Mediapart

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Mediapart
Image illustrative de l'article Mediapart

Pays France
Langue Français
Périodicité Quotidienne
Genre Presse nationale
Diffusion Internet ex. (2008)
Fondateur Edwy Plenel
Date de fondation 2008
Ville d’édition 8, passage Brulon
12e arrondissement, Paris

Directeur de publication Edwy Plenel
Site web www.mediapart.fr

Mediapart (prononcé [medja'paʁt]) est un site web d'information et d'opinion créé en 2008 par François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit et Edwy Plenel[1]. Un abonnement payant est nécessaire pour lire les articles du site. L'équilibre financier aurait été atteint à l'automne 2010[2].

Mediapart héberge à la fois les articles rédigés par ses équipes propres (« le journal ») et ceux de ses utilisateurs (« le club »). Le site a joué un rôle clé dans la révélation de l'affaire Woerth-Bettencourt en 2010[3] et de l'affaire Cahuzac en 2012-2013[4].

Soutiens au projet de Mediapart en 2007[modifier | modifier le code]

Mediapart a reçu pendant sa campagne d’abonnements initiale de nombreux soutiens[5] qui se sont manifestés par une série de vidéos publiées sur le pré-site.

Beaucoup viennent de femmes et d’hommes politiques aux parcours divers et variés : Noël Mamère[6], François Bayrou[7], Dominique de Villepin[8], François Hollande[9], Arnaud Montebourg[10], Olivier Duhamel[11], Catherine Trautmann[12], Malek Boutih[13], Bariza Khiari[14], Daniel Cohn-Bendit[15], José Bové[16] et Olivier Besancenot[17].

Le soutien qui fit le plus de bruit[18] fut celui de Ségolène Royal, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007, qui recommanda l’abonnement[19] à tous les adhérents de son association Désirs d'avenir. Le directeur Edwy Plenel fut accusé de créer, sans l’avouer, un quotidien à son service. Ce fut l'objet de débats nombreux à l'intérieur et à l'extérieur de Mediapart. L’un des arguments les plus utilisés fut la collaboration entre Mediapart et l’agence Internet La Netscouade[20], créée par Benoît Thieulin qui fit partie de l’équipe de campagne de Ségolène Royal. Le débat a repris avec la phase préparatoire du congrès de Reims du PS[21]. La prise de parole d'Edwy Plenel au cours d'un événement organisé par Ségolène Royal à la Maison de la Chimie le samedi 28 juin 2008[22] a pu être interprétée comme une affiliation du président de Mediapart à la ligne politique de la candidate socialiste. Edwy Plenel a répondu aux critiques ainsi : « Je serai là samedi pour intervenir sur la liberté de la presse, pas pour appeler à voter Ségolène Royal. Je réponds à toutes les invitations pour évoquer ce sujet. Et je répondrai positivement à toutes les autres têtes d'affiche du PS (et des autres partis), si elles me demandaient de venir parler d'indépendance des médias à leurs militants. »[23]. Suite à cette affaire, le Club de Mediapart a longuement polémiqué dans un article signé « Serval » de manière très passionnée concernant le bien-fondé de la candidature « Royal » à l’élection présidentielle de 2007[24].

Edwy Plenel écrit le 11 juillet 2007 pour remercier ses soutiens face aux attaques en provenance de l'Élysée : « Loin d'être les otages d'un seul camp ou les relais d'un seul parti, Mediapart a su réunir, dans sa brève mais déjà riche histoire, autour d'initiatives ou de révélations, des personnalités fort différentes, aussi bien gaullistes que socialistes, écologistes que communistes, centristes que radicales. »[25].

À côté des politiques, on relève des hommes de médias comme Michel Field[26], des syndicalistes comme Jean-Claude Mailly[27], le secrétaire général de la CGT-FO, ou Patrick Pelloux[28], président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF), mais aussi des avocats (Jean-Pierre Mignard, William Bourdon[29]), des historiens (Jean-Pierre Azéma[30], Gérard Noiriel[31], André Burguière[32], Benjamin Stora[33], Patrick Weil[34]), des chercheurs comme le spécialiste des sciences de l’éducation Philippe Meirieu[35] ou le mathématicien Michel Broué[36], des femmes et hommes de lettres (Jorge Semprún[37], Stéphane Hessel[38], Marie Darrieussecq[39], Thomas Gunzig[40], Jean-Marc Roberts[41], Patrick Rotman[42], Emmanuel Tugny[43]…), des artistes de cinéma (Cédric Klapisch[44]) ou de la mode (Muriel Mesguich[45]), des militants associatifs, des étudiants, etc..

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le nom « Mediapart  »[modifier | modifier le code]

Le titre initialement projeté, « MediaPart », a rencontré l’hostilité de la holding Média participations, vaste groupe d’édition comprenant entre autres une agence de presse religieuse et une activité éditoriale dans le domaine de la bande dessinée, de la vie pratique et de l’édition religieuse. Une action en justice fut même entamée pour contrefaçon, qui n'a toutefois pas dépassé le stade de la conciliation. Ce qui n'était qu'un nom de code temporaire est devenu, de fait, à ce moment-là, le nom du site. Devant la campagne d’appel à l’opinion publique de MediaPart, Média-Participations, en effet, a renoncé à son action judiciaire et accepté la transformation du titre du journal en Mediapart. Un accord est intervenu sur la délimitation des champs d’activité de chacune des entreprises[46]. Certains ont vu là une campagne de promotion[47].

Projet économique et éditorial[modifier | modifier le code]

Mediapart défend un modèle où l'abonnement payant doit garantir l'indépendance du travail des journalistes, tout en permettant l'accès à un club participatif de qualité dont les contenus sont en accès libre. Critiquée à ses débuts par les défenseurs de la gratuité totale de l'information sur Internet, cette expérience nourrit depuis le débat sur les modèles économiques viables pour la presse numérique. Avec plusieurs autres pure players, Mediapart est à l'initiative de la création, à l'automne 2009, du syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL), dont Edwy Plenel est le secrétaire général[48].

Éditorialement, Mediapart prône une « radicalité démocratique ». En mai 2009, Mediapart publie sous sa signature un manifeste, Combat pour une presse libre, réflexion professionnelle sur la crise des médias et critique politique de la présidence Sarkozy. Dans le même esprit, en décembre 2009, Mediapart lance un appel contre le débat officiel sur l'identité nationale, Nous ne débattrons pas. Signé par des personnalités politiques allant de Dominique de Villepin à Olivier Besancenot, en passant par le centre, la gauche, les écologistes, etc., cet appel recueille rapidement plusieurs milliers de signatures[49]. En décembre 2012, face aux accusations portées par le monde politico-médiatique contre Mediapart, depuis ses révélations au sujet du compte bancaire en Suisse de Jérôme Cahuzac, Edwy Plenel déplore l'état du système démocratique : « La France est une démocratie de basse intensité. Mediapart l’a mis en évidence sous la droite avant de le vivre sous la gauche. »[50]

Structure[modifier | modifier le code]

Mediapart est édité par la Société éditrice de Mediapart (SAS).

Équipe au 1er juillet 2008[modifier | modifier le code]

(Entre parenthèses quelques-uns des organes de presse auxquels les journalistes ont collaboré)

Équipe de direction[modifier | modifier le code]

Équipe de rédaction initiale[modifier | modifier le code]

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

La direction de Mediapart considère que l'information en ligne relève de l'organe de presse au même titre que le journal imprimé. Elle a déposé une demande à la Commission paritaire (direction des médias, premier ministre) pour que Mediapart soit reconnu comme entreprise de presse. Elle ne l'a pas obtenu et a introduit un recours gracieux dans la perspective d’un éventuel appel devant le Conseil d'État[51].

Capital[modifier | modifier le code]

Mediapart a rassemblé un capital de presque 3 millions d’euros pour son lancement le 16 mars 2008, avec une augmentation de 700 000 euros assurée pour le second trimestre 2008.

Sur ces trois millions, 1,325 million a été fourni par les apports personnels des fondateurs (550 000 investis par Edwy Plenel et le même montant par Marie-Hélène Smiejan, 100 000 euros par Laurent Mauduit, 80 000 euros par François Bonnet, 40 000 euros par Gérard Desportes).

Le complément provient d’une Société des amis de Mediapart, présidée par le mathématicien Michel Broué, réunissant 46 membres fondateurs (dont Xavier Niel, cofondateur d’Iliad-Free, actionnaire pour 200 000 euros, Maurice Lévy, PDG de Publicis, pour 5 000 euros, François Vitrani, directeur général de la Maison de l'Amérique latine, pour 5 000 euros également). La SAM représente un montant total de 504 000 euros, auxquels s’adjoint 1 million d’euros à parts égales entre les investisseurs Écofinance (Jean-Louis Bouchard) et Doxa Jean (Thierry Wilhelm)[52].

Modèle économique[modifier | modifier le code]

Le journal a choisi une parution sans publicité. L’accès à la page d’accueil est gratuit mais la lecture du journal lui-même n’est possible que par abonnement payant[53]. L’adhésion payante est conçue comme le seul moyen de garantir au lecteur qualité éditoriale et véritable indépendance.

Ce choix économique résulte, selon les fondateurs de Mediapart, des difficultés que connaît la presse française : « seul le Web permet de lancer aujourd’hui en France un quotidien indépendant d’information généraliste. Tous les autres supports nécessitent des investissements initiaux très lourds, donc dépendants de puissances financières, soit directement en tant qu’actionnaires, soit indirectement en tant qu’annonceurs publicitaires. » Cette défense d'une presse payante doit affronter le mode de fonctionnement traditionnellement gratuit sur l'Internet, d'aucuns voyant déjà « Mediapart : mort-né ! »[54].

Le principe du gratuit, qui a tant bouleversé ces dernières années la presse en ligne comme les journaux traditionnels, arriverait au contraire selon les promoteurs de Mediapart à ses limites. Son choix de devenir un journal de référence passerait ainsi par la réaffirmation d'une presse payante : « les recettes publicitaires actuelles sur Internet sont calculées pour des millions de visiteurs, donc pour un contenu attirant une audience grand public peu compatible avec les exigences d’une presse de qualité et de référence. »

L’objectif affiché est enfin de rassembler environ 65 000 abonnés au bout de la troisième année, ce qui permet d’évaluer à environ 4 millions d’euros les besoins de financement du journal sur la période. Le directeur éditorial, François Bonnet, a déclaré le 17 juin 2008 que le site avait 8 000 abonnés[55].

En juin 2010, Mediapart indique que « le plan a été revu pour pouvoir atteindre un équilibre financier autour de 40 000 et reculer l'échéance à 2012. Ce qui laisse un an et demi pour trouver 15 000 ou 20 000 nouveaux abonnés »[56]. Le déclenchement de l'affaire Woerth-Bettencourt a fait gagner au site 5 000 abonnés au mois de juin, site qui en compte près de 30 000[57] en juillet 2010. En septembre 2010, les 40 000 abonnés sont atteints[58]. Quelque 47 500 abonnés sont comptabilisés début 2011, assurant l'équilibre financier du titre[2].

Lors de la conférence de presse tenue à l'occasion du troisième anniversaire de l'existence du site, le 10 mars 2011, les indications suivantes sont fournies[59] :

  • Mediapart a arrêté de perdre de l'argent depuis septembre 2010
  • bilan 2010 : 4,4 millions d'euros de dépenses, 3 millions d'euros de recettes
  • 46 800 abonnés actifs payants fin 2010
  • 95 % des revenus de Mediapart viennent des abonnements
  • équipe de 36 CDI, 1 CDD et des stagiaires
  • 20 % des abonnés sont des abonnés annuels à 90 euros
  • Plus de 90 % des abonnés à 1 euro continuent après la période d'essai
  • Mediapart a levé 5,7 millions d'euros depuis sa création, en majorité fondateurs, salariés et amis de Mediapart
  • objectif 58 000 abonnés fin 2011
  • lectorat : au départ 60 % régions, 40 % Idf, 90 % en France, fréquentation continue

D'après le site Rue89[60] et l'Observatoire des subventions[61], Mediapart a, pour l'année 2009, reçu de l'État 200 000 euros de subventions, devenant ainsi un des premiers « journaux en ligne » à en bénéficier.

En août 2012, Edwy Plenel annonce que Mediapart compte 65 000 abonnés[62]. En avril 2013, Mediapart compte près de 75 000 abonnés[63], et le site en revendique 83 000 en janvier 2014[64].

La TVA sur la presse en ligne[modifier | modifier le code]

Mediapart applique la TVA à 2,1%, conformément à la loi sur les publications de presse détenant un numéro de CPPAP.

Néanmoins, le ministère du Budget ne reconnaît pas le statut de la presse en ligne ne s'appuyant pas sur un support papier. C'est ainsi que plusieurs sites ont subi des redressements fiscaux : Arrêt sur images en 2009, puis Dijonscope en février 2013[65],[66]. Le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL), dont Mediapart et Arrêt sur images sont membres fondateurs, réclame l'application du principe de neutralité fiscale à la presse numérique: soit un taux de TVA à 2,1 %, identique à celui de la presse imprimée[67]. Les membres du syndicat, une soixantaine d'organes de presse en ligne, estiment qu'ils sont dans leur droit d'appliquer la TVA à 2,1 %[68].

Rentabilité[modifier | modifier le code]

Mediapart, après une première année bénéficiaire en 2011, atteint 6 millions d'euros de chiffre d'affaires et 700 000 euros de bénéfices net en 2012[69],[70].

Contenus[modifier | modifier le code]

Dans la pratique, Mediapart se présente avec deux entrées principales : Le Journal, tenu par les journalistes professionnels de la rédaction, et Le Club, animé par les internautes abonnés. Le pari de Mediapart est donc de faire cohabiter les articles de la rédaction du journal et les contributions des lecteurs (dans les éditions participatives, dans les blogs personnels : « ses lecteurs ont la liberté de faire vivre le débat, de le susciter et de l'animer par leurs contributions, de l'organiser depuis leurs éditions collectives, de le prolonger dans leurs blogs individuels »), la modération se faisant selon un principe de responsabilité individuelle et collective. Par delà l'indépendance éditoriale et économique, l'articulation bi-céphale entre Club et Journal serait, dans l'architecture même du site, la condition sine qua non pour faire de Médiapart « le journal de ses lecteurs ». La charte de participation à Mediapart expose les motifs et règles déontologiques en vigueur[71].

Les contenus du journal sont actualisés trois fois par jour (à 9, 13, et 19 heures). Chaque « Une » du journal (page d'accueil, page International, page France, page Économie, page Culture et idées) se présente en deux volets : la « Une » de la rédaction de Mediapart et la « Une » du Club, sélection d'articles des éditions ou de billets des blogs opérée par Mediapart. Le Club possède sa propre entrée, dont les articles mis en avant sont également choisis par la rédaction de Mediapart.

Enquêtes et dossiers[modifier | modifier le code]

Mediapart s’est rapidement imposé par ses enquêtes fondées sur des documents (parfois non rendus publics mais vérifiés)[réf. nécessaire]. Ce fut le cas dès le début avec « Les folles dépenses de la ministre Rachida Dati » de mars 2008[72], mais aussi avec la publication du réquisitoire du Parquet dans l’affaire Kerviel.

Un article, fondé sur une étude interne à la CGT (« Présence, audience de la CGT, un état des lieux »), a permis de mieux comprendre les débats qui traversent la centrale syndicale et d’approcher plus précisément ses effectifs réels. Une étude qualitative interne à GDF, portant sur le moral des cadres de l’entreprise pendant la période de la fusion avec Suez, a été remarquée[réf. nécessaire].

Les articles sur l’affaire EADS et les enquêtes des marchés financiers, sur les revenus des responsables des groupes du CAC 40, sur le « LBO, l'incroyable jackpot du monde fou de la finance », sur la volonté d’Areva d’acheter le parc nucléaire britannique, ont provoqué des remous dans les milieux enquêtés et parfois ont amené les responsables d’entreprise ou leurs chargés de communication à rompre avec leur refus initial de répondre aux questions du journal[réf. nécessaire].

En revanche, un article comme « Des juges contournent la loi pour utiliser des tests ADN "ethniques" »[73], n’a trouvé qu’un écho très limité dans le reste de la presse.

La rédaction de Mediapart prétend ainsi s'appuyer sur des articles d'investigation et d'analyse plus fouillés que ceux produits par la presse traditionnelle. Ce qui pose la question de la relation qu'entretiennent les autres journaux avec un nouveau-venu dans le paysage médiatique français : il semblerait en effet, selon l'article du 25 juin 2008 signé par la rédaction de Mediapart[74], que de nombreux confrères (l'AFP serait particulièrement visée) ont emprunté plusieurs informations exclusives sans respecter les règles d'usage dans ce cas.

Le 16 juin 2010, Mediapart a révélé l'existence et le contenu d'enregistrements effectués clandestinement en 2009 et 2010 au domicile de Liliane Bettencourt par son majordome, et montrant des relations inconnues jusqu'alors entre celle-ci et plusieurs membres du gouvernement, en particulier Éric Woerth et Valérie Pécresse, ainsi qu'avec le président de la République Nicolas Sarkozy lui-même, déclenchant l'affaire Woerth-Bettencourt[75]. Cependant, le 8 juillet 2010, le rapport d'un nouvel interrogatoire subi par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, dont Le Figaro s'est procuré une copie, ferait apparaître que Mediapart aurait « romancé » les propos de l'ex-comptable en impliquant le président de la République[76]. La rédaction de Mediapart répond que l'article a retranscrit fidèlement les propos du témoin recueillis en présence de tiers[77],[78] et publie intégralement le procès-verbal de la déclaration de la comptable aux enquêteurs pour confirmer sa position. La société de journalistes du Figaro s'était pour sa part plainte que le quotidien n'en ait publié que des extraits « tronqués ».

Commentant l'éclosion de cette affaire qui, selon lui, « affole le camp Sarkozy », le New York Times souligne que Mediapart propose un journalisme d'investigation que les médias dominants ne proposent plus guère en France[79].

Dans le contexte de l'affaire Bettencourt, Xavier Bertrand, alors secrétaire-général de l'UMP, fait des déclarations associées à Mediapart qui sont sujettes à controverse[80],[81]. Une plainte est déposée pour diffamation[82],[83]. Le ministre est mis en examen le 30 juin 2011 alors qu'il est ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé[81].

Lors des assises du journalisme 2012, le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, qui a enquêté sur l'affaire Woerth-Bettencourt a été invité d'une table ronde sur le thème de la protection des sources d'information des journalistes. Il y a fait émerger la nécessité de réformer la loi française, comme l'ont souhaité la plupart des intervenants.

Le journal publie, en mars puis en avril 2012, deux notes qui laissent à penser que le régime libyen aurait financé à hauteur de 50 millions d'euros la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. C'est le début de l'Affaire Sarkozy-Kadhafi. Nicolas Sarkozy, candidat à sa réelection en 2012, porte alors plainte pour « faux et usages de faux », « recel de faux » et « publication de fausses nouvelles ». Mediapart dépose quant à lui une plainte pour dénonciation calomnieuse.

Après avoir porté contre tous l'affaire Cahuzac, le journal met en cause directement Pierre Moscovici dans l'affaire Cahuzac par l'intermédiaire d'Edwy Plenel président du journal le 7 avril 2013 sur i-Télé[84]. Edwy Plenel affirme que le ministre de l'économie connaissait la situation illicite de son ministre délégué depuis mi-décembre 2012, et que l'enquête fiscale auprès des banques Suisses sur une période restreinte qui l'avait diligentée sur Jérôme Cahuzac n'aurait été qu'une tentative de sauvetage en ultime recours.

Éditions participatives[modifier | modifier le code]

Les éditions participatives sont des journaux thématiques collectifs publiés dans le Club. Les abonnés peuvent demander la création d’une édition participative sur une thématique précise selon leurs domaines d'expertise, leurs centres d'intérêts (arts, histoire, politique, divertissements, région, ville ou pays…). Certains journalistes de Mediapart sont également rédacteurs en chef d'une édition. Le but de ces éditions est de créer un contenu participatif, appariant Journal et Club. Le créateur d'une édition en devient le coordonnateur et animateur. Les éditions participant à Mediapart doivent, à ce titre, comme chaque contenu posté sur ce site, respecter la charte éditoriale.

Plus de 250 éditions ont été créées en date de 2010. Elles couvrent un spectre large et parmi les plus recommandées par les lecteurs, on peut distinguer les éditions suivantes :

Plus récemment, des éditions consacrées aux polars ou aux magazines ont été créées (l'édition Revues a été créée par Patrice Beray).

Blogs[modifier | modifier le code]

Les blogs sont au nombre de 400[réf. nécessaire]. La rédaction y trouve des articles pour le reste de Mediapart.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Qui sommes-nous ? » - Mediapart
  2. a et b « Mediapart aurait atteint l’équilibre financier », 2 février 2011.
  3. AFFAIRE BETTENCOURT - Mediapart assigné en appel mercredi pour la publication des écoutes - Le Point, 20 juillet 2010
  4. Affaire Cahuzac : Mediapart se pose une nouvelle fois en quatrième pouvoir - La Tribune, 2 avril 2013
  5. Voir la liste des soutiens sur le pré-site de Médiapart.
  6. Pourquoi je soutiens MediaPart - Noël Mamère - Dailymotion [vidéo]
  7. Pourquoi je soutiens MediaPart - François Bayrou - Dailymotion [vidéo]
  8. Pourquoi je soutiens Mediapart - Dominique de Villepin - Dailymotion [vidéo]
  9. Pourquoi je soutiens MediaPart - François Hollande - Dailymotion [vidéo]
  10. Pourquoi je soutiens MediaPart - Arnaud Montebourg - Dailymotion [vidéo]
  11. Pourquoi je soutiens - Olivier Duhamel - Dailymotion [vidéo]
  12. Pourquoi je soutiens Mediapart - Catherine Trautmann - Dailymotion [vidéo]
  13. Pourquoi je soutiens Mediapart - Malek Boutih - Dailymotion [vidéo]
  14. Pourquoi je soutiens - Khiari Bariza sénatrice ps - Dailymotion [vidéo]
  15. Pourquoi je soutiens - Daniel Cohn Bendit - Dailymotion [vidéo]
  16. Pourquoi je soutiens MediaPart - José Bové - Dailymotion [vidéo]
  17. Pourquoi je soutiens MediaPart - Olivier Besancenot - Dailymotion [vidéo]
  18. « Royal soutient MediaPart : tempêtes dans un verre à dents… longues » - Marie-Anne Boutoleau, Acrimed, 17 décembre 2007
  19. « Quand Ségolène Royal fait de la pub pour Edwy Plenel » - Le Figaro, 14 décembre 2007
  20. Les clients de La Netscouade, dont Mediapart et Désirs d'avenir, La Netscouade (voir archive).
  21. Ce que j’ai dit chez Ségolène Royal - Mediapart, 3 juillet 2008
  22. Edwy Plenel à la maison de la chimie le 28 juin 2008 - Dailymotion [vidéo]
  23. Edwy Plenel roule-t-il pour Ségolène Royal ? - Mediapart, 27 juin 2008
  24. Chronique de la recherche (1) : Ségolène Royal est elle soluble dans l'acide ?
  25. Les Carnets libres d'E. Plenel, "Merci !" - Mediapart, 11 juillet 2010.
  26. Pourquoi je soutiens MediaPart - Michel Field - Dailymotion [vidéo]
  27. Pourquoi je soutiens Mediapart - Jean-Claude Mailly - Dailymotion [vidéo]
  28. Pourquoi je soutiens Mediapart - Patrick Pelloux - Dailymotion [vidéo]
  29. Pourquoi je soutiens MediaPart - William Bourdon - Dailymotion [vidéo]
  30. Pourquoi je soutiens MediaPart - Jean-Pierre Azéma - Dailymotion [vidéo]
  31. Pourquoi je soutiens Mediapart - Gérard Noiriel - Dailymotion [vidéo]
  32. Pourquoi je soutiens MediaPart - André Burguière - Dailymotion [vidéo]
  33. Pourquoi je soutiens Mediapart - Benjamin Stora - Dailymotion [vidéo]
  34. Pourquoi je soutiens MediaPart - Patrick Weil, historien - Dailymotion [vidéo]
  35. Pourquoi je soutiens MediaPart - Philippe Meirieu - Dailymotion [vidéo]
  36. Pourquoi je soutiens MediaPart - Michel Broué - Dailymotion [vidéo]
  37. Pourquoi je soutiens MediaPart - Jorge Semprun - Dailymotion [vidéo]
  38. Pourquoi je soutiens MediaPart - Stéphane Hessel - Dailymotion [vidéo]
  39. Pourquoi je soutiens MediaPart - Marie Darrieussecq - Dailymotion [vidéo]
  40. Pourquoi je soutiens - Thomas Gunzig - Dailymotion [vidéo]
  41. Pourquoi je soutiens Mediapart - Jean-Marc Roberts - Dailymotion [vidéo]
  42. Pourquoi je soutiens Mediapart - Patrick Rotman - Dailymotion [vidéo]
  43. Un regard de l'Autre - Blog d'Emmanuel Tugny sur Mediapart
  44. Pourquoi je soutiens MediaPart - Cédric Klapisch - Dailymotion [vidéo]
  45. Pourquoi je soutiens MediaPart - Muriel Mesguich - Dailymotion [vidéo]
  46. E. Plenel, « Comment MediaPart est devenu Mediapart, premier épisode, deuxième épisode », 14 mars 2008
  47. « Et si le problème de Mediapart, c'était Plenel ? » - versac.net, 2 février 2008
  48. Toutes les précisions sur le site du Spiil : [1]
  49. L'Appel de Mediapart : « Nous ne débattrons pas » - Mediapart, 2 décembre 2009
  50. Affaire Cahuzac : le ministre, la presse et la démocratie - Edwy Plenel, Médiapart, 10 décembre 2012
  51. « Mediapart »
  52. Embruns, Carnet web de Laurent Gloaguen, 16 mars 2008 ; [2], 17 mars 2008. Mediapart
  53. tarifs en 2008 : 9 € par mois, 5 € pour les étudiants et chômeurs, 15 € pour un abonnement de soutien ; abonnements annuels à 90, 50 et 150 €
  54. Mediapart : mort-né ! - Blog de Thierry Crouzet, 1er juin 2008
  55. Rue89, MediaPart et Bakchich tentent d'inventer un nouveau modèle économique - Pascale Santi, Le Monde, 18 juin 2008
  56. Réponse d'un employé de Médiapart à un commentaire à propos de , publié sur, dans un article traitant de, Médiapart sur le site de Mediapart.
  57. Mediapart a gagné 5 000 abonnés en juin - L'Expansion, 6 juillet 2010
  58. http://frenchweb.fr/edwy-plenel-le-modele-economique-de-mediapart/
  59. http://www.mediapart.fr/journal/economie/100311/trois-ans-en-direct-de-mediapart
  60. L'État décide de financements aux sites d'information en ligne - Rue89, 30 décembre 2009
  61. Les subventions de la presse en ligne font polémique, observatoiredessubventions.com, 7 janvier 2010
  62. Le bilan de Mediapart - Sud Ouest, 24 août 2012
  63. « Mediapart proche des 75 000 abonnés » - Le Figaro, 11 avril 2013.
  64. A qui appartient votre journal ? sur Mediapart, le 15 janvier 2014.
  65. La TVA à taux réduit, un impératif pour la presse numérique - Blog de la La rédaction de Mediapart, 27 février 2013
  66. Edwy Plenel estime que Médiapart ne fraude pas le fisc - Enquête & Débat, 3 avril 2013
  67. Le Spiil interpelle François Hollande sur la TVA pour la presse numérique - SPIIL, 27 février 2013
  68. Mémoire sur la TVA pour la presse numérique - SPIIL, 26 février 2013
  69. « Mediapart de nouveau bénéficiaire en 2012 », Les Échos,‎ 7 mars 2013
  70. « Mediapart fête ses 5 ans avec une nouvelle formule », France 24,‎ 7 mars 2013
  71. Charte de participation à Mediapart - Mediapart
  72. [3] Les folles dépenses de la ministre Rachida Dati, 20 mars 2008
  73. Des juges contournent la loi pour utiliser des tests ADN "ethniques - Mediapart, 28 mai 2008
  74. « Mediapart, le mur du silence et le marché aux voleurs »
  75. Mediapart, « Sarkozy, Woerth, fraude fiscale : les secrets volés de l'affaire Bettencourt », 16 juin 2010, contenu payant
  76. Claire Thibout dénonce « la romance de Mediapart » - Le Figaro, 8 juillet 2010
  77. Fabrice Lhomme, de Mediapart : « Claire Thibout est en panique » - Rue89, 8 juillet 2010
  78. Mediapart : « Romancer les propos de la comptable, ça aurait été signer notre arrêt de mort » - Libération, 9 juillet 2010
  79. (en) French News Web Site Shakes Sarkozy Camp - The New York Times, 8 juillet 2010
  80. Médiapart: "Des dérapages très graves" selon Xavier Bertrand - jeanmarcmorandini.com, 8 juillet 2010
  81. a et b Bertrand mis en examen pour diffamation envers Mediapart - Le Parisien, 4 juillet 2011
  82. Mediapart poursuit Xavier Bertrand en diffamation - Blog de la rédaction de Mediapart, 7 juillet 2010
  83. La plainte de Mediapart contre Xavier Bertrand - Mediapart (accès payant), 22 juillet 2010
  84. http://www.itele.fr/politique/video/affaire-cahuzac-edwy-plenel-nest-pas-convaincu-par-les-explications-de-moscovici

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Dubouloz, « Média à part », Le Temps, numéro 4568, mardi 2 avril 2013, page 20
  • Edwy Plenel, Combat pour une presse libre. Le Manifeste de Mediapart, éditions Galaade, 2012, 54 pages

Liens externes[modifier | modifier le code]