Menuet (Maupassant)

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Menuet
Publication
Auteur Guy de Maupassant
Langue français
Parution Drapeau : France 20 novembre 1882
dans Le Gaulois
Recueil Contes de la bécasse
Nouvelle précédente/suivante
Précédent Pierrot La Peur Suivant

Menuet est une nouvelle de Guy de Maupassant, parue en 1882.

Historique[modifier | modifier le code]

Menuet est initialement publiée dans la revue Le Gaulois du 20 novembre 1882, puis dans le recueil Contes de la bécasse[1]. La nouvelle est dédiée à Paul Bourget qui est surtout connu à cette époque, comme critique.

Résumé[modifier | modifier le code]

Jean Bridelle, cinquante ans, vieux garçon, revient sur un petit évènement dont il a été témoin.

Jeune homme, il étudiait le droit et allait chaque matin se promener dans la pépinière du jardin du Luxembourg ; au calme, il lisait un peu et écoutait les bruits de Paris. Dans le jardin, il se pique de curiosité pour un vieillard qui, se croyant seul, danse dans les allées du jardin. Ils deviennent amis et l’homme lui raconte sa vie : il était maître de danse à l'Opéra de Paris sous Louis XV ; il est marié avec la Castris, une danseuse qui avait été aimée du roi et de ce siècle galant.

Jean Bridelle rencontre le couple un après-midi dans le jardin. L’homme parle de danse et Jean lui demande une description du menuet. Le couple âgé lui fait une démonstration ; ils ressemblent à « deux vieilles poupées qu’aurait fait danser une mécanique ancienne ». À la fin de la danse, ils éclatent en sanglots en s’embrassant, et lui font part de l’importance du jardin pour eux.

Bridelle part pour la province trois jours après. Quand il revient à Paris,deux ans plus tard, la pépinière a été détruite. Jean ne les reverra plus. Ont-ils survécu après la destruction de la pépinière ? Leur souvenir le hante.

Extraits[modifier | modifier le code]

« Les fortes brutalités de la nature ou des hommes peuvent nous faire pousser des cris d’horreur ou d’indignation, mais ne nous donnent point ce pincement au cœur, ce frisson qui vous passe dans le dos à la vue de certaines petites choses navrantes. »

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Volume Maupassant, contes et nouvelles, page 1485, Bibliothèque de la Pléiade

Liens externes[modifier | modifier le code]

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