Michel Colombe
Michel Colombe[1] est un sculpteur français, né vers 1430 à Bourges[2],[3], mort à Tours probablement en 1515.
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Biographie [modifier]
Issu d'une famille berrichonne, il est le fils du sculpteur Philippe Colombe (†1457). En 1462, Jean de Bar, chambellan du roi Louis XI et bailli de Touraine, lui commande cinq statues pour la chapelle du château de Baugy (Cher) : la Vierge, les saints André et Jacques, et les saintes Catherine et Madeleine[4]. En 1474, Michel Colombe reçoit de Jean Briçonnet un paiement pour la réalisation d'une maquette en pierre, comme projet funéraire pour Louis XI dans Notre-Dame de Cléry[5], mais, peu convaincu, Louis XI s'adressera à Colin d'Amiens (Nicolas d'Ypres).
On sait que Michel Colombe était présent à Moulins en 1484 : avec Jehan de Rouen et Thévenin l'Imageur, il est chargé de confectionner des « éléphants articulés » à l'occasion de l'entrée dans la ville de la nouvelle duchesse Catherine d'Armagnac, épouse de Jean, duc de Bourbon[6].
En 1489, il travaille sur le projet de tombeau du roi Louis XI, dessiné par Jean Fouquet en 1484[4].
En 1496, il est installé à Tours[4], où est attribué à son atelier le revêtement mural sculpté de l'ensemble du groupe de la Mise au tombeau de l'abbaye de Solesmes[7],[8]. On lui doit notamment le magnifique tombeau du duc François II de Bretagne et de Marguerite de Foix, dans la cathédrale de Nantes (1507). Marguerite d'Autriche (1480-1530) lui commanda également le dessin du mausolée de son époux Philibert Ier de Savoie, qu'elle souhaita ensuite faire réaliser par Guillaume Regnault, neveu de Colombe, à Notre-Dame de Brou. La princesse changea de maître d'œuvre en 1512 et fit finalement appel au peintre flamand Jan Van Roome, dit Jean de Bruxelles, pour les trois tombeaux de l'église, et à Conrad Meyt (de) pour les gisants et transis[9].
Après la mort de l'évêque de Nantes Guillaume Guéguen en 1506, sa sculpture fut réalisée en albâtre et disposée dans la cathédrale[10].
En 1508, il exécute le retable de la chapelle haute du château de Gaillon[4].
L'abbesse Antoinette de Moustiers commande à l'atelier un christ pour la chapelle du Sépulcre de l'abbaye Notre-Dame de Jouarre, qu'elle a créée le 21 décembre 1514 (aujourd'hui il se trouve dans église paroissiale de Jouarre)[11].
Décès [modifier]
Michel Colombe décède vers l'âge de 85 ans, son élève et collaborateur Guillaume Regnault reprend l'atelier tourangeau en novembre 1515.
Source [modifier]
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Notes et références [modifier]
- On trouve aussi son nom écrit Michault Colomb
- Ou en Bretagne (Léon) selon Prosper Levot, dans sa Biographie bretonne
- Selon la fiche consacrée au Saint Georges combattant le dragon sur le site internet du musée du Louvre
- Service interministériel des archives de France, Michel Colombe sculpte le retable de la chapelle du château de Gaillon, célébrations nationales 2008
- Jean-René Gaborit, Michel Colombe et son temps, Comité des travaux historiques et scientifiques, 2001, p. 25
- source : A.D. Allier 4 E 196
- Inventaire général du patrimoine culturel des Pays de la Loire, Sablé-sur-Sarthe, documents de la base Palissy (IM72000430), 14 pages
- Notice no IM72000430, base Palissy, ministère français de la Culture
- Cf. Marie-Anne Sarda et Magali Philippe, Le Monastère royal de Brou, Bourg-en-Bresse, Fondation BNP Paribas, 2005, p.34
- Revue francaise, 3eannée, vol. 8, 1857, p. 496
- Jacques Baudoin, Normandie Ile-de-France - La sculpture flamboyante, éditions Créer, 1992, p. 205
Bibliographie [modifier]
- Paul Vitry, Michel Colombe et la sculpture française de son temps, Librairie centrale des Beaux-Arts, 1901
- Pierre Pradel, Michel Colombe, le dernier imagier gothique, Éditions d'Histoire et d'Art, librairie Plon, 1953
- Antony Roulliet, "Michel Colombe et son œuvre", 1884