Menier (entreprise)

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48° 51′ 27″ N 2° 37′ 22″ E / 48.857445, 2.622825 ()

Chocolaterie Menier (Moulin Saulnier à Noisiel)

Menier est une entreprise chocolatière française fondée en 1816 par Antoine Brutus Menier et elle a commencé à fabriquer les tablettes en 1856.

Aperçu historique[modifier | modifier le code]

C'est Antoine Brutus Menier qui fonde en 1816, l’entreprise chocolatière qui porte son nom. Celle-ci, installée à l’origine dans le quartier du Marais à Paris (rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie), vend des produits pharmaceutiques et des médicaments à base de chocolat aux vertus thérapeutiques.

En 1825, la firme déménage à Noisiel, sur le site de l’ancien moulin. En 1836, elle est la première à créer la tablette de chocolat. En 1867, Emile-Justin, fils d'Antoine Brutus Menier, décide de recentrer son usine sur la fabrication de chocolat. C’est aussi le moment de l’essor de la production et des effectifs de l’entreprise qui passent de 50 ouvriers en 1856 à 325 en 1867 (ils seront plus de 1500 dans les années 1950).

Le moulin est conçu par l'architecte Jules Saulnier et construit (1869-1872) par l'ingénieur Armand Moisant. C'est le premier bâtiment au monde à structure métallique apparente. Il est aussi caractérisé par les motifs de sa façade en carreaux de céramiques.

Réclame pour le Chocolat Menier en Grande-Bretagne, 1894

À la mort d'Emile-Justin, en 1881, ce sont ses fils, Gaston et surtout l'ainé, Henri, qui assurent les destinées de l'entreprise familiale. La fortune des Menier est telle, que Henri Menier, qui est par ailleurs maire de Noisiel, consacre une grande partie de son temps et de son argent à ses deux passions que sont le yachting et la course automobile. En 1895, il achète même l'Île d'Anticosti dans le golfe du Saint-Laurent au Canada pour en faire une réserve privée de chasse et de pêche et y fonde Port-Menier. En avril 1913, il acquiert le domaine et le château de Chenonceau qui, à sa mort, au mois de septembre suivant, est transmis à son frère Gaston, qui revend l'île d'Anticosti à une compagnie forestière canadienne en 1926. La chocolaterie cesse d'innover tandis que débute la Première Guerre mondiale. Gaston meurt en 1934, ses fils Georges, puis Jacques, lui succèdent, mais le Front populaire, fait perdre la mairie de Noisiel à la famille en 1938.

Après la Seconde Guerre mondiale, la firme commence à décliner, concurrencée par les barres chocolatées venues des États-Unis. Un an après la mort d'Hubert Menier (le troisième enfant de Georges) survenue en 1959, l'entreprise est contrainte de fusionner avec la société Rozan qui rachète la firme dans sa totalité en 1965. Deux ans plus tard, Antoine, le frère ainé d'Hubert et qui était cogérant de l'entreprise depuis 1953, meurt sans enfant à Paris, le à l'âge de 62 ans.

Quatre ans plus tard, en 1971, Menier est rachetée progressivement par Rowntree Mackintosh (en) (créateur des célèbres Smarties en 1937 et de la barre Lion en 1976) laquelle est acquise à son tour en 1988 par Nestlé. Le Moulin Saulnier est classé Monument historique en 1992.

Depuis 1996, le site Menier, au bord de la Marne, est le siège de la division France de Nestlé.

La marque Menier subsiste encore grâce à ses tablettes de chocolat pâtissier, ainsi qu'au chocolat en poudre, mais elle n'est plus guère mise en avant, notamment parce que la marque n'est connue que sur le marché français. La multinationale lui préfère donc son produit « Nestlé dessert ».

La cité ouvrière Menier[modifier | modifier le code]

Pavillons dans la cité ouvrière Menier à Noisiel

Elle est composée de nombreuses maisons.

À Noisiel[modifier | modifier le code]

Les maisons Menier de la commune de Noisiel sont un ensemble immobilier de maisons mitoyennes identiques, érigées par la chocolaterie Menier pour ses ouvriers. Situées le long de la place du Jeu de Paume, ces maisons sont typiques du XIXe siècle, avec leurs briques et leur céramique émaillée. Noisiel doit son industrialisation à l'installation de la chocolaterie Menier à Noisiel où travaille une forte proportion de la population active. À Noisiel, jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, une personne sur trois -soit environ 200 noiséliens- est un chocolat, surnom des ouvriers qui travaillent à la chocolaterie Menier.

Une petite partie de la chocolaterie Menier occupe une partie du territoire de Torcy, c'est l'atelier où se fabriquaient les caisses servant au transport par train des tablettes de chocolat produites chaque jour[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gerard Burlet, « Torcy - Route de Noisiel - Atelier des Caisses - Menier - Lavoir », sur [1] (consulté le 13 janvier 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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