Melchiorre Gioia

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Melchiorre Gioia

Description de l'image Melchiorre Gioia.jpg.
Naissance
Plaisance (Drapeau de l'Italie Italie)
Décès
Milan (Drapeau de l'Italie Italie)
Nationalité Italien
Champs Économie, Journalisme, Politique

Melchiorre Gioia, né le à Plaisance et mort le à Milan, est un économiste, politique et intellectuel italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Del merito e delle ricompense

Melchiorre Gioia nait à Plaisance (une ville italienne, chef-lieu de la province de Plaisance, en Émilie-Romagne) dans une maison qui se trouve dans le centre historique de la ville, devenue l'actuelle rue Melchiorre Gioia. Ses parents, Gaspare Gioia et Marianna Cappellotti, appartiennent à une classe sociale émergente d'extraction petit-bourgeoise. Son père meurt à 57 ans (Melchiorre a alors 5 ans) et il reste orphelin à 13 ans quand sa mère meurt aussi. Il est recueilli par son oncle Giovanni et il s'oriente vers une carrière ecclésiastique. De 1784 à 1793 il étudie la philosophie et la théologie au college Alberoni (centre de diffusion des idéaux du Siècle des Lumières), où il devient un ecclésiastique.

Il s'intéresse aux questions politiques et en 1796 il réussit à un concours ouvert par la Société d'Instruction Publique de Milan. Après avoir renoncé à la prêtrise, il commence sa carrière journalistique en fondant différents journaux : "Il Monitore Italiano" (Le moniteur italien) (fondé avec Ugo Foscolo), "Il Censore" (Le Censeur), "La Gazzetta Nazionale della Cisalpina" (Le Journal National de la République cisalpine) et "Il Giornale filosofico politico" (Le Journal philosophique politique).

En 1801 Gioia est nommé historiographe de la République cisalpine et l'année d'après il publie "Il Nuovo Galateo" (La nouvelle Étiquette). Il écrit ce texte, qui eut trois éditions, pour contribuer à la civilisation du peuple de la République cisalpine.

Ses œuvres principaux sont : "Nuovo prospetto delle scienze economiche" (Nouvelle perspective des sciences économiques) (1815 - 1819), le traité "Del Merito e delle Ricompense" (Du mérite et des récompenses) (1818 - 1819), "Sulle manifatture nazionali" (Sur les manufactures nationales) (1819) et "L’ideologia" (L'idéologie) (1822).

Il meurt à Milan en 1829.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Pendant sa jeunesse il est un jacobin modéré, influencé par le jansénisme et par le sensualisme de Condillac et de John Locke ; après l'arrivée de Napoléon en Italie, il devient partisan du régime napoléonien.

Il fut membre de la Loge maçonnique "Reale Amalia Agusta" de Brescia, qui prit son nom de l'épouse du prince Eugène de Beauharnais, premier Grand Maître du Grand Orient d'Italie, loge qui fut en activité jusqu'en 1814[1].

Gioia pense qu'on peut comparer la société à un « marché général », « une grande machine qui doit tourner à un rythme le plus rapide possible ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Vittorio Gnocchini, L'Italia dei Liberi Muratori, Mimesis-Erasmo, Milano-Roma, 2005, p. 146.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giulio Ferroni, Storia della letteratura italiana - Edizione: Einaudi Scuola 1991