Michael Wilson (homme politique)

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Michael Holcombe Wilson (né le 4 novembre 1937) est un diplomate, homme politique et chef d'entreprise Canadien.

Né à Toronto, Ontario, Wilson a fréquenté le Upper Canada College, puis l'Université de Trinity College à l'Université de Toronto où il a rejoint la "Kappa Alpha Society". Il travaillait comme directeur des investissements sur Bay Street lorsqu'il a été élu à la Chambre des communes en tant que député du parti progressiste-conservateur à l'élection fédérale de 1979. Il a occupé le portefeuille de ministre du commerce international durant les neuf mois du gouvernement minoritaire de Joe Clark.

Premiers pas en politique[modifier | modifier le code]

Wilson s'est porté candidat à la chefferie du parti progressiste-conservateur en 1983. Il tenta de se rallier les jeunes délégués en commanditant une prestation du groupe rock Spoons. Il se désista après le premier tour, et demanda à ses partisans de voter pour le vainqueur en bout de ligne, Brian Mulroney.

Mulroney confia à Wilson le ministère des Finances lorsque son parti forma un gouvernement après l'élection fédérale de 1984.

Il réforma le système d'impôts pour augmenter le nombre de contribuables et baisser les taux d'imposition, supprimant de nombreuses exemptions d'impôt et aida à négocier l'accord de libre-échange canado-américain. Wilson a aussi introduit la TPS en 1990, taxe qui a contribué à la constitution de surplus budgétaires au gouvernement fédéral.

En 1991, après sept ans comme ministre des finances, Wilson est devenu ministre de l'industrie, des sciences et des technologies, et ministre du commerce international. À ce titre, il a participé aux négociations de l'ALÉNA.

Retour à la vie privée[modifier | modifier le code]

Wilson n'a pas été candidat lors des élections fédérales de 1993, et est retourné sur Bay Street pour prendre la tête de sa propre firme de services de conseil financier. Il a plus tard rejoint la Banque Royale du Canada et a été membre du conseil d'administration et PDG de RT Capital lorsque cette compagnie a été vendue à UBS AG. Wilson était auparavant membre du conseil d'administration de UBS Canada.

Dans les dernières années il s'est fait porte-parole d'un groupe d'influence qui promeut les Partenariats public-privé. Il était membre de la "Canadian Coalition for Good Governance". En septembre 2003, Wilson a été désigné recteur du Trinity College.

Il milite pour la sensibilisation à la santé mentale, depuis le suicide de son fils dépressif. Il a institué la chaire Cameron Parker Holcombe Wilson d'études sur la dépression à l'Université de Toronto.

En octobre 2003, il a été fait officier de l'Ordre du Canada

Ambassadeur aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Le 16 février 2006, le premier ministre Stephen Harper a annoncé la nomination de Michael Wilson au poste d'ambassadeur canadien aux États-Unis. Wilson a succédé à Frank McKenna à Washington. Wilson est devenu le 22e ambassadeur canadien aux États-Unis le 13 mars 2006 lorsque le président George W. Bush a accepté ses doutes.

Allégations de fuites durant la campagne présidentielle du camp démocrate en 2008[modifier | modifier le code]

Le député fédéral canadien Navdeep Bains a appelé Wilson à démissionner de son poste d'ambassadeur pendant que les fuites qui ont affecté la campagne présidentielle du sénateur Barack Obama sont sous enquête. Wilson a publiquement admis avoir parlé au reporter de la CTV Tom Clark qui a, le premier, fait mention des fuites, avant la diffusion de son reportage, mais a refusé de dévoiler le contenu de leur échange[1],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Campbell Clark, « Envoy faces calls to resign in NAFTA leak probe », The Globe and Mail (consulté le 2008-03-12)
  2. (en) Tim Harper, « Envoy's role in leak questioned », Toronto Star (consulté le 2008-03-12)