Medumba

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Medumba
Bagangte,Bangangte
Pays Cameroun
Région Ndé (Région de l'Ouest)
Nombre de locuteurs 210.000[1]
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-2 bai[2]
ISO 639-3 byv
ISO 639-5 [2] bai[2]
IETF byv

Le medumba est l'une des 11 langues bamilékées

  • Le medumba est parlé surtout dans le département du Ndé, avec pour principales implantations Bangangté, Bakong, Bangoulap, Bahouoc, Bagnoun et Tonga. Il faut aussi dire qu'il est parlé dans la région du nord ouest avec les Bahouoc de Bali.
  • Le medumba serait d'origine égyptienne et à la source du Bamiléké. Son nom serait issu de Medu MBa, une langue dérivée de Medu Neter, ancienne langue égyptienne, signifiant Langue divine. La population est issue de plusieurs vagues de migration venant de l'ancienne égypte.
  • Dialecte(s): batongtou

Écriture[modifier | modifier le code]

L'alphabet medumba comprend 33 lettres, dont 23 consonnes et 10 voyelles ; et aussi 5 tons, dont 3 ponctuels et 2 mélodiques.

Alphabet[modifier | modifier le code]

Alphabet medumba
Majuscules A B C D Ə E Ɛ F G Gh H I J K L M N Ŋ O Ɔ S Sh T Ts U Ʉ V W Ny Y Z ʼ
Minuscules a ɑ b c d ə e ɛ f g gh h i j k l m n ŋ o ɔ s sh t ts u ʉ v w ny y z ʼ
Forme de l’alpha latin ‹ Ɑ, ɑ › utilisé en medumba

Tons[modifier | modifier le code]

En medumba, les signes placés au-dessus de certains lettres sont des accents indiquant les tons. On définit le ton comme la hauteur relative de la voix lorsqu'on prononce une syllabe. Il en existe 5: 3 tons ponctuels et 2 tons mélodiques.

Sur le plan lexical: Le ton permet de distinguer des mots. En effet, nous pouvons constater que certains mots s'écrivent exactement de la même manière, mais à cause de leurs tons ils peuvent être très différent les uns des autres, sans aucun rapport.
Exemple :

  • (humide) — avec un ton haut
  • (tombeau) — avec un ton bas
  • (effeuillé) — avec un ton montant

Ces trois mots s'écrivent fi, mais quand on ajoute le ton il n'y a aucun rapport entre les significations de ces mots.

Sur le plan grammatical: Le ton marque une grande pertinence, parce qu'il peut avoir plusieurs motifs. Il peut marquer l'appartenance, par exemple: kâ mɛn (l'assiette de l'enfant), alors qu'habituellement (assiette) s'écrit avec un ton haut. Il peut également marquer le temps d'un verbe.
Exemple :

  • ō ghʉ nkαb (si tu as de l'argent)
  • ό ghʉ nkαb (tu as de l'argent)

Les différents tons On distingue 3 tons ponctuels :

  • Le ton haut (´)
    • Exemples 
      • ká (assiette)
      • fá (le tout)
      • bí (le couteau)
  • Le ton bas (`)
    • Exemples :
      • fà (accident)
      • bàʼ (la maison)
      • mfìʼ (exemple)
  • Le ton moyen (-)
    • Exemples :
      • mbā (la noix)
      • fū (le remède)

et 2 tons mélodiques:

  • Le ton montant (˘)
    • Exemples :
      • sǎ - verse
      • bǐ - pourri
      • bǎ - mûrir
  • Le ton descendant (^)
    • Exemple :
      • mbâ - la marmite de ...

Dans la pratique, 3 tons seulement sur les 5 sont notés. Les tons haut et moyen ne sont pas notés à cause d'une règle orthographique qui l'autorise. En effet il est recommandé à toutes les langues camerounaises de ne pas noter le ton le plus fréquent de la langue pour ne pas encombrer l'écriture.

Quelques leçons de grammaire et d'orthographe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. UBS 1991
  2. a et b code générique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]