Meurtre au 43e étage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Meurtre au 43e étage

Titre original Someone's Watching Me!
Réalisation John Carpenter
Scénario John Carpenter
Sociétés de production Warner Bros. Television
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier
Première diffusion 1978
Durée 97 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Meurtre au 43e étage (Someone's Watching Me!) est un téléfilm américain réalisé par John Carpenter et diffusé en 1978 sur NBC.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Fraîchement débarquée à Los Angeles où elle trouve un poste dans une station de télévision locale, une jeune femme célibataire emménage au 43e étage d'une résidence huppée. Elle reçoit bientôt d'étranges cadeaux ainsi que des appels téléphoniques de plus en plus inquiétants. Persuadée qu'un maniaque lui en veut, elle contacte en vain la police avant de décider de poursuivre elle-même cet homme mystérieux qui la harcèle.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France : 15 octobre 2008 (DVD)[2]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

C'est lors du tournage de ce téléfilm que Carpenter rencontre celle qui allait devenir sa femme en 1979, Adrienne Barbeau qui incarne ici la toute première lesbienne non « stigmatisée » de la télévision américaine. En 1980, John Carpenter lui donne le rôle principal de Fog aux côtés de Jamie Lee Curtis et Janet Leigh, puis un rôle secondaire dans New York 1997 l'année suivante. Ils divorcent en 1984.

Analyse[modifier | modifier le code]

Juste avant de tourner son futur succès La Nuit des masques (1978), qui dévoilera aussi un potentiel horrifique inattendu des paisibles pavillons de banlieues, John Carpenter s'accommode étonnamment des restrictions télévisuelles de l'époque pour développer les phobies liées au cadre urbain, au déracinement de l'individu et à son isolement chronique au sein de la mégapole. Il admettra plus tard avoir dû atténuer en revanche la violence prévue dans un scénario initialement écrit pour le grand écran. Le metteur en scène reconnaîtra également la précieuse contribution de l'actrice Lauren Hutton, qui prêta beaucoup de sa propre personnalité à son personnage de femme à la fois vulnérable et combative.

Abusivement considéré comme mineur - voire globalement oublié - ce téléfilm, au budget manifestement très modeste, tranche pourtant notablement avec la production contemporaine par le réalisme de son approche et son efficace traitement de l'angoisse. Contrairement à sa biographie filmée Le Roman d'Elvis, également tournée, non sans brio, pour la télévision l'année suivante, Meurtre au 43e étage intègre du reste sans mal la filmographie d'un cinéaste plus notoirement portée sur l'horreur et la science-fiction.

Enfin, n'osant pas mettre trop en avant le thème pourtant omniprésent du voyeurisme (conformément à son titrage original), la traduction en langue française opta plutôt pour un titre neutre et passe-partout, laissant songer à un polar plus ordinaire dont tout l'enjeu se réduirait de deviner l'identité du criminel. Si le mystère plane sur ce dernier jusqu'à très tard dans le récit, l'intrigue se joue de nos ententes en fournissant régulièrement quelques fausses pistes sans conséquence, pour mieux forcer le spectateur à partager les sourdes angoisses de l'héroïne. Très habilement, le film exploite bien davantage l'anonymat de son tortionnaire qu'il ne s'attarde sur le cheminement nous permettant de lever le mystère.

Bande sonore[modifier | modifier le code]

Fait assez rare dans la carrière de John Carpenter, il ne signe pas lui-même la bande originale.

Le graphisme du générique du début ainsi que sa musique sont un flagrant hommage à ceux de La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock.

Distinction[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]