Méréville (Essonne)

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48°19′06″N 02°05′13″E / 48.31833, 2.08694

Méréville

L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.

Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Étampes
Canton Méréville (chef-lieu)
Code Insee abr. 91390
Code postal 91660
Maire
Mandat en cours
Louis Auroux (DVD)
2008-2014
Intercommunalité sans
Démographie
Population 3 160 hab. (2006)
Densité 117 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
48° 19′ 06″ Nord
         2° 05′ 13″ Est
/ 48.3182786, 2.087059
Altitudes mini. 82 m — maxi. 142 m
Superficie 26,99 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Méréville (prononcer [me.ʁe.vil]) est une commune française située à soixante-deux kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Méréville et le siège du doyenné de Beauce-Méréville.

Ses habitants sont appelés les Mérévillois[1].

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

Position de Méréville en Essonne.
Méréville
Position de Méréville en Essonne.
Occupation des sols en 2003
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 5,47 % 149,01
Espace urbain non construit 3,02 % 82,39
Espace rural 91,51 % 2 494,16
Source : Iaurif[2]

Située au cœur de la vallée de la Juine, Méréville apparaît comme une oasis de verdure dans la plaine beauceronne. Posée en bordure du plateau beauceron, forte d'un territoire de près de 3000 hectares, Méréville se conjugue entre plaines de grande culture et vallée à la végétation luxuriante.

[modifier] Hydrographie

[modifier] Relief et géologie

[modifier] Communes limitrophes

Rose des vents Monnerville Saclas
& Guillerval
Saint-Cyr-la-Rivière Rose des vents
Angerville N Estouches
O    Méréville    E
S
Angerville Autruy-sur-Juine Autruy-sur-Juine
Enclave: {{{enclave}}}

[modifier] Climat

Méréville, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l'année. En moyenne annuelle, la température s'établit à 10,6°C, avec une maximale de 15,1°C et une minimale à 6,1°C. Les températures réelles relevées sont de 24,4°C en juillet au maximum et 0,3°C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,0°C le 1er juillet 1952 et -18,2°C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine de la banlieue par rapport à Paris, une différence négative constante de un à deux degrés celsius se fait sentir. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 805 heures par an. Les précipitations sont réparties également sur l'année, avec un total de 637 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Méréville
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,9 7,6 10,9 14,3 18,1 21,6 24,4 24,0 21,2 16,2 9,9 6,5 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 0,3 0,8 2,2 4,3 7,8 10,7 12,6 12,3 10,3 7,3 3,3 1,1 6,1
Températures moyennes (°C) 3,1 4,2 6,6 9,3 12,9 16,2 18,5 18,2 15,8 11,7 6,6 3,8 10,6
Ensoleillement (h) 58,5 85,2 134,7 176,6 206,7 230,4 252,2 225 180,3 129,5 74,6 50,7 1804,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 55,2 49,7 51,8 47,9 65,8 47,5 52,4 45,3 49,3 57,9 60,1 54,3 637,2
Source : Climatologie mensuelle à Orléans[3].

[modifier] Transports

[modifier] Lieux-dits, écarts et quartiers

[modifier] Toponymie

Au XIe siècle le nom de la ville est rendu par le latin Merervilla, ce qui semble indiquer selon Bernard Gineste un ancien seigneur du lieu répondant au nom d'origine germanique Merhier (mar-hari) bien attesté à l'époque sous la forme latine Marharius, et encore attesté comme patronyme[4]

[modifier] Histoire

[modifier] Antiquité et Moyen Âge

  • La ville, Merervilla au XIe siècle, semble tirer son nom de celui d'un ancien seigneur Merhier[5].
  • Les seigneurs de Méréville, issus de la famille des vicomtes de Chartres seigneurs du Puiset, furent très puissants à la fin du XIe siècle.

[modifier] Epoque moderne

[modifier] Epoque contemporaine

  • Méréville fut occupé par les Allemands du 23 juin 1940 au 16 août 1944[6].
  • En 2000, le château, déjà classé monument historique, a été racheté par le Conseil Général de l'Essonne aux fins de réhabilitation. Ce projet de grande envergure se déroulera sur une douzaine d'années.

[modifier] Démographie

[modifier] Évolution démographique

Évolution démographique de Méréville
1793 1800 1806 1821 1831 1836
1 361 1 454 1 415 1 541 1 704 1 784
1841 1846 1851 1856 1861 1866
1 752 1 785 1 702 1 704 1 667 1 641
1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 564 1 591 1 602 1 523 1 518 1 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 562 1 509 1 477 1 455 1 481 1 574
1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 527 1 565 1 580 1 908 2 195 2 367
1982 1990 1999 2006 - -
2 674 2 844 3 066 3 160 - -
(Sources : Cassini[7] et Insee[8])
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

[modifier] Pyramide des âges

Pyramide des âges à Méréville en 1999 en pourcentage[9].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2  Avant 1904  0,7
5,3  1905-1924  10,1
13,4  1925–1939  13,7
19,9  1940-1954  19,0
22,7  1955-1969  22,8
19,2  1970-1984  17,0
19,2  1985-1999  16,6
Pyramide des âges en Essonne en 1999 en pourcentage[10].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,1  Avant 1904  0,2
3,3  1905-1924  6,0
10,3  1925–1939  11,1
19,9  1940-1954  19,4
23,7  1955-1969  23,5
21,7  1970-1984  20,2
21,0  1985-1999  19,5

[modifier] Administration et politique

[modifier] Maires de Méréville


[modifier] Tendances et résultats politiques

[modifier] Enseignement

[modifier] Santé

[modifier] Services publics

[modifier] Jumelages

[modifier] Vie quotidienne à Méréville

[modifier] Culture

[modifier] Sport

[modifier] Lieux de culte

[modifier] Médias

[modifier] Économie

[modifier] Culture locale et patrimoine

[modifier] Patrimoine environnemental

cressonnière

Nul ne peut quitter Méréville sans avoir suivi le cours de la Juine et s'être promené dans ces beaux paysages de zone humide où l'on cultive le cresson depuis plus d'un siècle. Les cressonnières sont en effet un élément remarquable du paysage, labellisées « paysage de reconquête » depuis 1992 par le Ministère de l'Environnement, et classées « Site remarquable du goût »

Le département de l'Essonne est le premier producteur de cresson en France avec 40%.

[modifier] Patrimoine architectural

Sa halle du Moyen-Âge (env. 1511), son château et son parc (jadis l'un des plus beaux d'Europe), la Tour Trajane et le lavoir du XVIIIe siècle font de Méréville un des sites les plus pittoresques de la région.

Au début du XVIe siècle, Louis XII accorde au seigneur local, Bertrand de Reilhac, le droit de tenir 4 foires annuelles ainsi qu'un marché par semaine. Ce dernier fit alors édifier la halle que l'on peut encore admirer de nos jours. Ses proportions sont vastes (40m x 18m). Sa charpente et ses 4 rangées de piliers sont en chêne. L'ensemble repose sur des socles de pierres.

La Halle accueille aujourd'hui de grandes manifestations culturelles (concerts, opéras, potiers d'art...). Fête annuelle le week-end de Pâques.

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La colonne trajane

Acquise par la Commune le 9 septembre 1937 et classée monument historique depuis le 7 septembre 1978, la Tour faisait partie des fabriques du parc du Château. Elle fut construite par l'entrepreneur Pailhet entre 1791 et 1792 d'après un dessin d'Hubert Robert qui la nommait « Obélisque antique » et s'était inspiré de la colonne à décoration sculptée qui fut dédiée en 122 par le Sénat romain à l'empereur Trajan.

Haute de 100 pieds (33 mètres), il faut gravir 199 marches pour atteindre le sommet. En 1793, elle fut utilisée par Delambre et son assistant Bellet pour des opérations de mesures de l'arc du méridien terrestre qui devaient servir à déterminer le mètre-étalon (calculé comme la dix millionième partie du quart du méridien terrestre). L'entrée est actuellement gratuite. La tour offre un panorama à 360° de la Beauce qui mérite bien les quelques marches à monter. Les jours et heures d'ouverture sont consultables à l'Office du Tourisme.

Pont du Moulin

Le Lavoir, comme le Moulin du pont, faisait partie des fabriques du Parc de Méréville. Il y a quelques décennies, il était encore le lieu de rendez-vous des Mérévilloises qui lavaient leur linge en commentant l'actualité du village: l'écrivain Jean-Louis Bory nous a laissé de trucculentes descriptions de ces scènes. Situé au bord de la Juine, dans un cadre des plus pittoresques, le lavoir fut classé Monument Historique en 1977. Celui qui se rend à pied du Parc (face à la mairie) à la Tour, ne doit pas manquer cette vue en passant sur le pont de la Juine.

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L'église

Le clocher date du début du gothique (1140-1180). Il reste de l'époque carolingienne, la nef, les bas-côtés et le plan général en forme de basilique romane.

L'incendie de 1959 lui a valu un aménagement très dépouillé. En 1998, Philippe Cara Costea, artiste-peintre natif de Méréville, crée quatorze vitraux contemporains représentant des événements marquants de la vie de Jésus (Rosaire). Le même artiste sculpte en creux la grande Croix de 6m de hauteur située derrière le maître-autel. Un chemin de Croix assorti existait, il vient d'être posé. Des tableaux religieux des XVIIe et XVIIIe siècles ornent les fonts baptismaux et la nef centrale. Ils sont inscrits à l'Inventaire-des-Objets-Mobiliers de l'Essonne.

Article détaillé : Château de Méréville.
Le château

Propriété du Conseil général de l’Essonne depuis décembre 2000, le domaine de Méréville s’apprécie comme le dernier exemple de jardin pittoresque réalisé à la fin du XVIIIe siècle. Son acquisition relève d’une détermination politique – ambitieuse et volontaire, de réhabilitation, d’aménagement et de valorisation du site. Le Département entend ainsi participer à la valorisation du patrimoine bâti et paysager en conduisant des actions d’information et de sensibilisation sur les parcs et jardins historiques de l’Essonne.[1]

[modifier] Personnalités

Des figures célèbres ont marqué Méréville de leur empreinte : Jean-Louis Bory, écrivain, Jacques Bodoin, chansonnier, Philippe Cara Costea, artiste peintre, Blaise Cendrars, écrivain, Eugène Guillevic, poète, François-René de Chateaubriand.

  • Hubert Robert (1733-1808) peintre paysagiste inventeur des "Fabriques et du Parc Romantique de Méréville"
  • Jean-Louis Bory (1919-1979), écrivain, journaliste et critique, Prix Goncourt 1945
  • Philippe Cara Costea (1925-2006), peintre sculpteur, Prix de l'Académie des Beaux-Arts 1988

[modifier] Héraldique

Blason de Méréville.

Les armes de Méréville se blasonnent : D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux roses, et en pointe d'une gerbe du même.

[modifier] Mythes, légendes et anecdotes

  • Méréville a inspiré le village fictif de Jumainville, lieu du Mon village à l'heure allemande, prix Goncourt 1945 de Jean-Louis Bory, natif du village.
  • L'incendie qui a forcé la restauration "moderne" de l'église St Pierre ès Liens de Méréville a inspiré le peintre sculpteur Philippe Cara Costea natif du village et ami de J-L Bory. Ainsi furent réalisés entre 1970 et 2006, la grande Croix, les 12 vitraux restants, et le chemin de croix.

A eux-deux, (le fils du médecin et le fils du pharmacien), ils ont légué à Méréville un héritage artistique qui fait de ce village un site remarquable.

[modifier] Pour approfondir

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Méréville.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Notes et références

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 06/04/2009.
  2. Fiche communale d'occupation des sols sur le site de l'Iaurif. Consulté le 29/04/2009.
  3. Climatologie mensuelle à Orléans sur le site Infoclimat. Consulté le 29/04/2009.
  4. Bernard Gineste, "Merervilla, Méréville", in Corpus Etampois
  5. Bernard Gineste, "Merervilla, Méréville", in Corpus Etampois
  6. Georges Ferrand (maire de Méréville): "Sur l’Occupation et la Libération de Méréville (notes du 6 septembre et du 4 décembre 1944)", in Corpus Etampois
  7. Notice communale sur la base de données Cassini. Consulté le 17/03/2009.
  8. Données démographiques sur le site de l'Insee. Consulté le 17/03/2009.
  9. Pyramide des âges à Méréville en 1999 sur le site de l'Insee. Consulté le 17/05/2009.
  10. Pyramide des âges de l'Essonne en 1999 sur le site de l'Insee. Consulté le 27/09/2008.
  11. Liste des maires successifs sur la base de données mairesgenweb.org Consulté le 08/06/2009.
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