Megavirus chilensis

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Megavirus chilensis est un virus de la famille des Megaviridae[1] identifié par des chercheurs français du CNRS après sa découverte dans l'océan Pacifique au large des côtes du Chili[2].

Taille exceptionnelle[modifier | modifier le code]

Il fut un temps, à compter de sa découverte en avril 2010[3], le plus grand virus connu, présentant la plus grande capside et l'ADN viral le plus complexe[4].

Il est plus grand que le virus ebola (mesurant parfois plus de 1000 nm de long) et le mamavirus, deux des plus grands virus connus[5] avant la découverte de Megavirus chilensis[6].

Mais en 2013, un article de la revue scientifique Science a décrit deux virus encore plus gros et génétiquement encore plus complexes, les pandoravirus, trouvés respectivement dans des sédiments marins, face au Chili, et en eau douce (en Australie)[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Arslan D, Legendre M, Seltzer V, Abergel C, & Claverie JM (2011) Distant Mimivirus relative with a larger genome highlights the fundamental features of Megaviridae. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 108(42):17486-17491.
  2. « Des chercheurs découvrent un virus géant et très complexe dans la mer », maxisciences.com, 11 octobre 2011.
  3. Jean-Michel Claverie & Chantal Abergel, « Megavirus réécrit l'évolution des virus à ADN », Biofutur, N°327, Décembre 2011, p.11.
  4. Nicolas Revoy, « Megavirus chilensis lève le voile sur l'histoire évolutive des virus », sur Journal de la science,‎ 12 octobre 2011
  5. Enter the Virosphere Science News DOI:10.1002/scin.5591760820
  6. Le génome du plus gros virus jamais découvert séquencé le Monde - 11/10/2011
  7. Nadège Philippe, Matthieu Legendre, Gabriel Doutre, Yohann Couté, Olivier Poirot, Magali Lescot, Defne Arslan, Virginie Seltzer, Lionel Bertaux, Christophe Bruley, Jérome Garin, Jean-Michel Claverie, Chantal Abergel (2013), “Pandoraviruses: Amoeba viruses with genomes up to 2.5 Mb reaching that of parasitic eukaryotes”; Science. DOI:10.1126/science.1239181 (résumé)