Michael Checkland

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Michael Checkland, financier britannique, a été directeur général de la BBC de 1987 à 1992.

Biographie[modifier | modifier le code]

Expert comptable et sans aucune expérience de la programmation audiovisuelle[1], il a débuté au service des finances de la BBC en 1964. Le conseil d'administration a estimé qu'il avait le profil adéquat pour faire face au "rapport Peacock" critiquant les dépenses excessives de la BBC. Il a succédé au poste de directeur général à Alasdair Milne, qui était en conflit ouvert avec le gouvernement de Margaret Thatcher. Il dut se battre, par des déclarations défendant l'indépendance de l'entreprise. Il souhaitait rester jusqu'en 1995 mais dut céder la place à son adjoint John Birt après avoir critiqué en public le président du conseil d'administration Marmaduke Hussey.

Le refus de renouveler le contrat de Michael Checkland pour plus d'un an, l'obligeant à entériner le choix de John Birt est une décision dont la paternité a été attribuée à Marmaduke Hussey, alias "Duke Hussey", qualifié de "chien de garde" de Margaret Thatcher. Elle a été présentée comme une prise de violation des statuts de la BBC, c'est-à-dire sans permettre à d'autres salariés de l'entreprise de poser leur candidature[2].

Michael Checkland venait d'annoncer la suppression de 1250 emplois sur 23000 d'ici à 1997, sous forme de départs en retraite, de départs volontaires, mais aussi de licenciements, afin d'économiser 150 millions de sterling[3]. Dès son arrivée, il avait annoncé sa volonté de confier une part de ses programmes aux producteurs, afin de réaliser des économies. Avant d'accéder à la tête de l'entreprise il avait été administrateur de Visnews et vice-président de la Royal Television Society.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "L'affaire John Birt BBC : la vieille dame indigne", par Edward Baer, dans le Le Nouvel Observateur du 25 mars 1993[1]
  2. "L'affaire John Birt BBC : la vieille dame indigne", par Edward Baer, dans Le Nouvel Observateur du 25 mars 1993[2]
  3. "La BBC taille dans ses effectifs", dans L'Économiste du 01/10/1992 [3]