Mer d'Okhotsk

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Mer d'Okhotsk
Carte de la mer d'Okhotsk.
Carte de la mer d'Okhotsk.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la Russie Russie
Drapeau du Japon Japon
Géographie physique
Type Mer épicontinentale
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 53° N 149° E / 53, 14953° Nord 149° Est / 53, 149  
Superficie 1 580 000 km2
Profondeur
· Moyenne 777 m
· Maximale 3 374 m

Géolocalisation sur la carte : océan Pacifique

(Voir situation sur carte : océan Pacifique)
Mer d'Okhotsk

La mer d'Okhotsk (en russe : Охотское море, Okhotskoïe More) est une mer de l'océan Pacifique, située entre la péninsule du Kamtchatka à l'est, les îles des Kouriles au sud-est, l'île d'Hokkaidō à l'extrême sud, l'île de Sakhaline à l'ouest et une longue côte de la Sibérie orientale au nord comprenant les îles Chantar et la péninsule de Kamtchatka au nord-est. Elle tire son nom de la ville d'Okhotsk, la première colonie russe de la région.

Géographie[modifier | modifier le code]

La mer d'Okhotsk est reliée à la mer du Japon de part et d'autre de l'île de Sakhaline : à l'ouest via le golfe de Sakhaline et le détroit de Tartarie, au sud via le détroit de La Pérouse.

En hiver la navigation devient difficile, voire impossible, car l'eau douce en provenance de l'Amour amoindrit la salinité de la mer, et facilite la formation de glace. On constate alors l'apparition de nombreuses plaques de glace flottantes, dont la densité et la répartition sont relativement imprévisibles, notamment en raison des courants et des facteurs climatiques.

À l'exception de Hokkaidō, une des îles de l'archipel japonais, la mer est entourée de tous côtés par des territoires russes. Les Kouriles du Sud sont cependant revendiquées par le Japon depuis leur invasion en 1945.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le terme russe Okhotsk (Охотск) dérive du nom du fleuve Okhota, s'écoulant dans le nord du kraï de Khabarovsk. L'origine exacte serait toungouse (okat désignant la rivière), plutôt que russe (okhota désignant la chasse). En japonais, la mer n'a pas de nom traditionnel, malgré sa localisation, et s'appelle Ohōtsuku-kai (オホーツク海), qui est une transcription du nom russe (Охотское море).

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte bathymétrique

Les explorateurs Ivan Moskvitin et Vassili Poïarkov furent les premiers Occidentaux à visiter la mer d'Okhotsk ainsi que l'île de Sakhaline dans les années 1640. La première installation russe sur la rive fut le port d'Okhotsk qui céda sa suprématie commerciale au port d'Aïan dans les années 1840. La Compagnie russe d'Amérique avait le monopole de la navigation commerciale durant la première moitié du XIXe siècle.

La deuxième expédition du Kamtchatka, menée par Vitus Béring, entre 1733 et 1743, permit de cartographier la totalité de la côte. La Pérouse et William Robert Broughton furent les premiers navigateurs européens non russes connus pour avoir navigué sur ces eaux. Johann Adam von Krusenstern explora la partie orientale de l'île de Sakhaline en 1805. Mamiya Rinzo puis Guennadi Nevelskoï découvrirent que Sakhaline était en fait une île séparée du reste du continent par un mince détroit. Le premier rapport d'hydrologie détaillé sur la mer d'Okhotsk fut rédigé et publié par Stepan Makarov en 1894.

Durant le XIXe siècle la mer d'Okhotsk était un lieu prisé par les baleiniers en provenance des États-Unis. Les navires en partance du Massachusetts s'y rendaient via le cap Horn, dans l'espoir de capturer des baleines avant de repartir. La perspective de ramener de l'huile de baleine que l'on pouvait revendre au prix fort décidait les marins, malgré le fait que le voyage complet durait environ trois ans.

Durant la Guerre froide, la mer d'Okhotsk fut le théâtre d'opérations de la Marine de guerre américaine pour mettre sur écoute les câbles de communication sous-marins de la marine soviétique[1]. La flotte soviétique du Pacifique utilisait la mer d'Okhotsk comme zone d'essai pour ses missiles sous-marins, une activité stratégique que la Russie a conservée.

Ressources énergétiques fossiles[modifier | modifier le code]

Vingt-neuf zones d’accumulations potentielles de gaz ou de pétrole ont été identifiées sur le plateau de la mer d'Okhotsk qui longe la côte. Les réserves totales sont estimées à 3,5 milliards de tonnes de carburant, incluant 1,2 milliard de tonnes de pétrole et 1,5 milliard de tonnes de gaz[2].

Ports sur la mer d'Okhotsk[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Relaté dans le livre : Blind Man's Bluff: The Untold Story of American Submarine Espionage.
  2. Magadan Region de Kommersant, quotidien russe en ligne, daté du 22 janvier 2007.

Article connexe[modifier | modifier le code]