Merveilleuse Angélique

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Merveilleuse Angélique

Réalisation Bernard Borderie
Scénario Claude Brulé
Bernard Borderie
Francis Cosne
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau : France Francos Films
Drapeau : France CICC
Drapeau : Italie FonoRoma
Drapeau : Allemagne Gloria-Film GmbH
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre film d'aventure
film historique
Sortie 1965
Durée 100 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Merveilleuse Angélique est un film franco-germano-italien, réalisé par Bernard Borderie d'après un roman d'Anne et Serge Golon, sorti en 1965.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film commence sur une scène rocambolesque : Conan Bécher, le moine inquisiteur qui a plaidé contre le comte de Peyrac, l'accusant de sorcellerie et le condamnant aux flammes de la place de Grève, est poursuivi dans Paris par des bandits qui le traînent jusque dans le repaire de Calembredaine, alias Nicolas. Un bûcher lui a été préparé pour venger la mort de Joffrey ; mais Bécher, terrifié par l'idée du supplice qu'on lui promet, meurt sur le coup, laissant bras ballants ses bourreaux, qui pour oublier leur frustration, s'empressent de fêter sa mort dans l'alcool.

Pendant que tous les bandits festoient, Angélique se morfond dans sa luxueuse chambre. Nicolas la rejoint, et ne parvenant pas à lui faire passer sa mélancolie, tente plutôt sa chance ; Angélique cède finalement, ruminant cependant sa vengeance contre tous ceux qui ont fait son malheur. Calembredaine et toute sa bande sont aux petits soins avec leur marquise, ce qui n'est pas du goût de la Polak, une prostituée jalouse, qui attise un peu le mécontentement général contre elle. Lorsqu'Angélique détourne au cours d'une promenade de Barcarole (un nain de la troupe de Calembredaine) un chien bien connu d'elle, sa rivale profite de cette occasion pour enjoindre Nicolas à se débarrasser d'elle, sous prétexte qu'elle fricote avec la police : en effet, le chien qu'elle avait su calmer n'est autre que Sorbonne, le chien de François Desgrez, l'avocat de Joffrey, devenu policier après cela. Angélique s'explique de cette connaissance, mais elle n'est pas passée inaperçue : le Grand Coërse, bandit rival de Calembredaine, envoie un de ses émissaires chercher Angélique pour qu'elle s'explique de ses accointances avec la police, tricherie aux yeux de ces brigands qui estiment leur pacte de plus ou moins non agression conclu avec Calembredaine comme rompu. Nicolas choisit plutôt de se battre contre l'émissaire. Après un combat où il sort perdant, l'envoyé du Grand Coërse monte en épingle la situation et propose à son chef une vengeance : ils s'allieraient à la police pour tendre une embuscade à la bande de Calembredaine à la fête prochaine.

Comme le tout Paris populaire s'empresse de participer à la fête où comédiens et autres artistes font démonstration de leurs arts, Nicolas échappe de peu au poignard de l'émissaire de Coërse puis engage ses gens dans une bataille entre les deux clans, jusqu'à ce que la police arrive avec des renforts. Il s'enfuit ensuite avec Angélique, mais n'échappe pas à la balle d'un des policiers, et meurt dans les bras d'Angélique.

Pendant ce temps, le Grand Coërse a fait dévaliser le repaire de Calembredaine, enlevant les enfants et les richesses, puis laissant la police attraper les prostituées qui s'y trouvent et les punir. Comme le capitaine de la garde (complètement saoul) cherche à profiter des charmes d'Angélique, celle-ci lui demande la permission d'aller chercher ses enfants avec l'aide de ses policiers, et promet qu'elle reviendra ensuite lui accorder ses faveurs. Elle récupère ses deux fils chez des bohémiens à qui on avait vendu le plus jeune, puis les confie à l'aubergiste du "Coq hardi".

Angélique, dans un instant de rêverie, fait plus tard la connaissance d'un aimable jeune homme, qui se présente comme le Vent, mais est plus connu sous le nom de Poète crotté. Il rédige des pamphlets et est recherché par la police.

Angélique reprend le Coq Hardi qu'elle baptise "Le Masque rouge" et fait prospérer cette modeste auberge, qui devient vite un endroit chic et réputé. Un soir, une douzaine de courtisans masqués et fins saouls s'emparent de Linot, un garçon qu'Angélique avait pris sous son aile après la déroute du clan de Calembredaine, et cherchent à le sacrifier. Un duel s'engage entre deux courtisans, dont le marquis de Plessis-Bellières (cousin d'Angélique), qui refuse cette immolation. Cependant l'un d'eux tue l'enfant, l'assassin se révélant ensuite être le frère du roi. Angélique les chasse bientôt, mais les bouteilles qu'ils ont jetées dans le feu transforment bientôt la petite gargote en brasier. Angélique a tout perdu à nouveau, et ce par la faute des mêmes courtisans qui avaient juré sa perte autrefois, impliqués dans le complot contre le roi et qu'elle seule pouvait dénoncer.

Pour se venger, Angélique décide de révéler par pamphlets successifs (soigneusement rédigés par le Poète crotté) les noms des courtisans responsables de l'incendie de son auberge et complices de la mort de Linot ; le tout Paris suit ces accusations, qui inquiètent bientôt le roi, qui reconnaît là les Grands de la Cour et les amis de son frère. Craignant que ces pamphlets ne dénoncent son frère comme l'assassin de l'enfant, il offre par l'entremise de François Desgrez de l'argent et de nombreux avantages à Angélique pour qu'elle se taise et réalise son rêve : fonder une chocolaterie. Plus tard, le Poète crotté sera attrapé et pendu sur ordre de Monsieur, ce dont Angélique se sent responsable.

Sa chocolaterie devient vite un endroit à la mode et rend Angélique riche et prospère. Cependant la belle caresse un rêve plus grand : elle rêve de revenir à la Cour et de regagner un titre de noblesse. Cette ambition gravite rapidement autour de son cousin le marquis de Plessis-Bellières, qu'elle veut épouser. Celui-ci lui avoue vouloir vendre la propriété familiale, où il a grandi et où il a connu sa cousine : Angélique décide de la racheter pour la lui offrir comme cadeau de mariage. Après de nombreuses disputes Angélique se retrouve à nouveau menacée par les conjurés qui, après l'arrestation de Fouquet, craignent d'être entraînés dans sa chute, car ils avaient conclu avec lui le pacte de tuer le roi, ce qu'avait empêché Angélique. Ils jurent donc sa mort, mais le marquis de Plessis-Bellières propose plutôt d'aller chercher la cassette (preuve de leur complot) qui avait été cachée dans la propriété familiale, où s'est réfugiée Angélique. Elle lui propose un marché : la cassette contre sa main. Mais au moment de passer devant le notaire pour préciser l'acte de mariage, elle se ravise et s'enfuit, comme son cousin ensevelit la cassette dans un étang proche.

De retour à Paris, Angélique est invitée (convoquée, faut-il dire) en tant que Sancé de Monteloup à la promenade du roi, où son cousin la présente à Louis XIV et demande au monarque sa bénédiction pour leur mariage. Ainsi coincée, Angélique se voit dans l'obligation d'épouser son cousin, idée qui finalement la ravit. Le roi a, l'espace d'un instant, semblé reconnaître la comtesse de Peyrac, mais se ravise finalement, et bénit les futurs mariés.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Filmographie d'Angélique[modifier | modifier le code]

La série des Angélique comporte cinq films réalisés par Bernard Borderie et a été un énorme succès commercial lors de sa sortie, plusieurs dizaines de fois rediffusé à la télévision depuis.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]