Coluche

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Coluche

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L'humoriste et son image de clown, durant les années 1970 (dessin original).

Nom de naissance Michel Gérard Joseph Colucci
Alias
Coluche
Naissance 28 octobre 1944
14e arrondissement de Paris (France)
Décès 19 juin 1986 (à 41 ans)
Opio, Alpes-Maritimes, France
Nationalité Drapeau de la France Français
Profession
Distinctions
César du meilleur acteur
Record du monde du kilomètre lancé moto sur piste[1],[2]
Conjoint
Véronique Kantor (de 1975 à 1981),
Fred Romano (de 1981 à 1986)
Descendants
Romain (né le 29 juillet 1972) et
Marius (né le 16 octobre 1976)

Compléments

Michel Colucci, dit Coluche, est un humoriste et comédien français, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 19 juin 1986 à Opio (Alpes-Maritimes).

Fils de Honorio Colucci, originaire d'un petit village italien de la région de Frosinone, Casalvieri, et de Simone Bouyer, il adopte le pseudonyme « Coluche » à l'âge de 26 ans, au tout début de sa carrière.

Revendiquant sa grossièreté mais, selon lui, « sans jamais tomber dans la vulgarité », Coluche donne très tôt un style nouveau et sarcastique par sa liberté d'expression, au music-hall, en s’attaquant notamment aux tabous, puis aux valeurs morales et politiques de la société contemporaine. En 1974, il devient célèbre en parodiant un jeu télévisé : Le Schmilblick.

Avant 1976, il occupe des rôles de second plan au cinéma avant de camper des personnages plus centraux puis de tenir le haut de l'affiche durant les années 1980, essentiellement pour des comédies. En 1984, il obtient un César du meilleur acteur pour son rôle dramatique dans Tchao Pantin.

Tour à tour provocateur ou agitateur par ses prises de position sociales, il se présente à l'élection présidentielle de 1981 avant de se retirer[3].

Devenu très populaire et apprécié du public, il fonde en 1985 l'association Les Restos du cœur, relais d'aide aux plus pauvres, quelques mois avant de mourir dans un accident de moto.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Montrouge[modifier | modifier le code]

Michel Colucci naît le 28 octobre 1944, à l'hôpital Notre-Dame-de-Bon-Secours dans le XIVe arrondissement de Paris[4]. Sa mère, Simone Bouyer dite Monette, est employée chez le fleuriste Baumann, boulevard du Montparnasse. Son père, Honorio Colucci, originaire de la région du Latium en Italie[N 1], vend des légumes sur les marchés (d'après le reportage de 1978, À bout portant). Ce dernier meurt en 1947 à 31 ans d'une poliomyélite et son épouse doit élever seule ses deux enfants. Délaissés par la belle-famille (à l’exception notable de Maria, la mère d’Honorio qui passe encore les voir)[5], Monette, Michel et Danièle, laquelle a un an et demi de plus que son frère, vivent ensemble dans une pièce et une cuisine. Bien qu’elle renonce à son métier de fleuriste pour élever ses enfants, Monette retrouve quelques petits emplois qu’elle doit parfois cumuler pour obtenir un salaire de misère[6]. Souffrant d’une grave scoliose, elle doit suivre des traitements à Berck lors d'un été où elle emmène ses enfants. Malgré toutes ces difficultés, elle garde espoir en l’avenir et adopte le mode de vie des classes sociales plus aisées, veillant à ce que ses enfants soient « bien mis » (correctement vêtus)[6]. Michel n’apprécie pas cette fracture entre la réalité et les aspirations de sa mère; et à propos de ses vêtements qui tranchent avec ceux des autres enfants du quartier, il lui reprochera de l’habiller comme une fille[N 2].

Loin des rêves maternels, Michel choisit Montrouge (banlieue sud de Paris) où il traîne avec ses copains. Le travail scolaire ne le passionne pas et il fait rire ses camarades de classe, en tenant tête à l’instituteur[N 3]. Son parcours scolaire s’arrête au Certificat d'études primaires qu'il rate volontairement en juin 1958 : ayant fait une seule faute à la dictée le matin et ainsi avoir selon lui fait ses preuves[N 4], il ne juge pas utile d’y retourner l’après-midi[6]. Quand il n’est pas à l’école, il traîne avec ses copains de la « bande Solo », du nom de la cité : « la Solidarité ». Accompagné généralement de Bouboule (Alain Chevestrier[N 5]), il cumule les petits larcins et aura régulièrement affaire à la police. Tous deux vont même jusqu’à s’essayer à des méfaits plus graves comme l’agression physique ; mais en tentant de dérober le sac d’une vieille dame ils se font tirer dessus par un passant. Coluche, qui avait alors la quinzaine, mettra longtemps avant de relater cet épisode de sa vie dont il a honte[6].

Ce comportement exaspère Monette qui s’interroge de plus en plus vivement sur l’avenir de son fils. Il s'essaie alors à de petits boulots, qu'il n'arrive pas à garder bien longtemps. Ainsi, il est tour à tour télégraphiste, céramiste, garçon de café, livreur, apprenti-photographe, sous-préparateur en pharmacie, photostoppeur, aide-pompiste, assistant de marchand de fruits et légumes ou encore fleuriste[6]. Durant cette période, il s'intéresse à la musique. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il est fan de rock n'roll, des Beatles, de Johnny Hallyday, des Chaussettes Noires ou encore d’Elvis Presley. Toutefois, il voue également une profonde admiration à Georges Brassens. Après de longues discussions avec Monette, il obtient enfin sa première guitare, dont il joue sans jamais avoir appris[6].

Errances à Paris[modifier | modifier le code]

Le cabaret de la Vieille Grille à Paris

Peu à peu, il s’éloigne de Montrouge, à la recherche d’une autre vie que celle que lui réserve cette cité. Il traîne dans Paris, s’intéressant sans suite au métier de comédien ou à l'univers des sports mécaniques, touchant un peu au bricolage. Puis il travaille quelque temps chez un fleuriste de l’île de la Cité. En 1964, il est incorporé dans le 60e régiment d'infanterie de Lons-le-Saunier où il fait de la prison pour insubordination. De retour à la vie civile, il travaille comme fleuriste avec sa mère, à la boutique qu'elle vient d'ouvrir à Paris, installée rue d’Aligre puis dans un local plus vaste près de la Gare de Lyon. Toutefois, il estime ce travail peu intéressant et le quitte brusquement, ce qui lui vaut de se brouiller provisoirement avec sa mère[6].

À la fin des années 1960, il décide de se lancer dans la musique. Entre 1966 et 1967, il interprète certaines chansons de Boby Lapointe, Boris Vian, Georges Brassens, Léo Ferré ou encore Yves Montand, aux terrasses des cafés des quartiers de la Contrescarpe et de Saint-Michel. Il s’associe avec des musiciens rencontrés sur place, comme Xavier Thibault et Jacques Delaporte, futurs fondateurs du Grand Orchestre du Splendid ainsi que le guitariste et flûtiste Jean-Claude d'Agostini, dit « Le Bœuf » futur membre de la troupe « Le vrai chic parisien », avec lesquels il crée le groupe éphémère « Les Craignos Boboys ». Il se rapproche ensuite du monde des cabarets. Tout en assumant un travail de plongeur (dans la restauration), il se produit sur la scène du cabaret Chez Bernadette, dans le quartier de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris. Il y fait la connaissance de Georges Moustaki, lequel l'héberge et le soutient financièrement. Toujours à Paris, il se produit dans d'autres cabarets : La Galerie 55, rue de Seine, Le Port du Salut, rue Saint-Jacques ou La Vieille Grille, rue du Puits-de-l'Ermite. Il travaille ensuite au cabaret La Méthode, rue Descartes, comme barman et régisseur. Il y rencontre France Pellet et son frère, Alain Pellet avec lesquels il se produit sous le nom : « Les Tournesols ». Il y rencontre également Romain Bouteille, qu'il va présenter toute sa vie comme son modèle[6],[N 6].

Débuts d'humoriste[modifier | modifier le code]

Café de la Gare[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Café de la Gare.
Le Café de la gare à son adresse actuelle, en 2013

Avec Romain Bouteille, il est présent dès l'origine du Café de la Gare, inauguré officiellement le 12 juin 1969. Ce lieu symbole du café-théâtre réunit une bande de jeunes comédiens d'horizons différents, dont beaucoup deviendront célèbres, tels que Patrick Dewaere, Henri Guybet, Miou-Miou, Martin Lamotte… Parmi les parrains du Café de la Gare on compte également Georges Moustaki, Raymond Devos, Jean Ferrat, Jacques Brel, Leni Escudero, Pierre Perret, Jean Yanne et l'équipe de la revue Hara-Kiri. Plus tard, Gérard Lanvin, Renaud Séchan, Rufus, Diane Kurys, Coline Serreau, Anémone, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko ou encore Gérard Jugnot rejoignent la nouvelle troupe ou viennent commettre une collaboration ponctuelle. Selon Romain Bouteille, ses problèmes d'alcool le rendent exécrable voire violent[N 7]. Lors de la préparation de la pièce Des boulons dans mon yaourt au Café de la Gare en 1970, une bagarre l'oppose ainsi à Bouteille et à son ami Patrick Dewaere. Il va jusqu'à brandir un tesson de bouteille et menacer l'entourage ; Dewaere parvient à le contenir mais il se voit dès lors contraint de quitter la troupe[N 8].

Télévision[modifier | modifier le code]

En octobre 1971, Jacques Martin le recommande à Georges Folgoas, producteur de Midi magazine, pour faire équipe avec Danièle Gilbert, sur la première chaîne de l'ORTF. L'expérience ne dure que cinq jours.

Premiers rôles[modifier | modifier le code]

Durant la fin des années 1960 et le début des années 1970, il est engagé sur plusieurs tournages de séries télévisées françaises de l'ORTF (Madame êtes-vous libre ? avec Denise Fabre puis La Cloche tibétaine avec Philippe Léotard). Au cours de cette période, à l'instar de ses collègues de café-théâtre, il apparaît dans des spots publicitaires à la radio et à la télévision. En 1970, il campe un petit rôle dans son premier long-métrage, Le Pistonné réalisé par Claude Berri dont il devait initialement jouer le premier rôle, dévolu finalement à Guy Bedos[N 9].

Le Vrai Chic parisien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Vrai Chic parisien.

En novembre 1971, il fonde une autre troupe, Au vrai chic parisien - Théâtre vulgaire, puis Le vrai chic parisien. Le premier spectacle s'intitule Thérèse est triste, avec une affiche réalisée par son ami Jean-Marc Reiser.

Il rencontre à cette période sa future épouse Véronique Kantor, alors étudiante de « bonne famille » qui se destine au journalisme. Il l'épouse le 16 octobre 1975. Ils ont deux garçons, prénommés Romain en 1972 et Marius en 1976.

Toujours à cause de son comportement et de ses addictions, il quitte sa troupe une nouvelle fois et se lance dans une carrière solo.

Le succès[modifier | modifier le code]

Carrière solo[modifier | modifier le code]

Son premier sketch, C'est l'histoire d'un mec, tourne en dérision la difficulté de raconter une histoire drôle. Ses sketches suivants lui valent rapidement un succès populaire qui ne se démentira plus : « Il inventait pour les années 1970 une image de pauvre urbain, bonne pâte mais à court d'idées, empêtré dans les mots, raciste faute de mieux, ballotté par la publicité et les jeux radiophoniques »[7]. Il revendique sa grossièreté : « Toujours grossier, jamais vulgaire »[N 10].

Au printemps 1974, l'impresario et producteur Paul Lederman lui offre le théâtre La Bruyère pour y prolonger Thérèse est triste, mais c'est un fiasco. Il devient alors son propre impresario, Claude Martinez devenant son associé.

Du 15 février au 2 mars 1974, il se produit à L'Olympia dans le spectacle Mes adieux au music-hall. C'est dans ce spectacle qu'apparaissent sa célèbre salopette à rayures bleues et son tee-shirt jaune. Il y met en scène ses personnages favoris, des beaufs grossiers, incapables de s'exprimer correctement, haineux. Le 10 mars 1974, il signe le contrat d'un premier disque : l'album des Adieux.

Comme humoriste, Coluche apparaît pour la première fois à la télévision le 19 mai 1974, lorsque Guy Lux diffuse L'histoire d'un mec, juste avant l'allocution du perdant de l'élection présidentielle, François Mitterrand, en retard[8].

Article détaillé : Le Schmilblick (sketch).

En 1975, il est en tournée à travers la France, lorsque toutes les radios diffusent son pastiche du jeu télévisé de Guy Lux, le Schmilblick[N 11]. Dans ce sketch apparaît un futur personnage célèbre de l'humoriste : Papy Mougeot.

En 1976, il remonte la pièce Ginette Lacaze à l'Élysée Montmartre avec les comédiens du Splendid, auxquels il a offert des mobylettes pour leurs déplacements entre deux scènes parisiennes ou les tournages.

En 1977, il réalise le film Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine, dans lequel il campe le rôle principal, le roi Gros Pif. Ce film représente son unique expérience de réalisateur. À partir de cette période, il habite une petite maison dans le XIVe arrondissement de Paris, rue Gazan[9].

La maison de Coluche, rue Gazan où il va préparer sa « campagne » en 1980.

En plus de sa carrière de comique au théâtre, il joue à cette époque dans plusieurs comédies à succès au cinéma, dont L'Aile ou la Cuisse en 1976 avec Louis de Funès, Claude Gensac et Marcel Dalio sous la direction de Claude Zidi, une production de Christian Fechner.

La radio[modifier | modifier le code]

Coluche a donné son nom à l'un des studios d'Europe 1.

Du 24 avril 1978 au 24 juin 1979, il coanime avec Robert Willar et Gérard Lanvin l'émission, sur Europe 1 (de 15h30-17h), On n'est pas là pour se faire engueuler dont le titre est tiré de la chanson de Boris Vian. Mais son ton provocateur le fait renvoyer. Il triomphe dans le même temps tous les soirs au Gymnase.

Engagé de nouveau, il passe en janvier 1980 à RMC (de 12h-13h) où il se fait également renvoyer après seulement quinze jours (il est parti sans demander un seul centime sauf pour l'équipe qui a travaillé pour lui ainsi que pour son copain Romain Goupil), après avoir pris l'antenne par un : « Bonjour, nous sommes en direct du rocher aux putes[N 12]. »

Après sa période d'interdiction d'antenne sur l'ensemble des radios et TV françaises, Coluche profite de la libéralisation de la bande FM. Il participe au lancement de la station RFM fondée par le journaliste Patrick Meyer en juin 1981. Alors que sa concurrente NRJ n'existe pas encore, cette station qui a de gros moyens de diffusion, dérange le pouvoir et va être brouillée durant plusieurs années à partir du 5 novembre 1981, soit un total de 423 jours. Coluche se maintient à l'antenne durant trois mois, du 25 octobre au 10 décembre 1981. À l'issue de cette période, il proteste publiquement contre ce brouillage, déguisé en père noël, en se rendant le 24 décembre 1981 au ministère de la Communication, remettant au ministre Georges Fillioud, une pétition de 600 000 personnes en soutien à RFM.

La politique et les déboires[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle[modifier | modifier le code]

Petite voiture promotionnelle durant sa campagne présidentielle.

En son temps, Coluche n'est pas le premier humoriste à se présenter à des élections présidentielles. En 1965, Pierre Dac, artiste que Coluche admirait, s'est porté candidat mais a dû renoncer, sous la pression de l'Élysée (Général de Gaulle)[10].

Le 30 octobre 1980, Coluche organise une conférence de presse où il annonce son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 1981, avec des slogans tels que « Avant moi, la France était coupée en deux. Maintenant elle sera pliée en quatre » ou encore « Coluche, le seul candidat qui n'a pas de raison de mentir ».

Certains y voient une blague, pourtant un sondage le crédite de 16 % d'intentions de vote et il est soutenu par des intellectuels tels que Pierre Bourdieu, Félix Guattari et Gilles Deleuze[11]. Cette candidature inquiète les équipes de campagne des principaux candidats « de tous bords » comme le déclare l'humoriste lui-même quelques années plus tard. Parmi ceux-là, François Mitterrand y voit une menace potentielle ; il charge deux responsables du Parti socialiste, Jean Glavany et Gérard Colé (voire Jacques Pilhan) de dissuader Coluche de maintenir sa candidature[12].

Un candidat « anti-Coluche » annonce également son intention de participer aux élections mais ni l'un ni l'autre ne vont jusqu'au bout du processus. À la suite des pressions et de l'assassinat de son régisseur René Gorlin[N 13], Coluche annonce qu'il se retire, le 16 mars 1981. Après l'élection de François Mitterrand, il animera régulièrement en soirée et pendant trois mois, à partir d'octobre 1981, une émission de radio d'une heure : « L'humour continue pendant les travaux », sur la station locale parisienne RFM créée et dirigée par Patrick Meyer.

Période noire[modifier | modifier le code]

Son divorce est prononcé le 3 décembre 1981. Lors d'une édition spéciale, il pose en photo pour le magazine satirique Hara-kiri avec une carabine 22 Long Rifle qu'il offre ensuite à son meilleur ami, Patrick Dewaere. Durant cette période d'errance, il vit en Guadeloupe où il s'adonne à sa passion : fabriquer des chaussures. Il invite Elsa (Élisabeth Malvina Chalier[N 14]), l'épouse de Patrick Dewaere, à le rejoindre sur l'île. Celle-ci quitte alors son mari pour rejoindre Coluche.

Durant la même période, Coluche devait tourner, sur l'insistance de Bertrand Blier, le film La Femme de mon pote avec Patrick Dewaere et Miou-Miou[N 15]. Le scénario s'inspire sensiblement de faits réels et de l'intimité qui unit ces trois acteurs.

Le 16 juillet 1982, Patrick Dewaere, profondément meurtri après le départ de sa compagne et de sa fille Lola, se suicide en se tirant une balle dans la tête avec la carabine que Coluche lui a offerte[13]. Coluche sombre de plus en plus dans la dépression, l'alcool et la drogue[N 16].

Après le suicide de Patrick Dewaere, Miou-Miou refuse d'assumer le premier rôle féminin du film de Bertrand Blier. Le climat doux-amer du film que Coluche tourne finalement en compagnie d'Isabelle Huppert et de Thierry Lhermitte, laisse transparaître un certain changement dans le style de jeu de Coluche, préfigurant le rôle dramatique de Tchao Pantin.

Cette période se clôturera avant qu'il ne se reprenne avec la mort de son autre ami, le dessinateur Jean-Marc Reiser.

Retour sur le devant de la scène[modifier | modifier le code]

Tchao Pantin et les Enfoirés[modifier | modifier le code]

En tant qu'acteur, la consécration vient avec le film Tchao Pantin (1983) de Claude Berri dans lequel il joue le rôle dramatique d'un pompiste meurtri par un passé personnel douloureux, confronté à l'alcool et à la drogue, pas si différent de la vie que mène alors Coluche, lui-même. Il obtient le César du meilleur acteur en 1984.

Avant ce succès, d'autres interprétations lui assurent sa notoriété auprès d'un large public : en 1982 il joue le rôle de « Ben Hur Marcel » dans une comédie satirique de Jean Yanne intitulée Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ avec Michel Serrault. Il joue également dans le film Banzaï marquant sa troisième collaboration avec Claude Zidi. En 1984, il tient le rôle principal de La Vengeance du serpent à plumes de Gérard Oury et en 1985, dans Le Fou de guerre.

Au-delà de son métier d'humoriste, Coluche veut incarner un agitateur d’idées. Durant les années 1980, il participe plusieurs fois à l'émission débat de Michel Polac, Droit de réponse[14], dont l'une d'entre elles (celle du 18 juin 1983) lui sera entièrement consacrée et durant laquelle il mime son propre suicide par arme à feu, à la suite de l'accueil hostile qui lui est fait par certains invités de l'émission[15].

Après plusieurs années d'errance entre l'élection de Mitterrand (le 10 mai 1981) et les premières années du septennat (au 15 septembre 1984), Coluche tente de revenir à une certaine stabilité et revient habiter son domicile parisien, le 16 septembre 1984, dans sa maison rue Gazan. Ayant été témoin des évènements populaires comme la marche des beurs et « Convergence 84 », il participe le 15 octobre 1984 avec Harlem Désir, à la création de SOS Racisme.

En mars 1985, il s'engage également durant quatre mois, contre la famine en Éthiopie en interprétant avec d'autres artistes, la chanson SOS Éthiopie organisée par l'association Chanteurs sans frontières avec des chanteurs français célèbres des années 1980 (Daniel Balavoine, Jean-Jacques Goldman…).

Le 15 juin 1985, il participe et coanime avec Guy Bedos, le concert de SOS Racisme de la place de la Concorde. De plus, il organise un gigantesque canular, le 25 septembre 1985 relayé par les médias français; le mariage de Coluche et de Thierry Le Luron, « pour le meilleur et pour le rire », parodiant le très coûteux et médiatique mariage d'Yves Mourousi à travers une vision revisitée et avant-gardiste du mariage homosexuel.

Comme beau-frère de René Metge, ayant retrouvé la santé et la forme il saisit l'opportunité de s'engager sur le Paris-Dakar, en raison de sa passion pour les sports mécaniques. Quelques mois plus tard, il bat le record du monde à moto de vitesse du kilomètre lancé sur piste, le 29 septembre 1985, atteignant 252,087 km/h sur le circuit de Nardò, au guidon de la Yamaha 750 OW 31[16]. Il prévoit alors de tenter à nouveau cette compétition pour améliorer son propre record du monde mais son accident mortel de juin 1986 ne le lui permettra pas.

En s'engageant à rester fidèle à la ponctualité de ses rendez-vous, il entame son retour à la radio. Du 8 juillet 1985 au 19 mars 1986 (de 11 h à 12 h 30 en juillet et de 16 h 30 à 18 h à partir du mois d'août), il anime l'émission « Y'en aura pour tout le monde » sur Europe 1 avec Maryse ainsi que Coluche 1 faux sur Canal+. En parallèle, un projet se dessine alors pour lui, celui des Restaurants du cœur.

Le 26 septembre 1985, il conçoit et lance le projet des Restos du Cœur sur Europe 1 en déclarant : « J'ai une petite idée comme ça, si des fois y a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y a des gens qui sont intéressés pour sponsorer une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris ». La première campagne se déroule du 14 décembre 1985 avec l'ouverture du premier resto, jusqu'au 21 mars 1986, jour de la fermeture annuelle.

Pour préparer son nouveau spectacle (prévu pour la rentrée de septembre au Zénith de Paris), il s'établit sur la Côte d'Azur à proximité d'Opio (Alpes Maritimes). Il enregistre des maquettes abouties de plusieurs sketches sur une cassette audio (Les Hommes Politiques, Les Journalistes, L'Administration, Les Sportifs…) qu'il fait parvenir à son producteur, Paul Lederman. Ce spectacle devait en principe durer 40 jours (à partir 23 septembre). Il devait interpréter un chômeur en étant déguisé en Zorro. Sur l'affiche, était imprimé « Le nouveau spectacle de Coluche au Zénith », dont transcrit : « Y en aura pour tout le monde ». Une partie de ces sketches sera éditée ultérieurement ; on entend distinctement que les rires en fond ne sont pas ceux d'une grande salle à laquelle Coluche est alors habitué. Vingt ans après les faits, Fred Romano, sa compagne d'alors, déclare dans une interview que certains de ces enregistrements auraient disparu durant les semaines qui ont suivi l'accident[17].

Au Cinéma, Coluche qui n'avait pas tourné depuis 1984 (son dernier film, Le Fou de guerre sortira en 1985) était attendu au casting du film de Jean-Pierre Mocky, Le Miraculé, où Paul Lederman avait obtenu l'accord par écrit de Coluche pour participer au casting du film, où l'acteur Michel Blanc devait aussi postuler. Finalement, le film Le Miraculé sortira en 1987, mais avec Michel Serrault et Jean Poiret, Michel Blanc étant finalement retenu pour le tournage du film Tenue de soirée de Bertand Blier, dans lequel Coluche ne participera pas non plus. Travailler avec Bertrand Blier l'aurait sans doute fait revenir aux années douloureuses des années 1982-1983 où, après des hésitations, il avait quand même participé au film de Bertrand Blier, La Femme de mon pote (il devait y jouer avec Patrick Dewaere, Miou-Miou avait refusé de participer).

En 1984, Coluche participa au casting du film Jean de Florette de Claude Berri, pour le rôle du personnage d'Ugolin, mais Coluche ne fut pas retenu, car Claude Berri recherchait un personnage plus singulier, qui sera finalement interprété par Daniel Auteuil. En revanche, au casting de ce film, il fit davantage connaissance avec une grande star qui, elle, sera retenue pour le rôle du "Papet", Yves Montand, que Coluche n'avait jusqu'à présent rencontré que brièvement, ou plutôt croisé, lors d'émissions enregistrées à la télévision. Les deux hommes s'appréciaient, et Coluche apprend qu'Yves Montand était d'origine italienne, et d'un milieu modeste, tout comme lui, d'autant que les deux hommes avaient la scène en commun. Si Coluche ne fut pas pris pour le film, Yves Montand trouvera des mots réconfortants pour son nouvel ami, contribuant même sans doute à lui redonner l'envie de refaire de la scène, et d'écrire un nouveau spectacle. Cette rencontre sera très importante pour Coluche, car Yves Montand participera à l'aventure des restaurants du cœur, et ouvrira de grandes portes au projet de Coluche, en le rapprochant de hauts hommes politiques influents d'alors, et surtout, lui ouvrant plus ou moins les portes de la Présidence de la République, en lui donnant l'occasion de rencontrer François Mitterrand en 1985. La période de dépression de Coluche semblait faire une pause à cette époque précise, et à défaut de spectacle, Coluche s'investit à la radio, en 1985 et 1986, à Europe 1, et sur Canal+, la nouvelle chaine payante, ou il anime "Coluche 1 faux", ou il se mettait en scène en des sketchs souvent improvisés, comme à l'époque du Café-Théâtre.

Mort[modifier | modifier le code]

Stèle commémorative près du lieu de l'accident.
Tombe de Coluche, cimetière de Montrouge.

Le 19 juin 1986, Coluche, accompagné de deux de ses amis, Ludovic Paris et Didier Lavergne, quitte Cannes à 16 h 15 pour rentrer à Opio sur une moto (Moto Honda 1100 VFC, siège rouge et carrosserie noire). Il trouve la mort sur le trajet entre ces deux localités à 16 h 35 ; soit à moins de quatre kilomètres de la villa qu'il a louée et qu'il doit quitter, d'après Philippe Boggio, le lendemain. Conformément aux résultats de l'enquête de gendarmerie et contrairement aux déclarations du chauffeur du poids-lourd à l'origine de l'accident, si Coluche ne porte pas de casque (accroché au guidon) durant ce trajet, il roule à vitesse modérée ; soit, selon l'expertise, à environ 60 km/h, en-deçà des 90 km/h maximaux autorisés. Dans une ligne droite entre deux virages, le camion en face lui coupe brusquement la route (selon ses deux amis derrière lui[18]), sur la route de Grasse, Départementale 3 entre Valbonne et Châteauneuf-Grasse. Le drame survient en fin de ligne droite, peu avant le croisement de la route de Cannes et du chemin du Piol à Opio alors que le camion, un semi-remorque benne[19] chargé de gravats provenant de la gendarmerie de Grasse[20], tournait vers un pré[21]. Le choc se produit entre 16 h 30 et 16 h 35, heure de la mort selon l'Agence France-Presse. Pourtant motard expérimenté, l'humoriste ne peut rien faire, sinon braquer le guidon de sa moto pour l'éviter, espérant passer sous le camion mais il ne réussit pas cette manœuvre. Sa tête percute l'avant droit du véhicule, au niveau du phare. Le choc violent lui est fatal[19].

Les circonstances entourant cet accident vont donner lieu à plusieurs rumeurs d'assassinat. Un ouvrage, publié en 2006, décrit les conditions dans lesquelles l'intervention de la gendarmerie locale et l'enquête policière ont été menées en 1986 : Coluche, l'accident de Jean Depussé et Antoine Casubolo. De plus, le livre précise que l'enquête est alors dirigée par le juge Jean-Paul Renard[22], dont les auteurs indiquent qu'il sera aussi impliqué dans l'affaire du tribunal de Nice[23] et dont les pratiques locales considérées comme peu déontologiques[24] ont entraîné une condamnation[25] et de lourdes sanctions du conseil de discipline, à la suite d'un rapport officiel accablant[26].

Très longtemps resté silencieux[27], Albert Ardisson, le chauffeur à l'origine de l'accident dit publiquement avoir été traumatisé par l'événement[22], en répondant pour la première fois à une très courte interview auprès d'un hebdomadaire local de Nice, en juin 2013[28]. Chauffeur poids lourd à la retraite, il ne livre toutefois aucun détail de l'accident.

Coluche est inhumé le mardi 24 juin 1986 à 10 h 30, au cimetière de Montrouge, dans le 14e arrondissement parisien[N 17], près de la porte d'Orléans. De nombreuses personnalités de l'industrie du spectacle sont présentes à son enterrement. La cérémonie funéraire est célébrée par l'Abbé Pierre, lequel déclare alors : « Si vous entendez quelqu'un dire qu'il ne respectait rien, dites-leur que ce n'est pas vrai ! Je suis témoin »[29].

À une centaine de mètres de l'accident, à hauteur du carrefour du Piol, entre Opio et Valbonne[2], un lieu de recueillement est aménagé et fait l'objet d'un rassemblement annuel de motards, au mois de juin. Une peinture murale représentant Coluche est peinte sur une petite bâtisse abritant un transformateur électrique. À côté se trouve une stèle, régulièrement fleurie par des riverains et visiteurs[2]. Le carrefour du Piol (GPS 43.661275,6.987775) a été rebaptisé « rond-point Coluche » le 23 juin 2013[30].

La bataille autour de l'héritage de Coluche commence dès sa mort, ses deux fils Marius et Romain Colucci (qui ont d'abord refusé la succession, « à cause des dettes colossales », puis ont accepté l'héritage au début des années 1990) étant en conflit ouvert avec Paul Lederman, l'imprésario-producteur de l'humoriste[31]. Cette bataille prend une dimension juridique quand Marius et Romain assignent la société de production de Paul Lederman en justice, d'abord au civil en 1998, puis au pénal en 2009. Le conflit porte sur les redevances des droits d'auteur attachés à l'exploitation des enregistrements phonographiques de Coluche, son ex-femme Véronique Kantor ayant reçu la totalité de ces redevances pour la période de leur mariage et ayant cédé ces droits en 1988 à Lederman moyennant une contrepartie financière[32].

Travail humanitaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Restos du Cœur.
Coluche crée l'association humanitaire des Restos du Cœur en 1985

Célèbre comme humoriste, il est également connu comme le fondateur des Restos du Cœur. Issu d'un milieu défavorisé (« Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre »), il a pris conscience de grosses défaillances en France, pour l'entraide envers les plus démunis; cette association étant conçue pour provisoirement pallier les carences. Cependant, l'histoire de la misère sociale de la France a rendu son initiative pérenne. Il est également à l'origine d'une loi dite « Loi Coluche », votée en 1988. Cette loi permet à un particulier ou à une entreprise qui souhaite faire un don à certains organismes d’aide aux personnes en difficulté, de déduire, dans une certaine limite, 75 % de la somme donnée de ses impôts.

Sa célèbre salopette bleue et blanche qu'il arbore depuis le début de sa carrière d'humoriste, provient du mouvement Emmaüs. Devenu célèbre, il « renvoie l'ascenseur » à l'association humanitaire, en remettant un chèque d'un montant élevé, solde des dons réunis pour les Restos du Cœur[33] à son fondateur, l’Abbé Pierre.

Hommages[modifier | modifier le code]

Émissions de télévision[modifier | modifier le code]

  • En 1989, La Cinq diffuse plusieurs sketches chaque soir de la semaine, avant et après le journal de 20 heures, sous le titre « C'est l'histoire d'un mec »[réf. nécessaire].
  • En avril 1991, sur La Cinq, « Coluche-Le Luron pour toujours » ou « Coluche, Le Luron, est-ce bien raisonnable ? » présente de nombreux sketches et extraits de spectacles des deux comiques puis se termine par la parodie de mariage en public de Coluche avec Thierry Le Luron[34],[35].
  • En 2006, en hommage à Coluche pour les vingt ans de sa mort, sont passés à la télévision trois documentaires : Coluche, toujours 20 ans, reprenant les meilleurs de ses sketchs, avec comme interprète Didier Gustin (réalisateur Guy Job)[36], Coluche, la France a besoin de toi ! de Eric Guéret (celui-ci étant plus axé sur sa vie personnelle et familiale)[37] et Coluche : une mort sans réponse (voix off de Philippe Labro) est plus basé sur sa mort.
  • En août 2008, sur France 2, Laurent Delahousse propose une numéro de l'émission « Un jour, un destin » consacré à Coluche[38].
  • En avril 2011 à l'occasion des 25 ans de sa mort, sur France 5, Marie Drucker présente trois émissions consacrées à Coluche dans le cadre de la série « C'est notre histoire »[39] ainsi qu'une grande soirée Coluche avec deux documentaires sur Paris Première[40].
  • En novembre 2011 et rediffusion en mars 2013, sur France 3, "Coluche, un clown ennemi d'État", documentaire unitaire 56 minutes, réalisateur Jean Louis Perez, France 3[41]
  • En février 2012 et rediffusé en octobre 2012, sur TMC, Laurence Boccolini présente « Éternel Coluche », émission en deux volets, consacrée à l'artiste[42].
  • En septembre 2012, France 4 diffuse « Coluche, l'histoire d'un mec »[43], suivi de « Coluche, l'ami public numéro 1 »[44].
  • En mai 2014 à cette occasion (et ce même mois), un documentaire sur la chaîne D8 a été diffusé, Du Schmilblick aux Restos du cœur : la folle histoire de Coluche (23 mai de 20 h 50 à 22 h 45, rediffusé le 25 à 18 h 35 et le 1er juin à 22 h 45) ; fêtant de façon posthume le 19 mai 1974, jour de sa première apparition sur la scène télévisée et retraçant sa vie[45].

Film[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coluche, l'histoire d'un mec.

Le 15 octobre 2008, Coluche, l'histoire d'un mec, un film réalisé par Antoine de Caunes et portant sur les événements autour de la candidature de Coluche lors de l'élection présidentielle française de 1981 sort en salle. François-Xavier Demaison en est l'acteur principal. Le film est vu par 540 005 spectateurs en France[46].

Musique[modifier | modifier le code]

Renaud, ami depuis 1969, rendra hommage à Coluche, dans la chanson « Putain de camion »
  • Gérard Lenorman ; clin d'œil à Coluche de son vivant, dans la chanson Si j'étais Président (1980) : « Coluche, notre ministre de la rigolade, imposerait des manèges, sur toutes les esplanades… »
  • Renaud, ami proche (Coluche est aussi le parrain de sa fille Lolita) ; quelques jours à peine après sa mort, le chanteur lui dédie la chanson « Putain de camion ». un album du même nom sort deux ans plus tard. Quelques années auparavant et signé sous son patronyme Michel Colucci, Coluche a composé pour Renaud, le titre « Soleil immonde », paru sur l'album le retour de Gérard Lambert sorti en 1981. Renaud cite également son ami artiste dans la chanson Mon bistrot préféré.
  • Gogol Premier, chanteur de punk français, signe la chanson Mais qui va nous faire marrer (juin 1986) quelques heures (www.lemague.net/dyn/spip.php?article2226) après la mort de Coluche. Gogol Premier apparaît par ailleurs, dans le film Tchao Pantin de Claude Berri.
  • Jean-Luc Lahaye lui rend hommage dans le titre J' t'aime quand même (Tchao Coluche), face B du 45 tours Il faudrait que tu reviennes toutes deux extraites de l'album Flagrant délit tendresse (septembre 1986).
  • Vulcain, groupe de heavy metal français, signe la chanson Jeudi 19 juin dans l'album Big Brothers (1986) en souvenir du jour de sa mort.
  • Les VRP font allusion à Coluche dans leur chanson Mardi Gras (1989) : « Vivement mardi gras, […] avec un faux Coluche qui essaye de vous faire marrer […] C’est l’histoire d’un mec… »
  • Les Wriggles parlent de la mort de Coluche dans leur chanson Le complot (1994) : « Vous croyez que Coluche est mort bêtement écrasé par un camion ? »
  • Carlos : Colucci (1997)
  • Soprano dans sa chanson Hiro (2010) lui rend hommage en affirmant vouloir « remonter le temps pour crever les pneus de sa moto ».
  • Les Fatals Picards critiquent les Enfoirés dans leur chanson C'est l'histoire d'une meuf (1989) : « T'espères au moins que sur le refrain c'est toi qui tiens Coluche par la main". »
  • Bérurier Noir dans leur chanson On a faim (1990) : « salut même aux Restos du cœur, c'est tout de même mieux que chez les bonnes sœurs. »
  • La Fouine parle des Restos du cœur de Coluche dans sa chanson Débuter en bas (2011) : « Cache tes courses maman quand tu reviens de chez Coluche »

Autre[modifier | modifier le code]

L'astéroïde (170906) Coluche est nommé en son honneur.

Fleurs[modifier | modifier le code]

  • Une variété de rose, est nommée Rose 'Coluche' en son honneur. On peut la voir par exemple dans la roseraie du parc du Thabor à Rennes.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Une statue de Coluche au Vigan, dans le Gard, installée dans un parc du centre ville[47].
  • Plaque commémorative sur la route d'Opio[2],[48].
  • Une statue, du sculpteur Guillaume Werle, représentant sa célèbre salopette est inaugurée le mardi 14 juin 2011 à Montrouge, place de la République.

Noms d'établissements[modifier | modifier le code]

Le rosier Coluche.
Multiples jonquilles représentant Coluche à la fête des jonquilles de Gérardmer en 2011

Odonymes[modifier | modifier le code]

La place Coluche à Paris.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Auteur et coauteur[modifier | modifier le code]

  • Avec Xavier Thibault :
    • J'y ai dit viens
    • J'suis l'andouille qui fait l'imbécile
    • Je suis un voyou
    • The blues in Clermont-Ferrand
    • Quand je serai grand
    • Je veux rester dans le noir
    • Oh ! Ginette
    • Noël
    • Reviens, va-t'en
  • Avec Patrick Olivier :
    • Sois fainéant (Ou conseil à un nourrisson)
    • Stéphane Maréchal
  • Avec Alain Pellet :

Interprète[modifier | modifier le code]

  • Quand je serai grand j'veux être con (Michel Colucci / Xavier Thibault).
  • On n'est pas là pour se faire engueuler (de Boris Vian et J. Walter).
  • J'tape un doigt (d'Alcouff, D'Onorio et Pinzano).
  • La Chanson des Restos, écrite par Jean-Jacques Goldman (paroles et musique).
  • La salsa du démon (Coluche remplace durant une certaine période, le chanteur Jacques Delaporte, interprète de Belzébuth).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frank Tenaille, Le Roman de Coluche, Seghers, 1986 ;
  • Ludovic Paris, Aldo Martinez et Jean-Michel Vaguelsy, Coluche, à cœur et à cris, Le Livre de Poche, 1988 ;
  • Philippe Boggio, Coluche, l'histoire d'un mec, Flammarion, 1991, 1999 et 2006 ;
  • Manuel Devilliers, Coluche : du rire au cœur, éditions Desclée de Brouwer, 135 p., 1996
  • Robert Mallat, Coluche, Devos et les autres, L'Archipel, 1997 ;
  • Ludovic Paris et Dominique Delpierre, Coluche, cet ami-là, Michel Lafont, 2001, 212 p.;
  • Jean-Michel Vaguelsy, Coluche, roi du cœur, Plon, 2002, 261 p. ;
  • Bernard Pascuito, Coluche, le livre du souvenir, Sand & Tchou, 2003 ;
  • Coluche, l'aristo du cœur, Télérama, hors série 2006.
  • Jean Depussé et Antoine Casubolo, Coluche, l'accident. Éditions Privé, 2006 ;
  • Coluche, c'est l'histoire d'un mec, article d'Éric Pincas, paru dans l'Historia de juillet 2006.
  • Romain Frétar, Coluche : L'Arme au Cœur, Éditions Alphée, 2009 ;
  • Sandro Cassati, Coluche : du rire aux larmes, éditions City, 234 p., 2011

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Un CD parut en 1991 regroupant les meilleurs extraits de l'émission "l'humour continue pendant les travaux" de Coluche sur RFM.
  • L'intégrale de ses sketches est rééditée en 1996 dans un coffret de sept CD, sous le nom Coluche intégral. Le coffret prend la forme et le graphisme d'un carton de lessive.
  • Un coffret de trois DVD Coluche : Ses plus grands sketches, Tf1 Vidéo, 2002.
  • Un DVD regroupe les meilleurs moments de ses deux passages au Jeu de la vérité de Patrick Sabatier, Tf1 Vidéo, 2001.
  • Un coffret Vive la guerre regroupant les DVD Coluche 1 faux volumes 1 à 3 ainsi que les manuscrits originaux de l'opéra sur le thème de la guerre écrit en 1986 par Coluche mais jamais interprété en public, une série de photos rares de Coluche et les paroles des chansons de l'opéra, StudioCanal, 2011.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Coluche, illustré par Reiser, Y’en aura pour tout le monde (ISBN 2070385418)[53]
  • Coluche, Ça roule ma poule (ISBN 978-2-7491-0033-3)[54]
  • Coluche, Elle est courte mais elle est bonne (ISBN 2253152633)[55]
  • Coluche, Et vous trouvez ça drôle ? (ISBN 2253148091)[56]
  • Coluche, L'horreur est humaine (ISBN 2-253-07299-0)[57]
  • Coluche, Pensées et anecdotes (ISBN 2738211755)[58]
  • Coluche, La France pliée en quatre, Paris, éditions Calmann-Lévy, 42 p., 1981
  • « Coluche en Bd et Images », Moto Journal no 755 du 26 juin 1986 (expliquant de façon détaillé son accident le 19 juin 1986) et Coluche, c'est l'exploit d'un mec (d'Éric Courly, Bruno Gillet et Jean Gratton), édition Graton de 1999 et réédité en 2011, raconte en BD sa vie de sa naissance jusqu'à son décès.
  • Jean Waquet, Coluche, Soleil Productions, 79 p., 2006
  • Coluche, Le Best of Coluche, Le Cherche midi, 2006, 234 p. et 1 DVD (ISBN 2-7491-0698-2), Recueil d'entretiens donnés à la presse et à la radio
  • Coluche par Coluche, préfacé par Philippe Vandel, Le Cherche midi, 2004, 238 p. (ISBN 2-7491-0305-3)
  • Coluche, le pavé, préfacé par Pierre Bénichou, Le Cherche-midi, 2010, 525 p. (ISBN 9-782749-118109)
  • Coluche, le roi du gag par Christian Dureau, Éditions Didier Carpentier, 2011 (ISBN 2841677230)

Sketches[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive[59] :

  • 1974 : C'est l'histoire d'un mec
  • 1974 : Gugusse
  • 1974 : Je me marre
  • 1974 : La manifestation
  • 1974 : La procession télévisée
  • 1974 : Le CRS arabe
  • 1974 : Le match France-Angleterre
  • 1975 : J'suis l'andouille qui fait l'imbécile (chanson)
  • 1975 : J'y ai dit... viens (chanson canadienne) (chanson)
  • 1975 : Je suis un voyou (chanson)
  • 1975 : Je veux rester dans le noir (chanson)
  • 1975 : L'ancien combattant
  • 1975 : L'auto-stoppeur
  • 1975 : Le blouson noir
  • 1975 : Le flic
  • 1975 : Le schmilblick
  • 1975 : Mes adieux au music-hall
  • 1975 : Quand je serai grand (chanson)
  • 1975 : Quand je la vois (Quel émoi) (chanson)
  • 1975 : Tel père, tel fils (Gérard)
  • 1975 : The blues in Clermont-Ferrand (chanson)
  • 1976 : La gym
  • 1976 : Poème : noir !
  • 1976 : Le cancer du bras droit
  • 1977 : Et puis y’a la télé
  • 1977 : J'ai pas dit ça sur les sportifs
  • 1977 : Je suis bien content d'être en France
  • 1977 : La bagarre
  • 1977 : Le clochard analphabète (Le philosophe arabe)
  • 1977 : Les militaires
  • 1977 : Oh ! Que c'est beau (chanson)
  • 1977 : On n'a pas eu d'bol !
  • 1977 : Les français parlent aux...
  • 1977 : Moi ça va
  • 1977 : Mon papa
  • 1978 : Misère (chanson)
  • 1978 : On n'est pas là pour se faire engueuler (chanson)
  • 1978 : Qui perd, perd
  • 1978 : Stéphane Maréchal (chanson)
  • 1979 : Sois fainéant (ou conseils à un nourrisson) (chanson)
  • 1979 : La politique (En politique, on est 'achement balèze)
  • 1979 : La publicité
  • 1979 : Le permis de conduire
  • 1979 : Le syndicat : le délégué
  • 1979 : Le viol
  • 1979 : Les papes (Jean-Paul II et Jean Retiens I)
  • 1980 : Fâché avec tout le monde
  • 1980 : J'm'en fous
  • 1980 : L'étudiant
  • 1980 : Les hommes politiques[réf. nécessaire]
  • 1980 : Les vacances
  • 1980 : Revue de presse
  • 1980 : Si j'ai bien tout lu Freud
  • 1980 : Votez nul !
  • 1981 : J'tap' un doigt (chanson)
  • 1982 : La fanfare
  • 1982 : Trois-Quatre
  • 1982 : Un train peut en cacher un autre
  • 1986 : Jean-Marie
  • 1986 : L'administration
  • 1986 : La lettre à la secu
  • 1986 : La politesse
  • 1986 : La pute
  • 1986 : Le chômeur
  • 1986 : Les discours en disent long (ou silence on mange pour vous)
  • 1986 : Médecins sans diplôme
  • 1986 : P.C. C.G.T. Russie - Pologne
  • 1986 : Y s'foutent bien de notre gueule
  • Je n'sais plus
  • L'audition
  • La guitare enragée (chanson)
  • La informacion libre
  • La musique classique
  • Le Temps des cerises (chanson)
  • Les dinosaures
  • Les journalistes
  • Noël (chanson)
  • Oh ! Ginette (chanson)
  • Reviens va-t'en (chanson)
  • Un homme averti en vaut 2
  • Vous qui l'avez bien connu (chanson)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Comme vous le savez, les Italiens étaient associés à Hitler pour faire la guerre. Évidemment, l'Europe rêvait d'être envahie par l'Italie plutôt que par l'Allemagne mais, après la guerre, ça la foutait mal d'avoir été italien, ce qui était le cas de mon père... j'ai jamais eu un physique d'italien. Donc je m'en suis sorti » (Rock and Folk, 1985).
  2. « Ma mère nous habillait pareils, ma sœur et moi. Elle voulait qu'on soit impeccables. Une spécialité de pauvre. Comme d'avoir de grandes idées ».
  3. « À l'école, je foutais le bordel, mais c'était pas pour faire rire, c'était pour foutre le bordel. J'ai toujours été plus subversif que comique » (Rock and Folk, 1985).
  4. Il ne reste aucune trace de cette dictée, l’Éducation Nationale ne l’ayant jamais retrouvée.
  5. Celui-ci le suivra plus tard dans son aventure parisienne. Il est considéré comme un des modèles de Coluche pour ses sketchs : personnage rondouillard, jovial, picoleur et hâbleur.
  6. « Des comme lui, il n'y avait que lui. Ça se comptait sur les doigts d'un pouce » (L'Express, 1980).
  7. Précisé dans un entretien avec Mado Maurin publié dans Patrick Dewaere mon fils, ma vérité (Le Cherche midi, 2006), page 132
  8. « J'ai eu deux coups de pot dans ma vie : être découvert par Bouteille et surtout être viré par Bouteille » (Rock and Folk, 1974).
  9. L'actrice et ancienne compagne de Coluche, Miou-Miou, révèle ces faits dans l'émission C à vous diffusée sur France 5, le 3 octobre 2011.
  10. « Si j'ai pu me moquer des beaufs, des racistes, des cons, c'est aussi parce que je les aime bien. Parce que moi aussi, je suis un peu raciste, un peu con, un peu beauf sur les bords. En jouant sur l'ambiguïté, tu doubles le public » (Le Figaro Magazine, 1984).
  11. « Eh bien bonjour, le Schmilblick est aujourd'hui à Cajarc, petite ville de l'Aveyron. Je rappelle brièvement que le Schmilblick est rond, qu'il contient du jaune, qu'il tient dans la main, qu'on peut le faire cuire de différentes façons et qu'un navigateur le faisait tenir debout. À vous Cajarc ! À vous Simone ! Premier candidat... ». Le sketch est une réalisation de Martin Lamotte, qui joue le rôle de Guy Lux, Christine Dejoux étant Simone Garnier. Coluche lui[Qui ?] piquera aussi l'idée du Cancer du bras droit
  12. « Soit dit en passant, au Canard enchaîné, vous m'avez souvent roulé dans la merde… Remarque, je m'en fous ! C'est pas grave ! Plus on dit du mal de moi, plus je vends… Et puis j'vous aime bien quand même parce que Le Canard et ma pomme, dans ce pays, on est les seuls à être subversifs ! » (1980).
  13. Selon l'enquête policière, cet assassinat n'aurait rien à voir avec des motifs politiques mais correspondrait plutôt à un crime passionnel, ce que Coluche ignore à ce moment.
  14. Nom d’épouse figurant sur l’acte de décès de l’acteur, no 208-1982 de l’état-civil de la mairie du 14e arrondissement de Paris.
  15. qui fut également la compagne de ce dernier
  16. À ce sujet il déclare au jeu de la Vérité de Patrick Sabatier : « parce que je suis une nature excessive et que si je fais un truc, j'le fais trop. Alors j'ai mis le nez dedans, puis après j'ai mis la tête, j'en ai eu plein les oreilles. Mais j'en n'ai pas honte ».
  17. Le Petit Montrouge a été annexé à Paris en 1860.

Références[modifier | modifier le code]

  1. RECORD DU MONDE A MOTO KILOMETRE LANCE : COLUCHE, 29 septembre 1985, site de l'INA.
  2. a, b, c et d Photos du lieu de l'accident, sur le site bicylindre.conceptforum.net, consulté le 10 avril 2013
  3. Les hommes politiques de droite, comme de gauche, n’appréciaient pas d’être « concurrencés » par un humoriste.
  4. Coluche par Coluche, Paris, Le Cherche midi,‎ 2004, 238 p., p. 337
  5. Bernard Pascuito, Coluche Toujours vivant, éditions Payot, p. 15 (ISBN 2-228-90097-4).
  6. a, b, c, d, e, f, g et h Philippe Boggio, Coluche, J’ai lu,‎ juillet 1992 (ISBN 2-277-23268-8), « I Montrouge »
  7. Philippe Boggio, Le Monde du 17 juin 1996
  8. Il cite l'humoriste Robert Lamoureux sur le jeu de mots de l'homonymie du mot maître et mètre.
  9. Sandro Cassati, Coluche, du rire aux larmes, éditions City, 29 juin 2011, p. 99.
  10. Pierre Dac Président, article de l'hebdomadaire l'Express publié le 9 février 1995
  11. Coluche par Franck Tenaille (2e partie)
  12. Coluche, un candidat à abattre ?, reportage diffusé dans l'émission Secrets d'actualité.
  13. Émission Un jour, une heure diffusée le 25 juillet 2007.
  14. Droit de réponse : La littérature populaire, la violence et les feuilletons américains, sur le site Institut National de l'Audiovisuel, émission diffusée sur TF1 le 12 décembre 1981
  15. Coluche 25 ans déjà, sur le site de l'hebdomadaire l'Express publié le 19 juin 2011
  16. Philippe Boggio, Coluche, Flammarion, 1991, p. 363 (ISBN 2-7242-6555-6).
  17. Marc Bihan, « Interview de Fred Romano, la dernière compagne de Coluche », sur Lemague.net,‎ 22 juin 2006
  18. Didier Lavergne : « Il y a plein de choses qui ne collent pas » : « On est à la sortie d'un virage, il y a une courbe derrière nous, une autre devant nous, une ligne droite entre les deux et un camion, énorme, qui arrive lentement. Pas de clignotant, pas de voiture derrière lui. (...) Coluche est juste devant moi, il n'y a pas trois mètres entre nous. Je vois qu'il va croiser le camion. Je vais le croiser aussi. Et puis, lorsque le camion est arrivé à la hauteur de Coluche, tout d'un coup, le chauffeur a braqué la cabine sous son nez. Il a fermé la route. Comme une porte claquée sur sa figure et qu'il n'a pas eu le temps d'éviter. (...) Et Coluche tape de la tête sur l'angle, c'est aussi simple que ça. C'est une seconde. À un mètre ou deux, il aurait freiné. Mais jamais tu peux imaginer que le camion va faire ça. C'est ça la surprise, elle ne vient que de ça. De la manœuvre du camion. », sur le site /television.oldiblog.com
  19. a et b [vidéo]Décès de Coluche - vidéo du Journal Télévisé de 20h, Antenne 2, sur le site de l'INA, le 19 juin 1986
  20. Jean Depussé et Antoine Casubolo, Coluche, l'accident, éditions Privé,‎ 19 mai 2006, 227 p. (ISBN 978-2350760261)
  21. Coordonnées : (43° 39′ 37″ N 6° 59′ 26″ E / 43.660402, 6.990543). Antoine Casubolo interviewé par Thierry Ardisson dans l'émission [[Tout le monde en parle (France)|]] du 17 juin 2006 sur France 2 : Coluche, l'accident — Contre-enquête (1/2)puis 2/2.
  22. a et b Coluche : le chauffeur à l'origine de l'accident a fait une dépression, Le Figaro, 28 juin 2013.
  23. [PDF]Décision du Conseil de discipline du CSM (voir page 179 et suivantes)
  24. Le juge Renard sur la sellette, LCI, le 12 octobre 2004.
  25. 5 000 euros d'amende pour l'ex-juge Renard, Le Nouvel Observateur, 13 janvier 2006.
  26. Les dessous de la justice niçoise. Le rapport qui accuse, Libération, 12 octobre 2004.
  27. Un dossier consacré à l'accident mortel de Coluche, Europe 1, 28 juin 2013.
  28. Interview du chauffeur Albert Ardisson à l'origine de l'accident mortel de Coluche, Le Petit Niçois, juin 2013
  29. [vidéo] - Obsèques de Coluche - vidéo du Journal Télévisé de 20h, Antenne 2, sur le site de l'INA, le 24 juin 1986
  30. Coluche a désormais un rond-point à son nom à Opio, Nice-Matin, 23 juin 2013, consulté le 26 juin 2013.
  31. Jean-Luc Wachthausen, « Les fils Coluche encaissent les droits d'auteur de leur père », sur Le Figaro,‎ 20 février 2010
  32. « Un juge va enquêter sur l'héritage de Coluche », sur Le Parisien,‎ 14 janvier 2010
  33. Le montant était de 1,5 million de francs, ce qui correspondrait à environ 365 000 euros en valeur 2011.
  34. Coluche : - Le luron pour toujours, sur le site editingproductions.com, consulté le 24 septembre 2012
  35. 20.45 Variétés : Coluche, Le Luron, est-ce bien raisonnable?, sur le site du quotidien L'Humanité, le 7 mars 1991
  36. À quelques semaines 20e anniversaire la mort de Coluche, France 3...
  37. Coluche, la France a besoin de toi !
  38. - Un jour, un destin consacré à Coluche, France 2, sur le site de Télérama, le 16 septembre 2012
  39. - « C'est notre Histoire : Coluche », France 5, sur le site de CAPA, le 2 avril 2011
  40. www.programme-tv.net/programme/toutes-les-chaines/2006-06-17/divertissement ainsi que le lien explicatif: Coluche : le 19 juin, Paris Première rend hommage au comique le plus célèbre de France
  41. www.france3.fr, IMDb
  42. - Éternel Coluche, TMC, sur le site de Télérama, le 18 février 2012
  43. - Coluche, l'histoire d'un mec, sur le site television.telerama.fr
  44. - Coluche, l'ami public numéro 1, sur le site de Télérama, le 19 septembre 2012
  45. http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/fiche/d8/documentaire/158762608/du-schmilblick-aux-restos-du-coeur-la-folle-histoire-de-coluche.html
  46. CBO Box office en France.
  47. Photo de la statue de Coluche du Vigan, sur le site henricomte.com.
  48. (nl)Monument voor Coluche, sur le site phonk.net, consulté le 11 avril 2013
  49. Le collège de Rougemont-le-Château (Territoire de Belfort) prend le nom de Coluche, mais le maire condamne ce choix, sur le site Maire-info, 17 octobre 2006.
  50. Mairie de Paris - Place Coluche, sur le site v2asp.paris.fr.
  51. Rénovation de l'Espace Coluche Sur le site ville-clichy.
  52. Détails de l'Intégral Coluche, paru en 1996.
  53. Y’en aura pour tout le monde, sur le site evene.fr
  54. COLUCHE : Ça roule, ma poule, sur le site cherche-midi.com
  55. Elle est courte mais elle est bonne !, sur le site babelio.com
  56. Et vous trouvez ça drôle, sur le site abebooks.fr
  57. L'horreur est humaine, sur le site laprocure.com
  58. Pensées et anecdotes, sur le site evene.fr
  59. Lire en ligne la plupart des sketches et chansons de Coluche, sur le site michel.buze.perso.neuf.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

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