Menetou-Râtel

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Menetou-Râtel
Image illustrative de l'article Menetou-Râtel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Arrondissement de Bourges
Canton Canton de Sancerre
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Michel Desreaux
2014-2020
Code postal 18300
Code commune 18144
Démographie
Population
municipale
479 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 07″ N 2° 45′ 24″ E / 47.3519, 2.756747° 21′ 07″ Nord 2° 45′ 24″ Est / 47.3519, 2.7567  
Altitude Min. 242 m – Max. 377 m
Superficie 28,01 km2
Localisation

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Menetou-Râtel

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Menetou-Râtel

Menetou-Râtel [mɛnətu] est une commune française située dans le département du Cher en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans la zone de transition entre le bocage du Pays-Fort au nord, la plaine de la Champagne berrichone au sud-ouest et le vignoble sancerrois au sud-est, Menetou-Râtel se trouve À environ 200 km au sud de Paris, soit environ 2 h 20 par la RN 7. Elle se situe aussi à 48 km au nord-est de Bourges et à 15 km de Sancerre.

Le point culminant de la commune se situe au nord-ouest, à 375m d'altitude au lieu-dit La Montagne des Marnes. De plus, trois ruisseaux prennent leur source sur le territoire de la commune : la Balance, le Couët (qui alimente l'étang du même nom et parcourt le lieu-dit) et la Salereine. Plusieurs mares et lavoirs sont visibles un peu partout dans ce hameau.

Cette commune est composée de plusieurs hameaux : La Forêt Gasselin, Les Champions, Maubois, La Vauvise, La Brosse, Les Rossignols, Couët, Le Petit Poisson, Le Grand Poisson.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Jars Subligny Sury-en-Vaux Rose des vents
N Verdigny
O    Menetou-Râtel    E
S
Sens-Beaujeu Crézancy-en-Sancerre Sancerre
Bué

Histoire[modifier | modifier le code]

Menetou-Ratel vient du nom du ratel, un animal ressemblant à un blaireau. Le nom des habitants est Monastéliens et Monastéliennes en raison du clocher et du presbytère qui abritait anciennement un monastère.

Les fouilles archéologiques de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle ont mis au jour les vestiges d'une occupation importante du territoire à l'époque gallo-romaine. Comme par exemple le moulin de Couët, la Grenouillère, et Outreville.

Plusieurs siècles plus tard, ce sont les archives de 1107 (bulle pontificale) qui mentionnent pour la première fois la paroisse de Menetou (Monastellione) dédiée à saint Martin et dépendante du monastère bénédictin de la Charité-sur-Loire. Le prieuré, attesté en 1194, est également sous la tutelle de l’abbaye. Au XIIIe siècle (1249), après différents pillages et exactions commis par Eudes II de Sully, seigneur de Beaujeu et ses hommes, une transaction et un suivi de paiement d'indemnités a lieu entre Eude et Jean (prieur de la Charité à cette époque) pour permettre de répartir officiellement les droits de justice sur les terres des uns et des autres.

Un siècle après, la guerre de Cent Ans apporte et son cortège de destructions

Au XVIIe siècle, le nom du village était Mentouratel et celui-ci dépendait de la justice de Concressault (sauf pour les lieux-dits du Poisson et du Rossignol qui dépendaient de la juridiction de Sancerre).

Le XVIIIe siècle apportera une hausse sensible de la population autour de l'église. La configuration du paysage amène à Menetou-Râtel la création d'une trentaine de lieux-dits. Ceux-ci se composent quasiment tous fermettes ou de maisons disposant d'un jardin potager ou d'un verger.

En effet, au XIXe siècle, les cultures sont essentiellement à dominante vivrière, avec quelques parcelles consacrées à l'agriculture viticole. La main d'œuvre et la demande d'emploi augmente et permet au village de faire croître sa démographie (environ 1452 habitants entre 1841 et 1872). En 1896, 95 % des terres sont classés terre arable, ce qui garantit la fertilité des terres et une aisance économique plus élevée que les villages voisins à dominante viticole.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Michel Desreaux    
mars 2001 mars 2008 Pierre Raffestin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 479 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 035 1 023 953 984 1 004 1 077 1 055 1 144 1 248
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 354 1 341 1 424 1 452 1 376 1 327 1 337 1 255 1 195
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 180 1 148 1 104 913 871 831 820 720 677
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
641 594 526 506 483 480 496 490 487
2011 - - - - - - - -
479 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin. XIIe, XIIIe siècle, 1886.
  • Prieuré Notre-Dame. XIVe siècle
  • Château de Couet. 1875.
  • Plaque commémorative des juifs tués au village pendant la Seconde Guerre mondiale. XXe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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