Mer d'Azov
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| Mer d'Azov | ||||
Image satellite de la mer d'Azov. |
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| Géographie humaine | ||||
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| Pays côtiers | ||||
| Géographie physique | ||||
| Type | Mer intracontinentale | |||
| Localisation | Mer Noire, océan Atlantique | |||
| Coordonnées | ||||
| Superficie | 37 600 km2 | |||
| Profondeur | ||||
| · Moyenne | 13 m | |||
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Géolocalisation sur la carte : mer Noire Géolocalisation sur la carte : Méditerranée |
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La mer d'Azov (en russe : Азовское море, Azovskoïe more ; en ukrainien : Азовське море, Azovs'ke more ; en tatar de Crimée : Azaq deñizi) est une mer intracontinentale peu profonde qui s'étend sur une superficie de 37 600 km2. Elle est bordée à l'ouest et au nord par l'Ukraine, à l'est par la Russie et au sud par la presqu'île de Crimée (Ukraine) et la péninsule de Taman (Russie), toutes deux séparées par le détroit de Kertch qui la relie à la mer Noire.
Sommaire |
Géographie, géomorphologie [modifier]
La mer d'Azov constitue en réalité l'estuaire commun de plusieurs fleuves, dont le principal est le Don. Les eaux de cette « mer » sont saumâtres (très peu salées) et peu profondes (10 mètres en moyenne) ; si peu profondes qu'à l’époque de la Grèce antique, la mer d'Azov était considérée comme un lac bordé de marais, appelé Palus Meotis (« lac Méotide »). Un canal a même dû être creusé le long du littoral sud-ouest (canal de Pivinichno), pour assurer la circulation des bateaux jusqu’au Dniepr, dont elle est très proche.
Hydrologie [modifier]
Si ce bassin a pris une telle proportion, cela tient au fait que le Don bute en son extrémité, à Rostov, sur les premiers contreforts de la chaîne du Caucase.
Certains fleuves s’y jetant prennent source dans le Caucase : Eïa, Beïsoug, Kouban. D'autres viennent des plaines d’Ukraine : Mious, Kalmious, Molotchna. La plupart d’entre eux forment un estuaire (liman) ou un delta individuel qui débouche ensuite dans ce bassin commun.
État, pressions, réponses [modifier]
L’eutrophisation d’origine agricole et urbaine est un des problèmes régionaux majeurs : les taux de nitrates en particulier ont doublé, voire triplé en mer Noire et en mer d’Azov dans les années 1980/1990 selon le rapport DOBRIS[1] qui estime que les contrôles des activités en pleine mer sont insuffisants. D'autres problèmes sont liés à l’introduction d’espèces non indigènes.
Aspects historiques et géostratégiques [modifier]
Sous l'Empire ottoman, on y pêchait l'esturgeon et on y produisait du caviar exporté vers la Russie[2].
On passe de la mer d'Azov à la mer Caspienne par le canal Don-Volga qui relie le Don à la Volga en amont respectivement de Rostov-sur-le-Don et d’Astrakhan. D'autre part, la liaison entre la mer d'Azov et la mer Noire se fait par le détroit de Kertch, qui représente de ce fait un point éminemment stratégique, et explique qu'il était gardé par le port antique de Théodosie. Ce détroit peu profond ne peut être franchi que par le chenal de Kertch, dans la zone portuaire du port homonyme.
Conflits de territorialité [modifier]
Autrefois mer intérieure de l'URSS, la mer d'Azov est considérée maintenant comme une mer internationale (par l'Ukraine) mais comme une « mer intérieure de la CEI » par la Russie. À la suite de l'incident de l'île de Touzla, en octobre 2003, un accord est intervenu entre la Russie et l'Ukraine sur la mer d'Azov et le détroit de Kertch.
Notes et références [modifier]
- Évaluation DOBRIS Agence européenne pour l’environnement, 1994
- Source : Anciennes archives impériales turques d’Istanbul, notamment explorées par et évoquée dans sa Leçon inaugurale du Collège de France par le turcologue Gilles Veinstein