Metarhizium anisopliae
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| Mouches tsé-tsé tuées par M. anisopliae | |||||||||
| Classification classique | |||||||||
| Règne | Fungi | ||||||||
| Division | Ascomycota | ||||||||
| Classe | Sordariomycetes | ||||||||
| Sous-classe | Hypocreomycetidae | ||||||||
| Ordre | Hypocreales | ||||||||
| Famille | Clavicipitaceae | ||||||||
| Genre | Metarhizium | ||||||||
| Nom binominal | |||||||||
| Metarhizium anisopliae (Metchnikoff) Sorokin, 1883 |
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Metarhizium anisopliae, connu auparavant sous le nom de Entomophthora anisopliae (basionyme), est un champignon mitosporique avec une reproduction asexuée de la famille des Clavicipitaceae.
Sommaire |
[modifier] Description
Metarhizium anisopliae est un champignon qui pousse naturellement dans les sols à travers le monde et cause des maladies chez une gamme variée d’insectes en agissant comme un parasite; il appartient ainsi aux champignons entomopathogènes. Il a été utilisé comme insecticide biologique pour lutter contre certains insectes nuisibles comme les sauteriaux, les termites, les thrips, etc. et son utilisation dans la lutte contre la transmission du paludisme par les moustiques est sous investigation[1].
La maladie causée par ce champignon est appelée la muscardine verte à cause de la couleur verte de ses spores. Quand les spores (proprement appelés conidies) du champignon sont en contact avec le corps d’un insecte hôte, ils germent et les hyphes qui émergent pénètrent la cuticule. Le champignon se développe alors à l’intérieur du corps tuant l’insecte. La cuticule du cadavre devient souvent rouge. Si l’humidité ambiante est assez élevée, une moisissure blanche pousse sur le cadavre qui très tôt change en une couleur verte comme les spores produites. La plupart des insectes vivants au sol ont développé une défense naturelle contre le champignon, mais le champignon est dans une bataille évolutionnaire pour surmonter ces défenses, qui a mené un grand nombre de souches à être adaptées à certains groupes d’insectes[2].
[modifier] Lutte biologique
Certaines souches sont tellement spécifiques qu’elles ont eu le statut de variété, comme Metarhizium anisopliae var. acridum[3], qui infecte presque exclusivement des sauteriaux du sous-ordre des Caelifera. Plusieurs groupes de recherche, y inclus le programme international LUBILOSA, ont identifié les défis techniques clés du développement de produits mycoinsecticides, y inclus: la sélection des isolats, la production en masse et les méthodes et techniques d'application (formulation et épandage)[4]. Autrement dit, la lutte contre les insectes (mortalité) dépend de facteurs tels que le nombre de spores épandues contre l'insecte hôte, la formulation[5] et les conditions climatiques[6]. Des formulations à base d'huile permettent l'épandage de spores fongiques sous des conditions sèches et sont compatibles avec les techniques d'épandage en UBV (ultra bas volume) en lutte antiacridienne.
Le champignon n’infecte pas les humains ni les animaux et est considéré comme un insecticide sans danger. Les spores microscopiques sont appliquées telles quelles dans les champs affectés; le plan pour la lutte contre le paludisme est d'enduire des moustiquaires ou des tissus de coton fixés au mur.
[modifier] Systématique
Ilya I. Mechnikov appela Entomophthora anisopliae d'après l'espèce d'insecte à partir de laquelle le champignon avait été isolé pour la première fois, le coléoptère Anisoplia austriaca. C’est un champignon mitosporique avec une reproduction asexuée qui était classifié auparavant dans la classe de forme Hyphomycetes de l'embranchement de forme Deuteromycota (appelé souvent aussi Fungi Imperfecti). Les Deuteromycota ont été utilisé afin de grouper tous les champignons pour lesquels le stade sexué (téléomorphe) n'était pas connu. Ce n'est donc pas un vrai taxon dans le sens classique. La technique des empreintes génétiques étant disponible maintenant il est devenu possible de placer ces champignons dans des taxons appropriés. La plupart s'avèrent être les formes asexuées (anamorphes) de champignons dans l'embranchement Ascomycota. Les téléomorphes des espèces de Metarhizium paraissent être des membres du genre Metacordyceps[7]. Metacordyceps taii (comme Cordyceps taii) a été décrit comme téléomorphe de Metarhizium taii[8], mais ce dernier a été synonymisé avec Metarhizium anisopliae var. anisopliae[9]. Cela veut dire que Metacordyceps taii peut maintenant être considéré comme téléomorphe de M. a. anisopliae. Il n'est pas encore clair si les autres variétés de M. anisopliae ont leurs propres téléomorphes. Cependant, il est possible que certaines souches de M. anisopliae, si non la plupart, ont perdu la capacité de se reproduire sexuellement.
[modifier] Références
- ↑ McNeil, Donald G. Jr., « Fungus Fatal to Mosquito May Aid Global War on Malaria », dans The New York Times, vol. 104, 10 June 2005, p. 135-151 [texte intégral]
- ↑ Freimoser, F. M., Screen, S., Bagga, S., Hu, G. et St. Leger, R.J., « EST analysis of two subspecies of Metarhizium anisopliae reveals a plethora of secreted proteins with potential activity in insect hosts », dans Microbiology, vol. 149, 2003, p. 239-247
- ↑ Driver, F., Milner, R.J. et Trueman, W.H.A., « A Taxonomic revision of Metarhizium based on sequence analysis of ribosomal DNA », dans Mycological Research, vol. 104, 2000, p. 135-151
- ↑ C. J. Lomer, C. Prior et C. Kooyman, « Development of Metarhizium spp. for the control of grasshoppers and locusts », dans Memoirs of the Entomological Society of Canada, vol. 171, 1997, p. 265-286
- ↑ (en) H.D. (ed.) Burges, Formulation of Microbial Biopesticides, beneficial microorganisms, nematodes and seed treatments, Kluwer Academic, Dordrecht, Netherlands, 1998, p. 412 pp.
- ↑ Thomas, M.H. et Blanford, S., « Thermal biology in insect-parasite interactions », dans Trends in Ecology and Evolution, vol. 18, 2003, p. 344-350
- ↑ Sung, G.-H., Hywel-Jones, N.L., Sung, J.-M., Luangsa-ard, J.J., Shrestha, B. et Spatafora1, J.W., « Phylogenetic classification of Cordyceps and the clavicipitaceous fungi », dans Studies in Mycology, vol. 57, 2007, p. 5–59
- ↑ Liang, Z.-Q., Liu, A.-Y. et Liu, J.-L., « A new species of the genus Cordyceps and its Metarhizium anamorph », dans Acta Mycologica Sinica, vol. 10, 1991, p. 257-262
- ↑ Huang B., Li C., Humber R.A., Hodge K.T., Fan M. et Li Z., « Molecular evidence for the taxonomic status of Metarhizium taii and its teleomorph, Cordyceps taii (Hypocreales, Clavicipitaceae) », dans Mycotaxon, vol. 94, 2005, p. 137-147
[modifier] Liens externes
- Référence Index Fungorum : Metarhizium anisopliae (en)
- Programme LUBILOSA, site web du programme qui a développé Metarhizium pour la lutte anti-acridienne

