Michel-Ange Duquesne de Menneville

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Michel-Ange Duquesne
de Menneville
Image illustrative de l'article Michel-Ange Duquesne de Menneville
Fonctions
23e gouverneur général de la Nouvelle-France
juillet 175210 juillet 1755
Monarque Louis XV
Prédécesseur Charles III Le Moyne
Successeur Pierre de Rigaud de Vaudreuil
Biographie
Date de naissance vers 1700
Lieu de naissance Toulon
Date de décès 17 septembre 1778
Lieu de décès Antony
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Religion Catholicisme
Gouverneurs généraux de la Nouvelle-France

Michel-Ange Duquesne de Menneville né à Toulon en 1700 et mort le 17 septembre 1778, est un officier de marine et administrateur colonial français du XVIIIe siècle. Il est Gouverneur de la Nouvelle-France de juillet 1752 au 10 juillet 1755[1]. Rentré en France, il est promu chef d'escadre et sert pendant la Guerre de Sept Ans. Il est battu par l'amiral Osborn à la bataille de Carthagène en 1758.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Michel-Ange Duquesne de Menneville, est le fils d'Abraham du Quesne-Monnier, chef d'escadre, neveu du grand Abraham du Quesne.

Comme son père et son oncle avant lui, le jeune Duquesne est attiré par une carrière dans les armées navales. Il entre dans la Marine royale et est capitaine de vaisseau en 1749.

Gouverneur de la Nouvelle-France (1752-1755)[modifier | modifier le code]

Duquesne sert comme gouverneur général de la Nouvelle-France de 1752 jusqu'à 1755. Il est connu pour son rôle important au début de la guerre de Guerre de Sept Ans. En 1754, le Fort Duquesne fut établi au confluentt de la rivière Ohio, ce qui deviendra Pittsburgh. En 1758, le fort tombera aux Anglais.

Il avait un plan agressif pour la défense du Canada et de la Nouvelle-France. Il fait construire une série de forts pour protéger le territoire, tels que le Fort Le Boeuf, le Fort Machault, et le Fort Duquesne. Après, il partit pour la France.

Guerre de Sept Ans[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Sept Ans.

Rappelé en France, il est nommé chef d'escadre en 1755, puis commandant la marine à Toulon par intérim en 1757 et chef de l'escadre de la Méditerranée la même année.

Bataille devant Carthagène[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Carthagène (1758).
La capture du vaisseau de Duquesne, le Foudroyant par le HMS Monmouth, le 28 février 1758, devant Carthagène. (Tableau de F. Swaine, Musée de Londres)

En 1758, Duquesne mena une expédition de navires de Toulon, pour pouvoir relever l'escadron française qui prit le chemin pour Louisbourg, mais à du refouler vers le port de Carthagène, port neutre de l'Espagne. Cependant, Duquesne est attaqué par les navires Anglais de Henry Osborne, et deux de ses navires sont capturés, dont son vaisseau amiral Le Foudroyant, qui n'était pas sans signification pour les Anglais puisque c'était le vaisseau sur lequel La Galissonière avait battu Byng à Port-Mahon. Le but pour les Anglais était d'empêcher le ravitaillement de Louisbourg, qui dû se rendre la même année.

Il prend sa retraite avec lettres de provision de lieutenant général des armées navales et 6 000 livres de pension en 1772. Il meurt en 1778 à Antony, dans la Hauts-de-Seine en France à l'âge de 78 ans.

Hommage et postérité[modifier | modifier le code]

Le canton Duquesne et l'université de Duquesne furent nommées en son honneur.

« Il était d'une taille au-dessus de la moyenne, bien fait, et il avait de l'esprit ; il était fier et hautain et ne souffrait pas qu'on manquât impunément à ses ordres ... comme il avait peu de biens, il chercha à s'en procurer, mais ce ne fut jamais par des voies criantes ; son mérite ne fut pas connu[2]... »

La ville de Duquesne (aujourd'hui Kaous près de Jijel) en Algérie porte son nom de la fin du XIXe siècle à l'indépendance en 1962.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-L. Côté, « DUQUESNE (Du Quesne, Duqaine, Duquêne) DE MENNEVILLE, ANGE, marquis DUQUESNE », dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne, 2000, consulté le 16 février, 2010
  2. Mémoire sur les affaires du Canada, 1760

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-L. Côté. Michel-Ange Duquesne de Menneville dans le Dictionnaire biographique du Canada (édition en ligne). Université de Toronto/Université Laval. 1979-2005.
  • Charles William Dahlinger, The Marquis Duquesne, Sieur de Menneville, Founder of the City of Pittsburgh, Pittsburgh : Historical Society of Western Pennsylvania, 1932, 116 p.
  • Régis Roy, « Le gouverneur Du Quesne », dans Bulletin des recherches historiques, XII (1906) : 53.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]