Michel Bernanos

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Michel Bernanos (20 janvier 1923- 27 juillet 1964) est un poète et écrivain français, auteur notamment de romans fantastiques. Fils de Georges Bernanos, il utilisa également les noms de plume Michel Talbert et Michel Drowin, pour se détacher d'un nom de famille trop connu.

On lui doit notamment un cycle fantastique et initiatique inspiré par deux séjours au Brésil entre 1938 et 1948, centré autour du roman La Montagne morte de la vie (1967). La plupart de ses œuvres sont parues à titre posthume.

Il s'est suicidé dans la forêt de Fontainebleau.

Biographie[modifier | modifier le code]

La seule biographie qui semble être consacrée à Michel Bernanos est celle de Salsa Bertin : Michel Bernanos, l’insurgé [1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le cycle de la Montagne morte de la vie (Fleuve noir, 1996) qui comprend :
  1. Le Murmure des Dieux
  2. L'Envers de l'éperon
  3. La Montagne morte de la vie
  4. Ils ont déchiré Son image
  1. Les nuits de Rochemaure
  2. La Grande Bauche
  3. La Neige qui tue
  4. On lui a fait mal
  1. Le Cri des oiseaux
  2. La Forêt complice
  3. La Parole donnée
  4. La Prière à l'étoile
  5. La Tempête
  6. Le Passage

La Montagne Morte de la Vie[modifier | modifier le code]

Récit écrit en 1963 à Gentilly. Court, il se divise néanmoins en deux parties distinctes. La première partie ressemble dans ses débuts à un roman maritime. Un garçon de 18 ans embarque sur un navire, où il est d'abord tyrannisé par les autres membres de l'équipage, puis pris sous l'aile du cuisinier, Toine. Le bateau se trouve ensuite bloqué au niveau de l'équateur pendant des semaines, et s'ensuivent des scènes effroyables. Le galion finit par sombrer dans une tempête, laissant le protagoniste et son ami Toine seuls à la dérive dans la mer. Commence alors la seconde partie, qui s'imprègne beaucoup plus de fantastique. Les deux personnages principaux s'échouent sur une île des plus mystérieuses, où la couleur prédominante semble être le rouge. Il s'agira alors d'atteindre, malgré toutes les embûches parsemées dans ces lieux inconnus qui respirent la mort, l'autre côté de la montagne qui s'étend au loin, seul espoir éventuel de survie pour un humain. Michel Bernanos laisse transparaître dans son texte une vision de la nature humaine, du monde et de la mort originale et angoissée, mais aussi empreinte d'une rare beauté dans l'expression de son témoignage halluciné. Note : Ce roman a été traduit en anglais sous le titre "The Other Side Of The Mountain".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Éditions de Paris

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]