Mazagran (récipient)

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Mazagran en faïence

Un mazagran est une tasse haute, en forme de verre à pied, utilisée pour boire le café. Le mazagran est généralement sans anse, en faïence ou en porcelaine. Il doit son nom à la ville de Mazagran en Algérie, où, en 1840, un détachement français soutint un siège contre une importante troupe algérienne. « L'idée, outre l'intention de célébrer un fait d'armes, est celle d'un café bu à la va-vite, comme à Mazagran »[1].

Le mot « mazagran », apparu en 1866, a d'abord désigné un café mélangé d'eau ou d'alcool, bu dans un grand verre, puis, par métonymie, le récipient actuel.

Citations[modifier | modifier le code]

« Je bois la moitié de mon café et je comble le vide avec de l'eau. Ça me fait un mazagran. Deuxième consommation ! »

— Georges Courteline, Un client sérieux, 1898

« Mazagran : Breuvage dont le nom et l'usage datent de l'héroïque défense de Mazagran, en Algérie, par le capitaine Lelièvre ; on sert, dans un verre profond, du café noir, avec une cuiller à long manche, pour mêler le sucre et l'eau, et quelquefois l'eau-de-vie que le consommateur ajoute. »

— Dictionnaire Littré, 1872-1877

« Les cent vingt trois Français qui, sous le commandement du capitaine Lelièvre, défendirent Mazagran contre douze mille Arabes, étaient abondamment pourvus d'eau par un excellent puits qui se trouvait dans le retrait du fort; mais l'eau-de-vie vint à manquer, et nos braves prenaient du café noir un peu sucré et fortement étendu d'eau. Or, une fois délivrés, nos soldats aimaient à prendre le café « comme à Mazagran », et cette expression, bientôt réduite à « Mazagran » tout court, se répandit parmi les militaires, et les civils l'adoptèrent. Dans les cafés parisiens, on désigne surtout par le nom de mazagran le café servi dans un verre, pour le distinguer de celui qui est versé dans une tasse qui serait trop petite pour qu’on pût y ajouter de l’eau. »

— Eugène Muller, Curiosités historiques et littéraires, Delagrave, 1897

« Eh bien ! quoi ! quand vous me regarderez !... Vous me voyez entrer et vous ne m'apportez pas mon mazagran ! »

— Émile Zola, Le Ventre de Paris, 1873

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]