Michel Bergeron (hockey sur glace)

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Michel Bergeron

Surnom(s) Le Tigre[1]
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Né le 12 juin 1946,
Montréal (Canada)
Entraîneur retraité
A entraîné Draveurs de Trois-Rivières (LHJMQ)
Nordiques de Québec (LNH)
Rangers de New York (LNH)
Activité 1975 – 1990

Michel Bergeron, dit le Tigre, est né à Montréal au Québec (Canada) le 12 juin 1946. Après une jeunesse vouée au sport, Bergeron décide finalement de devenir entraîneur de hockey à la fin des années 60. Dans les années 70, après des succès importants avec des équipes mineures de la région de Montréal, Michel Bergeron se voit confier le rôle d'entraîneur-chef des Draveurs de Trois-Rivières. L'arrivée de Bergeron ne fera cependant pas l'unanimité immédiatement chez les amateurs trifluviens, insultés de voir Bergeron remplacer Claude Dolbec, véritable icône du hockey en Mauricie. Malgré certaines difficultés d'adaptation, les Draveurs et leur fougueux entraîneur ne tarderont pas à devenir une puissance dans la LHJMQ. Ils remporteront d'ailleurs la Coupe du Président en 1977-1978 et 1978-1979.

Carrière[modifier | modifier le code]

Le « Tigre » à la barre des Nordiques[modifier | modifier le code]

En 1980, Maurice Filion, directeur général des Nordiques de Québec, décide de remplacer lui-même l'entraîneur-chef Jacques Demers et fait appel à Bergeron, l'un des meilleurs entraîneurs juniors du Canada, pour prendre le rôle d'adjoint. Après seulement six matchs, les Nordiques se heurtent à d'importants obstacles. Filion décide alors de confier les rênes du club à son nouvel adjoint. Bergeron doit cependant patienter 11 matchs avant de goûter une première victoire, les Fleurdelisés s'étant alors engouffrés dans une profonde léthargie. En 1981-1982, les Nordiques se qualifient pour la deuxième fois de leur histoire pour les séries éliminatoires. Ils auront, comme adversaires en première ronde, nul autre que le Canadien de Montréal, qui vient de terminer cette année à 23 points devant les Nordiques. Néanmoins, les hommes de Bergeron causeront l'une des plus grandes surprises du monde sportif québécois en éliminant les hommes de Bob Berry en prolongation du cinquième et décisif match par un but de la « peste » des Nordiques, Dale Hunter. Les hommes de Bergeron ne cesseront de surprendre en accédant à la finale de la conférence Prince-de-Galles, ne baissant pavillon que devant les futurs champions de la Coupe Stanley, les Islanders de New York. En 1984, les Nordiques et le Canadien se retrouvent. Au sixième match, alors que les Québécois risquent l'élimination, les esprits s'échauffent en fin de deuxième période et éclate une violente bagarre générale. De retour en troisième, la période n'a même pas débuté que les coups se remettent à pleuvoir, au point où Bergeron doit être défendu par Jimmy Mann, l'homme fort du club, quand l'ailier droit du CH et ennemi juré de Bergeron, Mario Tremblay, tente de lui faire un mauvais parti. Le match tournera finalement à l'avantage des Montréalais qui enlèveront les honneurs de la série en six matchs. Bergeron et son équipe prendront cependant leur revanche au cours des séries du printemps 1985, lorsque Peter Šťastný marquera le but vainqueur en prolongation, au septième match au Forum de Montréal.

Après un échec en séries de 1986 face à Hartford, les Nordiques retrouvent le Canadien en demi-finale de conférence des séries 1987. Au cinquième match, l'arbitre d'office pour ce match, Kerry Fraser, refuse à Alain Côté un but qui avait toutes les apparences d'être valide. Bergeron est furieux, mais ne parvient pas à faire renverser la décision de Fraser. Incapables de s'en remettre, les Fleurdelisés sont éliminés en sept matchs.

Michel Bergeron chez les Rangers[modifier | modifier le code]

Lors des assises de la LNH 1987, Marcel Aubut, président des Nordiques, conclut avec le directeur général des Rangers de New York, Phil Esposito, l'échange de son entraîneur contre un choix de première ronde en 1988 (Daniel Doré) et une somme d'argent. Bergeron quitte donc les Nordiques et se retrouve chez les Rangers avec à la clé un contrat de trois ans. Malgré deux bonnes saisons avec les Blue Shirts, Bergeron n'arrivera jamais réellement à cohabiter avec Esposito, reconnu comme un tortionnaire d'entraîneur. Il est congédié à deux matchs de la fin du calendrier régulier 1988-1989, le premier avril. Les Rangers se feront éliminer des séries en 4 matchs seulement. Après être devenu chroniqueur à temps plein sur les ondes de CKAC Télémédia, Bergeron reçoit un téléphone de Martin Madden, directeur-gérant des Nordiques.

Bergeron de retour chez les Nordiques[modifier | modifier le code]

Au début de la saison 1989-1990, tous les espoirs sont permis aux Nordiques. Le club vient de mettre sous contrat la superstar Guy Lafleur, et a obtenu le premier choix au repêchage, jetant son dévolu sur l'attaquant Mats Sundin. Néanmoins, les Fleurdelisés connaissent une saison désastreuse. Les résultats catastrophiques se succèdent à un rythme effarant. L'équipe bat le record de 26 matchs consécutifs sans victoire. De plus, les Nordiques ne gagnent que 12 matchs et ne totalisent que 31 points au classement. Le directeur général Martin Madden est limogé et Maurice Filion le remplace par intérim. À l'été 1990, Marcel Aubut choisit de ne pas reconduire Filion dans ses fonctions et engage Pierre Pagé, qui à son tour congédie Bergeron et le remplace par Dave Chambers.

Michel Bergeron, analyste[modifier | modifier le code]

À l'automne 1990, Michel Bergeron est frappé d'une grave crise cardiaque. La carrière de Bergeron derrière un banc semble terminée, mais en juin 1992, lorsque Pat Burns remet sa démission comme entraîneur-chef du Canadien de Montréal, le nom de Michel Bergeron ressurgit. Toutefois, le directeur général du Canadien, Serge Savard, s'inquiète du cœur trop fragile de Bergeron et lui préfère Jacques Demers [réf. souhaitée]. Au cours de la saison 1993-1994, les Nordiques ratent les séries et Pierre Pagé, alors directeur général et entraîneur des Nordiques, est congédié. Le nouveau directeur général est l'ami et ex-agent de Bergeron, Pierre Lacroix. Le nom de Bergeron revient alors sur toutes les lèvres des amateurs de hockey québécois. Or, Lacroix, fortement influencé par Marcel Aubut, dit-on, laisse tomber son ami Bergeron et porte finalement son choix sur l'entraîneur-chef du club-école des Nordiques, Marc Crawford. Bergeron, déprimé d'avoir perdu sa chance de revenir derrière un banc de la Ligue nationale, se tourne alors vers les médias, puisqu'il avait déjà assuré, de 1990 à 1994, l'analyse des matchs des Canadiens à l'antenne du réseau TVA. Au cours d'une émission télévisée, Michel Bergeron nous a appris qu'à cette époque le Titan de Laval, propriété des frères Morissette, lui avait offert de devenir entraîneur-chef et directeur général et qu'après mûre réflexion, il avait décidé de décliner l'offre. En 1995, il remplace celui qui est, depuis, devenu son bon ami Mario Tremblay à l'analyse des matchs du Canadien sur le réseau TQS. En 1998, Radio-Canada fait appel à ses services pour remplacer le vénérable Gilles Tremblay à l'analyse des matchs de La Soirée du hockey. C'est à titre d'analyste de matchs de hockey que Bergeron couvrira les Jeux olympiques de Salt Lake City. En 2002, en fin de contrat avec la SRC, Bergeron signe avec TQS pour analyser les matchs du Canadien et faire partie du panel de débatteurs à l'émission 110%. De septembre 2002 à juin 2008, Bergeron suivra les activités du Canadien à titre de débatteur de l'émission sportive du réseau TQS. Il reprendra aussi le collier à l'occasion de la Coupe du monde de hockey sur glace 2004 pour le compte de Radio-Canada. En septembre 2008, las des multiples changements de programmation, à TQS, et attiré par une offre de contrat à RDS, Michel Bergeron se joint au Réseau des sports, où il assurera l'analyse des matchs des Canadiens, entre les périodes. Il participe aussi au nouveau talk show de RDS, l'Antichambre. Le 18 décembre 2013, il quitte RDS et l'émission l'Antichambre pour TVA Sports.

De retour derrière le banc pour la série Montréal-Québec[modifier | modifier le code]

En janvier 2010, il est engagé par le réseau TVA à titre d'entraîneur-chef de l'équipe de la Ville de Québec pour affronter la Ville de Montréal dans une série télé-réalité de 8 matchs. L'entraîneur-chef de l'équipe de Montréal est Guy Carbonneau. Il a remporté la série au compte final de 7-4 le 21 mars à Montréal.

Statistiques d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Pour les significations des abréviations, voir statistiques du hockey sur glace.

Statistiques par saison
Saison Équipe Ligue PJ  V   D   B  Pts Séries éliminatoires[2]
1975–76 Draveurs de Trois-Rivières LHJMQ 72 36 31 5 77 Défaite en deuxième ronde
1976–77 Draveurs de Trois-Rivières LHJMQ 72 38 24 10 86 Défaite en première ronde
1977–78 Draveurs de Trois-Rivières LHJMQ 72 47 18 7 101 Coupe du Président (LHJMQ)
1978–79 Draveurs de Trois-Rivières LHJMQ 72 58 8 6 122 Coupe du Président (LHJMQ)
1979–80 Draveurs de Trois-Rivières LHJMQ 72 36 27 9 81 Défaite en première ronde
1980–81 Nordiques de Québec LNH 74 29 29 16 (78) Défaite en première ronde
1981–82 Nordiques de Québec LNH 80 33 31 16 82 Défaite en troisième ronde
1982–83 Nordiques de Québec LNH 80 34 34 12 80 Défaite en première ronde
1983–84 Nordiques de Québec LNH 80 42 28 10 94 Défaite en deuxième ronde
1984–85 Nordiques de Québec LNH 80 41 30 9 91 Défaite en troisième ronde
1985–86 Nordiques de Québec LNH 80 43 31 6 92 Défaite en première ronde
1986–87 Nordiques de Québec LNH 80 31 39 10 72 Défaite en deuxième ronde
1987–88 Rangers de New York LNH 80 36 34 10 82 Pas en série
1988–89 Rangers de New York LNH 78 37 33 8 (82) (Congédié)
1989–90 Nordiques de Québec LNH 80 12 61 7 31 Pas en série
Totaux - LNH 792 338 350 104 -

Prédécesseurs et successeurs[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Bergeron, En direct de l'Univers, Radio-Canada consulté en ligne le 28 mars 2012.
  2. (en) « Michel Bergeron hockey statistics & profile », sur The Internet Hockey Database (consulté le 25 mars 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]