Michel Colombe

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Médaille en or offerte par la ville de Tours à louis XII lors de son entrée solennelle, le 24 novembre 1500. Recto-verso, Louis XII et un porc-épic, d'après un modèle de Michel Colombe, par l'orfèvre Jean Chapillon

Michel Colombe, né vers 1430 dans le Berry, probablement à Bourges (et non en Bretagne)[1],[2], et mort à Tours avant novembre 1515, est un sculpteur statuaire français de l'école de Tours, sous les règnes de Charles VIII et Louis XII.

Biographie[modifier | modifier le code]

buste
Buste de Michel Colombe, exécuté par François Sicard (opéra de Tours).
Statue de Michel Colombe, exécutée par Pierre Dandelot (square François-Sicard, Tours).

Michel Colombe passe sa jeunesse en Berry, où son père Philippe Colombe (†1457), sculpteur, le forme et le dirige sur les chantiers de Bourges, et peut-être celui de l'hôtel de Jacques Cœur. En 1462, Jean de Bar, chambellan du roi Louis XI et bailli de Touraine, lui commande cinq statues pour la chapelle du château de Baugy (Cher) : la Vierge, les saints André et Jacques, et les saintes Catherine et Madeleine[2]. En 1474, il reçoit de Jean Briçonnet un paiement pour la réalisation d'une maquette en pierre, comme projet funéraire pour Louis XI dans Notre-Dame de Cléry[3], mais, peu convaincu, Louis XI s'adressera à Colin d'Amiens (Nicolas d'Ypres).

On sait que Michel Colombe était présent à Moulins en 1484 : avec Jehan de Rouen et Thévenin l'Imageur, il est chargé de confectionner des « éléphants articulés » à l'occasion de l'entrée dans la ville de la nouvelle duchesse Catherine d'Armagnac, épouse de Jean, duc de Bourbon[4].
En 1489, il travaille sur le projet de tombeau du roi Louis XI, dessiné par Jean Fouquet en 1484[2].

En 1496, il est installé à Tours[2], où est attribué à son atelier le revêtement mural sculpté de l'ensemble du groupe de la Mise au tombeau de l'abbaye de Solesmes[5].
On lui doit notamment le magnifique tombeau du duc François II de Bretagne et de Marguerite de Foix, dans la cathédrale de Nantes (1507). Marguerite d'Autriche (1480-1530) lui commanda également le dessin du mausolée de son époux Philibert II de Savoie qu'elle souhaita ensuite faire réaliser par Guillaume Regnault, neveu de Colombe, à Notre-Dame de Brou. La princesse changea de maître d'œuvre en 1512 et fit finalement appel au peintre flamand Jan Van Roome, dit Jean de Bruxelles, pour les trois tombeaux de l'église, et à Conrad Meyt pour les gisants et transis[6].
Après la mort de l'évêque de Nantes Guillaume Guéguen en 1506, sa sculpture fut réalisée en albâtre et disposée dans la cathédrale[7].
En 1508, il exécute le retable de la chapelle haute du château de Gaillon[2].

L'abbesse Antoinette de Moustiers commande à l'atelier un christ pour la chapelle du Sépulcre de l'abbaye Notre-Dame de Jouarre, qu'elle a créée le 21 décembre 1514 (aujourd'hui il se trouve dans église paroissiale de Jouarre)[8].

Décès[modifier | modifier le code]

Michel Colombe décède vers l'âge de 85 ans, son élève et collaborateur Guillaume Regnault reprend l'atelier tourangeau en novembre 1515.

Famille[modifier | modifier le code]

Michel Colombe est le fils Guillemette et de Philippe Colombe, sculpteur, qui réalisa, en 1416, un tombeau à gisant pour Jean de Brosse (avec une épitaphe rajoutée après sa mort), une Vierge de Pitié, et un saint Martin, pour l'église Notre-Dame d'Huriel. Philippe Colombe était à Bourges en 1434-1435, il habitait une maison du chapitre de la cathédrale sur la paroisse Saint-Pierre-le-Puellier, où il mourut en 1457[1].

Il a un frère Jean Colombe, enlumineur, et une sœur Jeanne Colombe ; Guillaume Regnault épousera successivement Louise, fille de Jean, puis Marie, fille de Jeanne.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marcel Aubert, Le dernier imagier gothique, Journal des savants, 1953, vol. 4, no 4, pp.  145-154, p. 146-147
  2. a, b, c, d et e Service interministériel des archives de France, Michel Colombe sculpte le retable de la chapelle du château de Gaillon, célébrations nationales 2008
  3. Jean-René Gaborit, Michel Colombe et son temps, Comité des travaux historiques et scientifiques, 2001, p. 25
  4. source : A.D. Allier 4 E 196
  5. Inventaire général du patrimoine culturel des Pays de la Loire, Sablé-sur-Sarthe : référence Palissy IM72000430, 14 pages
  6. Cf. Marie-Anne Sarda et Magali Philippe, Le Monastère royal de Brou, Bourg-en-Bresse, Fondation BNP Paribas, 2005, p.34
  7. Revue française, 3eannée, vol. 8, 1857, p. 496
  8. Jacques Baudoin, Normandie Ile-de-France - La sculpture flamboyante, éditions Créer, 1992, p. 205

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]