Michel Chevalier

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Michel Chevalier
Image illustrative de l'article Michel Chevalier
Fonctions
Sénateur du Second Empire
Député de l'Aveyron
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Limoges
Date de décès
Lieu de décès Château de Montplaisir (Olmet-et-Villecun)
Profession Économiste

Michel Chevalier est un homme politique et économiste français, né à Limoges le 13 janvier 1806 et mort au château de Montplaisir à Olmet-et-Villecun, près de Lodève, le 28 novembre 1879.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de Polytechnique (X1823), il en sort major et devient ingénieur du corps des Mines en 1829.

En 1830, après la Révolution de juillet, il devient un adepte de la doctrine saint-simonienne et éditeur du journal Le Globe, qui sera interdit en 1832 lorsque la « secte des Simoniens » est décrétée contraire à l'ordre public. Chevalier, en tant qu'éditeur, est condamné à six mois de prison qu'il effectue à Sainte-Pélagie.

À sa libération, le ministre de l'intérieur Adolphe Thiers l'envoie en mission aux États-Unis et au Mexique pour y observer l'état industriel et économique des Amériques. Il rencontre à Mexico Andrés Manuel del Río, l'un des plus grands minéralogistes de son temps. En 1837, il publie Des intérêts matériels en France, qui marque le véritable début de sa carrière. Il est nommé cette année-là Chevalier de la Légion d'honneur (Grand Officier de la L.H le 1/1/1861). En 1838, il est conseiller d'État.

En 1841, il obtient la chaire d'économie politique au Collège de France. Il se fiance en 1844 avec Emma Fournier, avec qui il se marie un an plus tard. Il est plutôt d'obédience libérale et libre-échangiste. Il est élu député de l'Aveyron à la Chambre en 1845. Il participe à la rédaction du Journaliste au Journal des débats en 1848. Il devient en 1851 membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Cette même année, il se rallie à Napoléon III, après le coup d'État. Il est nommé sénateur en 1869.

Malgré l'opposition des grands industriels et des Chambres, Chevalier tente d'imposer ses conceptions libre-échangistes à la politique commerciale de la France. Avec Richard Cobden et John Bright, il est l'un des artisans - aidé par François Barthélemy Arlès-Dufour - du traité franco-anglais de libre-échange de 1860, surnommé « traité Cobden-Chevalier », entre la France et le Royaume-Uni.

En 1867, il est président du jury international à l'Exposition universelle après avoir participé aux précédentes expositions en tant que président de la Commission d'économie domestique à l'exposition de Paris en 1855 et chef de la délégation française à l'exposition de Londres de 1862. À la chute de l'Empire en 1870, s'étant retiré de la vie publique, il fonde une société d'études pour la réalisation d'un tunnel sous la Manche. La concession du tunnel sera obtenue en 1880, quelques mois après sa mort, mais les travaux seront vite abandonnés.

Un de ses frères cadets Auguste Chevalier (1809-1868) fut normalien section scientifique, ingénieur, secrétaire général de la Présidence, député de l'Aveyron, saint-simonien et disciple de Prosper Enfantin, ami cher d'Évariste Galois qui lui dédia sa dernière et célèbre lettre la nuit précédant sa mort. Il fut un économiste et un homme d'affaires.

Michel Chevalier est le beau-père d'Albert Le Play, de Paul Leroy-Beaulieu, d'Émile Flourens et d'Émile Dehollain.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

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  • Système de la méditerranée, articles parus dans le journal Le Globe, 1832
  • Lettres sur l'Amérique du Nord, Paris, Charles Gosselin et Cie, 1836
  • Des Intérêts matériels en France, 1837
  • Histoire et description des voies de communication aux États-Unis, 1840-42, 2 volumes
  • Essais de politique industrielle, 1843
  • Cours d'économie politique, 1842-50, 3 volumes
  • L'Isthme de Panama, suivi d'un aperçu sur l'isthme de Suez, 1844
  • La Liberté aux États-unis, Paris, Capelle, 1849
  • Les Brevets d'invention examinés dans leurs rapports avec le principe de la liberté du travail et avec le principe de l'égalité des citoyens, 1878

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Walch, Michel Chevalier économiste Saint-Simonien 1806-1879, Bibliothèque d'histoire de la philosophie, Vrin, 2002 (ISBN 9782711641727) extraits en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]