous Michel Conte ou Michel Seunes
  5. Michelle Tisseyre — Avec l’arrivée de la télévision d’État en 1952, Michelle Tisseyre obtient sa propre émission, Rendez-vous avec Michelle (au début Télé-Montréal), qui dure neuf ans, de 1953 à 1962. Ce premier talk show au Canada est d’abord présenté dans les deux langues la première année, puis en français seulement les années suivantes. Michelle Tisseyre y interviewe des personnalités de tous les milieux, sauf celui de la politique. De 1955 à 1960, elle anime aussi Music-Hall, première émission de variétés à grand déploiement où elle fait découvrir de nombreux artistes aujourd’hui célèbres. Sa grande aisance et sa simplicité toute naturelle lui valent le trophée Frigon pour la meilleure animatrice de télévision, ainsi que le titre de Miss Radio-Télévision pour l’artiste la plus populaire en 1959. De 1962 à 1970, elle coanime avec Wilfrid Lemoine Aujourd’hui, première grande émission quotidienne d’affaires publiques à Radio-Canada qui attire plus d’un million de téléspectateurs.
  6. Le Ballet Royal de Winnipeg avec Un et un font deux en 1961 et Les Grands Ballets canadiens avec Cantique des cantiques en 1974.
  7. Voyez l’affiche et le programme dans les archives de la Bibliothèque de la danse de l’École supérieure de ballet contemporain.
  8. « Séduit par le théâtre et la danse, [Clermont] Pépin écrivit successivement deux ballets, L'Oiseau-phénix et Le Porte-rêve, le premier créé à la scène sous sa direction, avec chorégraphie de Ludmilla Chiriaeff, et le second à la télévision de la SRC, chorégraphie de Michel Conte. Pour la première fois, Pépin introduisit des éléments de jazz dans sa musique. »
    — Voir l’article de l’Encyclopédie de la musique au Canada sur Clermont Pépin.
  9. La chanson est inspirée du film homonyme de Claude Jutra, film lui-même tiré du roman d’Anne Hébert.
  10. cf. Sonia Johnson — « Dans Tout mais pas ça, de Michel Seunes [Michel Conte], le timbre de voix rappelle ceux de Christine Legrand et de Monique Leyrac, et son chant, leurs prouesses vocales. » in voir.ca — Un exploit chanté par Sonia Johnson en deux minutes exactement, comme l’avait fait l’auteur en 1966 : Écoutez Tout mais pas ça
  11. Michel Conte chante une histoire d’amour, Paris, Columbia, 1967 (Voir la fiche de la Bibliothèque nationale du Québec)
  12. Monica Proietti, braqueuse, Montréal, Québec, 1940-1967. source : Le Petit Journal, 24 septembre 1967
  13. Aimons-nous les uns les autres, Polydor, Montréal, 1969. (Voir la fiche de la BNQ)
    Titres de l’album : Prologue — En ce temps-là — Les roses de Marie-Madeleine — Il est revenu — Pierre — La colombe et le serpent — Je reviendrai parler d'amour — Aimons-nous les uns les autres
  14. Le réalisateur de la bande promotionnelle utilisait en effet la technique du « chromakeying », une technique d’incrustation d’image par remplacement de couleur. En captant le sujet sur fond bleu, on peut substituer à ce bleu un autre signal, une image, un vidéo pris antérieurement, l’image d’une autre caméra. La technologie avait évolué et proscrivait les vêtements blancs, bleus, carrelés ou trop pâles. Le blanc contenant du bleu, l’image déchirait sur le pourtour de découpe. De nos jours on utilise plutôt le vert comme couleur de fond pour cette technique d’incrustation.
  15. Voir Les Colombes sur imdb.
  16. Voir Bingo sur imdb.
  17. Op. cit.
  18. Le Prix des possessions, Éditions de Mortagne, Boucherville, 1979.
  19. Melki, Un Piano en Amour, A Piano in Love, Un Piano Enamorado, UFM-999
  20. Unidentified Flying Music ; cf. fiche de la BAnQ Un piano en amour
  21. Selon l’information parue dans un article sur le site des éditions Guzzi, en 1999. cf. Michel Conte sur web.archive.org La référence originale n’est plus disponible.
  22. Le café-théâtre en question, où dans une atmosphère détendue on peut écouter des vers dits, des chansons ou voir du théâtre, s’appelait autrefois « Théâtre du Café de la Place » et a été renommé « Studio-théâtre » en 1994, appellation sous laquelle il est connu depuis. C’est un théâtre parmi le public, un lieu d’esprit élizabéthain.
  23. Comme un grand cri d’amour : un récit entre le cœur et l’âme, Éditions Guzzi, 1998. (Voir la fiche de la BNQ)
  24. cf. article à la SOCAN
  25. [1]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]