Mercure rouge

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Le terme mercure rouge désignait au XIXe siècle l'iodure de mercure. L'oxyde de mercure(II) est également de couleur rougeâtre, de même que le sulfure de mercure. Néanmoins l'expression « mercure rouge » a pris un sens bien particulier dans la dernière partie du XXe siècle. Ce terme a en effet été appliqué à une substance imaginaire, présentée, dans une variété de contextes, comme un matériau stratégique rentrant dans la construction des armes nucléaires, un explosif surpuissant[1].

On ignore l'origine exacte de cette escroquerie  : elle pourrait avoir été créée par un service de renseignements américain ou soviétique pour piéger les trafiquants et les « États voyous » cherchant à se procurer des matériaux stratégiques, ou par des employés de l'industrie chimique ex-soviétique cherchant à s'enrichir sur le marché noir[2]. Le produit était affublé de toutes sortes de propriétés extraordinaires[3].

Des échantillons ont été échangés sur les marchés clandestins, souvent à des prix de quelques centaines de dollars par gramme. Tous ceux qui ont été saisis et analysés contenaient diverses composés de mercure, d'iode et d'antimoine sans valeur.

Un avatar récent du mercure rouge a été un fait divers saoudien en 2009  : une rumeur a couru que certaines machines à coudre de marque Singer en contenaient, et quelques machines ont été vendues à des prix pouvant atteindre 200 000 riyals sur cette base[4]. Dans le film Red 2, des agents secrets sont à la recherche d'une bombe de mercure rouge.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yeltsingate
  2. (en) Chris Summers, « What is red mercury? », BBC News,‎ 25 July 2006 (lire en ligne)
  3. Les Tribulations d'un Français chez les ex-Soviets, site d'un ancien ingénieur de la Cogéma ayant travaillé en URSS puis en Russie.
  4. http://www.abc.net.au/news/stories/2009/04/15/2543046.htm