Merle d'Amérique

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Merle d'Amérique

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Turdus migratorius

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Turdidae
Genre Turdus

Nom binominal

Turdus migratorius
Linnaeus, 1758

Répartition géographique

alt=Description de l'image American_Robin-rangemap.png.


     /    habitat permanent

     /    zone de nidification

     /    zone d'hivernage

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Merle d'Amérique (Turdus migratorius), souvent appelé rouge-gorge par l'observateur néophyte, est une espèce de passereaux appartenant à la famille des Turdidae.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Le Merle d'Amérique mesure entre 25 et 28 cm de longueur. Il a des parties supérieures grises, et des parties inférieures orangées, d'habitude plus foncées chez le mâle. Sa coloration est proche de celle du Rouge-gorge européen, plus petit mais non apparenté, et souvent les gens confondent les deux espèces. Il y a sept races de merles d'Amérique, mais seul T.m. confinus dans le sud-ouest est particulièrement distinguable, avec ses parties inférieures gris-pâle.

Pendant la saison reproductive, des plumes noires facilement repérables poussent sur les têtes des mâles adultes ; après la saison reproductive, ils perdent ce plumage saisissant.

Reproduction[modifier | modifier le code]

oisillons au nid

Comme c'est le cas avec les oiseaux migrateurs, les mâles reviennent aux zones reproductives estivales avant les femelles et se font concurrence pour les lieux de nidification.

Les femelles peuvent choisir les mâles sur le critère de leur chant.

Les femelles construisent leur nid et pondent trois ou quatre œufs bleu pâle.

180 aller-retour par jour peuvent être faits pendant la construction du nid. Celui-ci est constitué de brindilles humides imbibées de boue qui en séchant, devient très résistante. Également, celui-ci peut être construit à partir d'un nid existant. À ce moment seul un mince tapis de brindilles fraîches recouvrira l'intérieur.

L'incubation, presque entièrement faite par la femelle, a une durée variant de 11 à 14 jours. 15 ou 16 jours après l'éclosion, les petits, qui pesaient 5,5 g à la naissance, commencent à voler. Souvent, il y a deux, et occasionnellement trois couvées de 3 à 6 œufs en une saison.

Si un oisillon tombe du nid, ses chances de survie sont directement proportionnelles à la quantité de prédateurs potentiels présents dans les environs. Les parents ne peuvent ramener un oisillon dans le nid comme les chats le font avec leurs petits.

Lorsque les petits quittent le nid, c'est un à la fois et c'est pour ne plus revenir. Quelques tentatives de retour peuvent être observées mais elles sont très rares. Il n'est pas impossible que l'imprécision des premières envolées mènent l'oisillon dans des secteurs hasardeux.

Une fois que le premier petit a quitté, les autres suivent à l'intérieur d'un délai de 24 heures.

Peu importe l'endroit où ils se réfugient, les parents continueront de nourrir leurs petits pendant 30 jours. Passé ce délai, le petit est laissé à lui-même et doit conquérir son propre territoire.

La femelle peut à la fois nourrir ses petits et entretenir une nouvelle couvée.

Pendant l'incubation, les œufs peuvent rester sans surveillance jusqu'à 40 minutes.

Comportement[modifier | modifier le code]

Cette espèce peut se regrouper en bandes de 250 000 individus. Ses principaux prédateurs sont le chat domestique, l'écureuil, le serpent, la couleuvre, le quiscale et la corneille.

L'adulte n'atterrit jamais directement près du nid, il se perche sur un promontoire de transition afin d'observer les alentours et d'y déceler d'éventuels dangers.

Lorsque les petits sont nés, lors de la présence de danger, les adultes poussent des cris d'alerte indiquant aux oisillons de se blottir dans le nid.

Certains individus peuvent passer l'hiver relativement au nord si la nourriture est abondante.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Se nourrissant de baies

Son régime alimentaire est typique des turdidés : un mélange d'insectes, de vers de terre et de baies. Les merles d'Amérique sont souvent vus sur les pelouses, repérant les vers de terre à l'œil. Ils sont particulièrement actifs à se nourrir à l'aube et au crépuscule. Ils ont un grand œsophage et y emmagasinent de la nourriture prédigérée.

Également, ils peuvent transporter dans leur bec une bonne quantité de nourriture fraîche que les petits s'empressent de s'arracher à tour de rôle.

Voix[modifier | modifier le code]

L'appel du Merle d'Amérique peut se traduire par «ti-lût,ti-lulût».

Dickcissel d'Amérique mâle perché sur un poteau métallique, chantant cou tendu et bec ouvert.

Chants et appels

Fichiers multimédia sur Commons :
Chant descendant du Merle d'Amérique, avec une mésange en fond sonore. :

Écouter le Merle d'Amérique
sur xeno-canto

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Habitat[modifier | modifier le code]

L'habitat du Merle d'Amérique comprend les régions boisées, les espaces agricoles et les zones urbaines.

Répartition[modifier | modifier le code]

C'est une espèce particulièrement fréquente, qui a su s'adapter facilement à l'Homme.
Cet oiseau se reproduit à travers le Canada et les États-Unis. Au nord, les merles d'Amérique se multiplient jusqu'aux limites de la végétation des arbres; Au sud, ils vont jusque dans la partie méridionale du Mexique et sur les côtes du Golfe du Mexique.

Les populations septentrionales sont migratrices. Certains merles passent parfois l'hiver dans le nord des États-Unis et le sud du Canada, en survivant sur les aubépines, les pommetiers, les cormiers, etc. mais la plupart le passent aux extrémités sud de leur zone de reproduction ; quelques merles se rendent même jusqu'au Texas et au Guatemala, certains spécimens ont été observés sur la côte pacifique sud du Costa Rica . L'aire d'hivernage des merles va pour certains individus jusqu'au centre de l'Ontario. La majorité part vers le sud à la fin du mois d'août et commence à revenir au mois de mars. (Les dates exactes varient avec la latitude et le climat, bien évidemment).

On l'a vu migrer vers l'Europe de l'Ouest quelques rares fois. À l'automne 2003, la migration fut déplacée vers l'est, ce qui amena de grandes migrations vers l'est des États-Unis. Présumément, ceci a mené à pas moins de trois trouvailles de merles d'Amérique en Grande-Bretagne, deux d'entre eux ayant essayé de passer l'hiver en 2003-2004, dont un fut finalement mangé par un épervier.

Ennemis[modifier | modifier le code]

Les merles ont de nombreux ennemis dont le principal, dans les milieux résidentiels, est le chat domestique. En hiver, ce sont le lynx, le Grand-Duc et la Chouette rayée. Les merles peuvent être chassés de leur abri par le Moineau domestique qui construit une couverture au-dessus de leur nid.

Le Merle d'Amérique et l'homme[modifier | modifier le code]

Le Turdus migratorius est l'un des oiseaux les plus connus en Amérique.

  • C'est l'«oiseau d'État» du Connecticut, du Michigan et du Wisconsin.
  • Crayola a une couleur de crayon, «bleu œuf de merle», nommée d'après la couleur des œufs.
  • Le Merle d'Amérique fut dépeint sur le billet canadien de 2$ de 1986 à 1996.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Référence[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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