Mayenne (Mayenne)
| Mayenne | ||
Le château et la Mayenne. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Pays de la Loire | |
| Département | Mayenne | |
| Arrondissement | Mayenne (chef-lieu) | |
| Canton | Chef-lieu de deux cantons Mayenne-Est Mayenne-Ouest |
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| Intercommunalité | Pays de Mayenne | |
| Maire Mandat |
Michel Angot 2008-2014 |
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| Code postal | 53100 | |
| Code commune | 53147 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Mayennais | |
| Population municipale |
13 299 hab. (2010) | |
| Densité | 669 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
27 579 hab. (2009) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 82 m — Max. 159 m | |
| Superficie | 19,88 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.mairie-mayenne.fr | |
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Mayenne est une commune française, située dans le département de la Mayenne dont elle est une des sous-préfectures et dans la région Pays de la Loire, à 250 km à l'ouest de Paris. Elle est approximativement à équidistance entre les villes de Rennes et Le Mans. Elle est peuplée de 13 299 habitants[Note 1] (les Mayennais), ce qui en fait la deuxième ville du département après Laval.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Mayenne est située au nord du département de la Mayenne, près de l'Orne (Basse-Normandie), et à mi-chemin entre Laval et Domfront, et Alençon et Fougères. Avant la Révolution française, Mayenne faisait partie de la province du Maine, depuis répartie entre deux départements, la Mayenne et la Sarthe. Ces départements font tous les deux partie de la région des Pays de la Loire.
La ville est aussi sur le cours supérieur de la Mayenne, une rivière qui prend sa source sur la frontière normande puis descend vers la Loire au sud. Ce cours d'eau traverse donc le département du nord au sud et forme un axe naturel permettant de relier Mayenne à la préfecture, Laval, ainsi qu'à l'autre sous-préfecture, Château-Gontier.
Mayenne est située à approximativement 30 km de Laval et Domfront, 45 km de Fougères, 65 km d'Alençon, 100 km de Rennes et Le Mans, 110 km d'Angers, 120 km de Caen, 180 km de Nantes, et 250 km de Paris. La ville est aussi à une centaine de kilomètres de la Baie du Mont-Saint-Michel, le littoral le plus proche.
Mayenne fait traditionnellement partie du Bas-Maine, qui est constitué des arrondissements de Laval et Mayenne ; le Haut-Maine se trouvant dans la Sarthe et l'arrondissement de Château-Gontier correspondant à la Mayenne angevine.
Mayenne est entourée d'une région vallonée, couverte par le bocage et traversée par de nombreux petits cours d'eau. Le climat est humide, et la surface toujours en herbe occupe la moitié des terres agricoles. Les herbages tendent toutefois à régresser, notamment à cause de la culture de plantes fourragères comme le maïs[1].
Quelques forêts se trouvent dans les environs de Mayenne. La plus proche est celle de Salair, qui entoure le village de Fontaine-Daniel.
Géologie [modifier]
La ville de Mayenne se trouve, comme l'ensemble du département, sur le Massif armoricain. La commune possède un territoire vallonné, avec une altitude moyenne de 120 mètres. Le cours de la Mayenne, au niveau de l'écluse, atteint 85 mètres, tandis que l'ancien hôtel-de-ville est à 135 mètres. Le point culminant se trouve au niveau de la caserne Mayran, qui culmine à 159 mètres[2].
Le sous-sol mayennais s'est formé au Paléozoïque, notamment grâce à l'activité volcanique, puis a été recouvert par des formations tertiaires diverses, notamment du grès, formé au Silurien. Enfin, d'anciens terrains éruptifs ayant laissé du gneiss et du granite[1]. La ville est construite sur un ancien volcan dont le cratère[3] est inondé par la rivière Mayenne. Le sous-sol de la ville comprend aussi du schiste. Le granite, de mauvaise qualité, n'est présent que sur la rive droite[2].
Hydrologie [modifier]
Le sous-sol de Mayenne comprend quelques aquifères[4], mais l'eau potable utilisée dans la commune vient de la retenue de Saint-Fraimbault-de-Prières, située sur la Mayenne à quelques kilomètres en amont. la ville est par ailleurs dotée d'une station d'épuration d'une capacité de 25 000 équivalents-habitant[5].
la ville de Mayenne est traversée du nord au sud par la Mayenne. À cause du relief prononcé, la rivière forme quelques méandres. D'importants travaux effectués au cours de l'histoire, notamment sous François Ier, ont rendu la rivière navigable, et elle a servi au transport de marchandises jusqu'au milieu du XXe siècle. D'abord désaffectée, elle s'est ensuite tournée vers la navigation de plaisance. La ville de Mayenne est en outre la dernière étape sur la Mayenne, en amont la rivière n'est plus navigable[6].
La commune de Mayenne compte plusieurs autres cours d'eau, pratiquement tous tributaires de la Mayenne. Certains se jettent toutefois dans l'Aron, qui rejoint lui-même la Mayenne à Moulay, au sud de la ville. Parmi ces cours d'eau se trouvent, rive droite : le ruisseau de la Bretonnerie, qui marque la limite avec La Haie-Traversaine, le ruisseau de la Chouanne, qui contourne le centre par le nord, et le ruisseau des Perrouins, qui forme un étang le long du boulevard Pierre-Mendès-France. Il se jette dans la Mayenne au niveau du château, et il alimentait à l'origine les douves de ce dernier. Son parcours dans le centre-ville est aujourd'hui couvert. Rive gauche, il y a notamment l'Ollon, qui naît à Champéon et se jette dans la Mayenne à la Hucherie, ainsi que plusieurs ruisseaux parallèles, comme celui des Helleries, celui de la Filousière et celui des Mérières. L'Aron marque la limite sud-est de la commune.
Climat [modifier]
Mayenne possède un climat océanique doux et humide à cause de sa proximité avec l'océan Atlantique. Les hivers et les automnes sont pluvieux, le gel et la neige sont rares et les étés sont relativement chauds bien que les précipitations restent courantes. Le nord du département connaît d'ailleurs un climat plus humide que le reste. Les vents dominants sont ceux de l'ouest[7].
Moyennes climatiques de Laval, située à 30 km au sud :
| Mois | Jan | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température maximale moyenne (°C) | 7,8 | 9,3 | 12,6 | 15,6 | 19,3 | 22,5 | 24,5 | 24,6 | 21,9 | 17 | 11,4 | 7,7 | 16,2 |
| Température minimale moyenne (°C) | 2,2 | 2,2 | 3,8 | 5,4 | 9,1 | 11,7 | 13,5 | 13,4 | 10,9 | 8,8 | 4,8 | 1,9 | 7,3 |
| Température moyenne (°C) | 5 | 5,8 | 8,2 | 10,5 | 14,2 | 17,2 | 19,1 | 19 | 16,5 | 12,9 | 8,1 | 4,8 | 11,8 |
| Précipitations (mm) | 66,4 | 57,6 | 56,4 | 41,4 | 64,2 | 39,2 | 42,8 | 39 | 30,7 | 70,8 | 58,8 | 65,9 | 632,6 |
| Ensoleillement (heures) | 61,4 | 75,7 | 122,5 | 146,5 | 190,5 | 204,2 | 206,9 | 221,8 | 156,9 | 107,2 | 70,2 | 47,4 | 1611,2 |
| Source: Climatologie de 1981 à 2010 - Laval, France | |||||||||||||
Transport [modifier]
Mayenne est traversée par la RN 12, qui relie Paris à Brest en passant par Alençon. Cette route permet notamment de relier la ville à Pré-en-Pail, Ernée et Fougères], ainsi qu'à l'autoroute A84, qui relie Rennes à Caen, et à l'autoroute A28, qui va de Tours à Abbeville.
La RN 12 forme un carrefour avec l'ancienne RN 162, déclassée en RD 23, qui suit le cours de la Mayenne, et traverse le département du nord au sud. Cette route permet de relier Mayenne à Laval, Château-Gontier et Angers en direction du sud, et Domfront et Caen en direction du nord. Elle permet aussi de rejoindre l'A81 à Laval. Cette autoroute relie Le Mans à Rennes.
Mayenne possède une gare située sur les lignes de Caen à Laval et de Mayenne à La Selle-en-Luitré, toutes deux fermées. Le dernier TER a quitté Mayenne en 1999. La SNCF maintient toutefois un guichet dans la gare. La réouverture d'une ligne Mayenne-Laval est soutenue par les autorités locales, mais la décision incombe à la région Pays de la Loire[8].
La ville est desservie par le Réseau Pégase de la Mayenne, qui la relie à d'autres communes du département. Elle possède aussi un petit réseau de transport en commun, les Cars bleus, qui circulent du lundi au vendredi et qui sont gratuits.
Urbanisme [modifier]
Morphologie urbaine [modifier]
Le territoire de Mayenne n'est urbanisé qu'à 40 %, et une partie de la commune est encore composé d'espaces ruraux, incluant du bocage, des fermes, des champs et des vergers. L'urbanisation est toutefois rapide, et 32 hectares ont été construits entre 2003 et 2008, dont la moitié pour des logements[5]. La croissance de la ville est encore plus visible sur le long terme : entre 1949 et 1996, la surface urbanisée a gagné 230 hectares, soit une hausse de 270 %. Dans le même intervalle, la population n'a augmenté que de 40 %.
La ville est coupée en deux par la Mayenne, et les deux rives sont urbanisées de façon égale. L'espace construit peut se diviser en trois espaces : le centre-ville, qui regroupe l'habitat ancien, la périphérie, composée d'ensembles pavillonaires et de petits immeubles, et les secteurs industriels et commerciaux, implantés au bord des grands axes. Le centre-ville comprend une partie classée, représentant cinq hectares. Une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager est en réflexion[5].
La ville est apparue au Moyen Âge et elle s'est construite autour du château, installé sur un promontoire rocheux dominant la rive droite. La rive gauche a d'abord été occupée par un prieuré, mais les deux rives ont toujours été urbanisées en quantité égale. Les environs du château possèdent encore un caractère médiéval, avec un parcellaire étroit et quelques ruelles. Le centre-ville témoigne aussi de l'époque moderne, avec l'ancien hôtel-de-ville du XVIIe siècle et de nombreux hôtels particuliers, organisés autour d'un axe marqué par les places de Hercé et Cheverus, ouvertes par Colbert. La seconde moitié du XXe siècle a marqué un tournant : à partir des années 1950, l'axe de la rivière, trop étroit, ne structure plus l'urbanisation, et ce sont les plateaux situés à l'ouest et à l'est du centre qui sont construits[9].
L'étalement urbain des dernières décennies a accentué le rôle structurant de l'axe rue Roullois-rue Ambroise de Loré, qui traverse la ville d'est en ouest et franchit la Mayenne sur le pont Mac-Racken. Cet axe date du XIXe siècle et il double celui qui passe par le pont Notre-Dame. Néanmoins, Mayenne conserve une structure à tendance concentrique, qui privilégie le centre-ville[9].
Logement [modifier]
Mayenne comptait 7 095 logements pour 6 270 ménages en 2009, il y avait donc 9,5 % de logements vacants. La même année, 88,4 % des logements étaient des résidences principales et 47,5 % des ménages étaient propriétaires de leur logement[10]. En 2004, Mayenne comptait plus de mille logements HLM, qui représentaient 38 % du parc HLM du nord du département. La ville en elle-même comptait alors 21 % de logements sociaux[11].
Le nombre de logements à Mayenne a fortement augmenté au cours des dernières décennies, passant de 3 556 en 1968 à 6 417 en 1999, puis 7 095 en 2009. Les logements mayennais sont généralement grands : plus de 35 % des résidences principales ont cinq pièces ou plus, et plus de 25 % ont quatre pièces. Les maisons ont en moyenne 4,8 pièces, et les appartements, 2,9 pièces. Les maisons représentent plus de 56 % du parc immobilier mayennais. Enfin, 43 % des Mayennais vivent seuls[12].
Communes limitrophes et agglomération [modifier]
La ville de Mayenne est limitrophe de sept autres communes. Il s'agit de Parigné-sur-Braye, La Haie-Traversaine, Saint-Fraimbault-de-Prières, Aron, La Bazoge-Montpinçon, Moulay et Saint-Baudelle. La surface urbanisée de Mayenne n'atteint aucune de ces communes, mais il existe une certaine continuité entre Mayenne et Moulay, au sud, puis entre Moulay et Saint-Baudelle. Ces trois communes forment l'unité urbaine de Mayenne. Celle-ci comptait 15 521 habitants en 2009 pour 35,7 km2. le nombre d'habitants de cette unité urbaine stagne, voire diminue, avec un solde migratoire de -0,1 % entre 1999 et 2009[13].
L'aire urbaine, c'est-à-dire l'ensemble des communes polarisées économiquement par Mayenne, comptait de son côté 27 579 habitants en 2009 pour 306 km2[14]. Enfin, la zone d'emploi de la ville couvre un territoire de 1 192 km2 regroupant 53 600 habitants[15].
Mayenne ainsi que 19 communes de l'aire urbaine forment ensemble la communauté de communes du Pays de Mayenne, qui regroupe environ 30 000 habitants[16].
Toponymie [modifier]
La ville porte le nom de la rivière Mayenne, qui est probablement d'origine celtique. En effet, le nom viendrait peut-être de la racine celte *mad, qui signifie « faire irruption, se répandre », ou du latin madere, qui signifie « être mouillé, imbiber », auquel s'ajoute le suffixe gaulois -uenna. L'ensemble signifierait « (eau) qui déborde », rappelant les eaux de la Loire qui remontent la rivière en période de crue. Le terme Meduana est mentionné au VIe siècle, puis il évolue en Medena, Mehena, Maesne et Meenne. Le terme Mayenne est mentionné pour la première fois au XIVe siècle[17]. Au XIIe siècle, la ville s'est appellée « Mayenne-la-Juhel », en référence à Juhel Ier, l'un de ses premiers seigneurs[18].
« Mayenne » est aussi le nom du département dans lequel se trouve la ville de Mayenne. Cette dernière est la seule commune de France à partager son nom avec une rivière et un département.
Histoire [modifier]
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
« De gueules à six écussons d'or, 3, 2, 1. »
Commentaires : Par sa forme particulière, le blason de Mayenne est particulièrement représentatif des plus vieux blasons français.
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Antiquité [modifier]
La ville de Mayenne n'est apparue qu'au Moyen Âge, mais une voie romaine reliant Jublains à Vieux, près de Caen, passait dans le nord de la commune, au lieu-dit de Brives. À cet endroit, un gué permettait de traverser la Mayenne. Par ailleurs, à l'époque gauloise, le peuple des Aulerques Diablintes avait sa capitale à Moulay, au sud de la ville, où se trouvent les restes d'un grand oppidum. Moulay avait été abandonné après la conquête romaine, et les Romains avaient construit une nouvelle ville à Jublains, quelques kilomètres plus à l'est. Ainsi, le site de Mayenne s'est trouvé depuis au moins l'époque gauloise dans un périmètre concentrant d'importantes fonctions économiques et administratives.
Des travaux d'approndissement de la Mayenne effectués en 1863 ony permis de découvrir plus de 26 000 pièces datant en majorité du Ie siècle. Ces pièces ont été trouvées au gué Saint-Léonard, soit à l'endroit où passait la voie Jublains-Vieux. Une grande partie de ces pièces a été déposée à la Bibliothèque nationale de France, tandis que certaines sont exposées au château, notamment une monnaie kouchane provenant du Pakistan[19],[20].
L'éperon rocheux sur lequel se trouve le château de Mayenne a probablement été occupé pendant l'Antiquité tardive, car des fragments de poterie de cette époque y ont été découverts. Néanmoins, ils sont en trop faible quantité pour affirmer une occupation dense et durable[21].
Moyen-Âge [modifier]
Pendant les invasions barbares, l'autorité romaine s'affaiblit et des révoltes éclatent régulièrement contre la pression fiscale. Jublains périclite et perd son statut de chef-lieu des Diablintes au Ve siècle. Son territoire est rattaché à celui des Cénomans, dont la capitale était Le Mans. Cette annexion est le premier acte fondateur de la province du Maine[22].
La ville de Jublains continue toutefois à être habitée, et la voie romaine qui la relie à Vieux est toujours empruntée. Cependant, le gué sur la Mayenne est une étape dangereuse pour les voyageurs, et le site de Brives, où se trouve le gué, est difficilement défendable. la route est donc déviée deux kilomètres au sud, afin qu'elle passe devant le promontoire rocheux qui accueille le château de Mayenne[9]. Un nouveau gué est donc aménagé dans le centre-ville actuel de Mayenne[21].
Le château est fondé au VIIIe siècle, et il est mentionné pour la première fois vers 778, lorsque Charlemagne le donne à l’évêque du Mans. Il s'agit d'une résidence noble en bois entourée d'un rempart en terre. Cet édifice primitif a disparu et il n'est visible qu'à travers quelques trous de poteaux[21]. Il est attaqué à plusieurs reprises entre 840 et 870 par les Bretons, qui mènent régulièrement des guerres contre les Francs. L'édifice est reconstruit en pierre vers 920, puis Charles le Chauve, qui contrôle les Marches de Bretagne, donne probablement le château aux premiers comtes du Maine[23]. Une ville naît autour du château à la même époque. Elle profite du déclin de Jublains, qui est totalement désertée après 900[22].
Un prieuré Saint-Martin est attesté dès 832 sur une charte de Louis le Débonnaire. Il aurait été détruit pendant un raid viking en 869. Son emplacement demeure toutefois incertain, et il n'existe aucune preuve pouvant certifier qu'il se trouvait au même endroit que l'actuelle église Saint-Martin. Cette dernière était bel et bien rattachée à un prieuré au Moyen Âge, mais elle n'a pas été construite avant le XIe siècle[24]. Cette église, construite sur la rive gauche, face au château, est à l'origine de l'urbanisation de ce côté de la Mayenne[9].
Le château n'est pas directement administré par les comtes du Maine, qui le laissent à une famille locale qui reçoit le titre de baron. Les barons s'approprient totalement le château vers 1040 et luttent contre Guillaume le Conquérant lorsque celui-ci envahit le Maine. Le château est d'ailleurs incendié en 1063[25].
Le roi Philippe-Auguste rattache le Maine au domaine royal en 1206, alors que la France s'oppose aux Plantagenêts qui possèdent notamment l'Angleterre, l'Anjou et l'Aquitaine. Le baron Juhel II de Mayenne soutient le roi et renforce ainsi son pouvoir, mais il meurt sans héritiers en 1220. Son titre et son domaine passent à la maison d'Avaugour, puis à celle de Blois. Ses successeurs ont donc d'autres propriétés et résident rarement à Mayenne. Le château est néanmoins amélioré et embelli au cours du XIIIe siècle[26].
À la fin du Moyen Âge, le château perd définitivement sa fonction résidentielle. Il demeure toutefois une base militaire et une forge et un cellier sont construits dans la haute-cour. Pendant la Guerre de Cent Ans, les Anglais occupent le château à deux reprises : une première fois de 1361 à 1364, puis de 1425 à 1448. Après 1448, il est réaménagé pour résister aux nouvelles techniques militaires : une terrasse d'artillerie et la tour du boulevard sont construites, et des mâchicoulis et des canonnières sont ajoutés à plusieurs endroits[27].
Époque moderne [modifier]
Le château et la ville de Mayenne passent à la Maison de Lorraine à la fin du XVe siècle. En 1544, le domaine passe du rang de baronnie à celui de marquisat, puis il devient un duché en 1573, les seigneurs de Mayenne sont donc désormais « ducs de Mayenne ». Ce changement survient sous Charles II de Lorraine, le frère d'Henri Ier de Guise, grand opposant aux Huguenots pendant les Guerres de religion.
La ville de Mayenne fut d'ailleurs gravement touchée par les Guerres de religion. Elle fut assiégée une première fois par les Ligueurs en 1574, qui échouèrent à la prendre. En 1589, elle reçu le nouveau roi Henri IV, et son séjour resta calme, si bien qu'il mit une garnison dans le château, mais pas dans la ville. La ville fut néanmoins assiégée une seconde fois l'année suivante, et les Ligueurs réussirent à en prendre le contrôle. Ils sont rapidement chassés par les troupes royales, et la bataille fit des centaines de morts. Mayenne subit un nouveau siège pendant l'Épiphanie de 1592, et cette fois-ci, ce sont les Huguenots qui s'en emparent. Ils étaient conduits par le comte d'Essex, venu d'Angleterre pour aider les Protestants français. Les Catholiques assiègent la ville le 4 juin, et les Huguenots se rendent le 7. Le prince de Conti arrive à Mayenne le 20 juillet suivant, afin de reprendre la ville au compte du roi Henri IV. Le siège qu'il mène dure 17 jours. Les innombrables attaques qu'a connu Mayenne ont occasionné des pillages et d'importantes destructions[28]. Charles de Mayenne, de son côté, a poursuivi les combats contre l'autorié royale jusqu'en 1595[29].
Charles IV de Mayenne, qui possédait de très nombreux titres et résidait en Italie, connaissait de grandes difficultés financières qui l'obligèrent à vendre ses possessions françaises. Le duché de Mayenne fut acheté le 30 mai 1654 par le Cardinal Mazarin. La ville, pourtant reconstruite après les Guerres de religion, était dans un très mauvais état. Le cardinal fit créer plusieurs offices en 1656, afin de redresser la sitation du duché, puis il fit venir Colbert afin qu'il réaménage la ville[30]. Ce dernier écrivit à propos de Mayenne : « Ce pays est inaccessible aux carrosses ; il ne peut y avoir ni promenade, ni parc, ni jardinage. Il n’y a aucun bâtiment et il ne peut y en avoir. La ville est très sale, très vilaine, le peuple méchant[30]. »
Les travaux entrepris par Colbert permirent notamment la construction des places de Hercé et Cheverus. La première fut appelée place du Palais, et la seconde, place Haute, jusqu'au XIXe siècle. La place du Palais accueillit la Barre ducale, construite de 1660 à 1668, ainsi qu'une fontaine, installée en 1683. Une autre fontaine, plus modeste, fut placée sur la place Saint-Vincent[30].
Comme l'ensemble de l'actuel département de la Mayenne, la ville vivait principalement de la production de lin pendant l'époque moderne. Sous l'Ancien régime, la ville avait le droit de fabriquer trois sortes de toiles de lin, des non-battues, des pontivys et des royales, tandis que Laval avait le droit d'en produire huit sortes, et Château-Gontier, quatre sortes[31]. Les royales étaient les toiles de meilleure qualité, ainsi que les plus chères. Les autres sortes de toile étaient d'une faible qualité, mais représentaient l'essentiel de la production. Les toiles de Mayenne étaient vendues en France, mais aussi à l'étranger. Ainsi, les non-battues n'étaient produites que pour le marché espagnol. La pontivy servait presque exclusivement à l'armée[31].
Au milieu du XVIIIe siècle, Mayenne compte environ 921 foyers (par comparaison, Laval en comptait alors 3 525). La rive droite était la plus peuplée, avec 546 foyers, mais la rive gauche, qui comptait 375 foyers, avait une taille comparable. Les deux rives formaient des paroisses séparées. Mayenne possédait un certain nombre d'institutions, comme un bureau des cinq grosses fermes, une justice royale, et une maîtrise particulière des eaux et forêts. Elle possédait aussi un pays d'élection qui s'étendait sur 64 paroisses du sud du Bas-Maine. La ville comptait enfin plusieurs communautés religieuses et un collège[32].
Époque contemporaine [modifier]
Pendant la Seconde Guerre mondiale, pour sauver le dernier pont, Mac Racken[33] a donné sa vie face aux Allemands. Aujourd'hui, un pont porte son nom. Le 9 juin 1944, un bombardement de la Royal Air Force fit des dégâts considérables et des centaines de morts.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 13 299 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].
Économie [modifier]
Très étendue, Mayenne est pourvue d'un centre ville réparti sur les deux rives de la Mayenne, dynamisant cette zone entourant la rivière de multiples commerces très concentrés dans quelques rues.
Les principales entreprises de la commune sont :
- Mayenne est une des principales villes d'implantation de la société pharmaceutique britannique GSK, constituant un des pôles majeurs de l'emploi mayennais, avec plusieurs centaines d'emplois alloués ;
- SEB Moulinex : fabrication d’appareils d’électroménagers ;
- Groupe Jouve : traitement informatique, imprimerie, traitement de texte, CD Rom ;
- Ermo : fabriquant de moules plastiques ;
- Imprimerie Floch : imprimerie de labeur ;
- Lactalis : industrie laitière, poudre de lait ;
- Thiol : fabrication de charcuterie fine et conserves ;
- Bennes Garnier : fabrication de bennes, hayons, élévateurs ;
- Rapido : fabrication de caravanes, camping-cars et mobil-homes ;
- Gandon transports : transport routier.
Personnages célèbres [modifier]
- Jacques Barbeu-Dubourg, médecin et botaniste ;
- Henri Bourde de La Rogerie, historien ;
- Jean-François Chabrun, écrivain ;
- Cardinal de Cheverus, évêque ;
- Madeleine Clamorgan, éducatrice ;
- Louis Coignard, peintre ;
- Jean Davoust, religieux ;
- Paul Delaunay, médecin, botaniste et historien ;
- Suzanne Duchâtel-Bidault, écrivain ;
- François Dutertre, général des armées de la République et de l'Empire.
- Leni Escudero, chanteur ;
- René Étiemble, écrivain et universitaire ;
- Jacques-François Bissy, avocat, homme politique ;
- Robert Girard, écrivain ;
- Edmond Goupy, médecin, membre du Conseil de la Commune de Paris
- Léon Goupy, journaliste ;
- Gruau, dit de la Barre ;
- Urbain-René de Hercé , ecclésiastique ;
- Joseph Jean François Lemaire, médecin ;
- Jacques La Bitte, jurisconsulte ;
- René Liger, écrivain ;
- Paul Lintier, écrivain ;
- Jules Mazarin, homme politique ;
- Hortense Mancini ;
- Raphaël Moreau, écrivain ;
- Jacques Nouet, religieux et théologien ;
- Armand-Charles de La Porte de La Meilleraye, militaire ;
- René Rivière, avocat ;
- Marie-José Rioux, écrivain ;
- Charles-Marie de Sarcus, artiste et archéologue ;
- Marc Schlumberger, médecin et psychanalyste ;
- Michel Tronchay, écrivain.
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Château [modifier]
- Château de Mayenne. Des vestiges d'une construction carolingienne du IXe siècle sont imbriqués sur trois étages dans la forteresse du XIe. Il présente sur la Mayenne cinq tours dont une seule a conservé sa toiture cônique et trois autres tours sur la face nord. Ses salles voûtées et la chapelle ont conservé leur ornementation du XIIIe siècle. Il sert de prison au XIXe siècle.
Depuis le 21 juin 2008, la ville a ouvert un musée au château, retraçant l'historicité du lieu, l'évolution des mœurs et des techniques avec l'exposition de nombreux objets d'époque, tels des jeux d'époque, des meubles, miroirs, etc.
Édifices religieux [modifier]
- Basilique Notre-Dame. Fondée en 1100, elle a conservé du milieu du XIIe siècle les piliers et les arcades de la nef. Le chœur a été reconstruit et agrandi ; voûtes du XVIIe siècle ; collatéraux du XVIe siècle, porte du XIIIe siècle. Crypte sous la nef. Chœur actuel du XIXe siècle.
- Église Saint-Martin, romane, agrandie au XIXe siècle dans le style du XIIe siècle.
Édifices civils [modifier]
- Palais de justice. En juin 1844, le préfet de la Mayenne souhaite voir les travaux du nouveau palais de justice confiés à l'architecte angevin Edouard Moll, alors chargé de la construction des nouveaux bâtiments de l'Hôtel Dieu à Mayenne et de l'hôpital Saint-Louis à Laval. Le choix de son implantation est lié à la création de quartiers résidentiels entre la vieille ville et la traverse nouvellement percée. Le palais de justice, comme la sous-préfecture, sont alors considérés comme des éléments moteurs et structurants du développement urbain en ce milieu du XIXe siècle. Terminé en 1854, de plan carré, divisé en quadrilatères répondant aux règles habituelles en matière d'architecture judiciaire, l'édifice est articulé autour d'une cour centrale. L'entablement décoré de triglyphes court sur toute la façade, deux frontons triangulaires marquant les salles d'audience de part et d'autre de la colonnade de la salle des pas perdus. Désaffecté depuis 1992, l'édifice est aujourd'hui en mauvais état et le département propriétaire en demande la désinscription.
Édifices scolaires [modifier]
- Lycée technique professionnel Léonard de Vinci (aussi appelé LEP) créé en 1966. Réalisation de Patrice Simon, architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux. Huile sur toile marouflée et fresque de Geoffroy Dauvergne, Prix de la Ville de Rennes 1943, Second Grand Prix de Rome 1949, Prix de la Casa Vélasquez 1953 ont fait l'objet d'une restauration récente. Sculpture en façade sur rue de Francis Pellerin 1er Grand Prix de Rome.
- Collège et lycée général et professionnel privé Don Bosco
- CAP Employé de vente, CAP Petite enfance.
- Collège et lycée Rochefeuille,
- Lycée Lavoisier,
- Collège Jules Ferry,
- Collège Sévigné.
On y trouve également plusieurs écoles primaires et maternelles :
- École Jules Ferry
- École Charles Perrault
- École Sainte-Bernadette
- École Pierre et Marie Curie
- École Saint-Joseph
- École Paul Éluard
- École Louise-Michel
- École Jacques Prévert
- École Sainte-Anne
- École La Vallée (Don Bosco)
Manifestation [modifier]
Tous les deux ans depuis 2007, a lieu à Mayenne la Nuit Blanche à l'instar de sa grande sœur parisienne. Pour cet évènement, la ville se transforme en centre d'art géant et permet à petits et grands de découvrir l'art contemporain. En 2009, elle a lieu en octobre. Cet évènement est organisé par Le Kiosque, centre d'action culturelle du pays de Mayenne.
Garnisons [modifier]
Caserne Mayran
Unités ayant tenu garnison de Mayenne :
- 130e régiment d'infanterie notamment à l'époque de la Première Guerre mondiale.
Villes jumelées [modifier]
Les cinq villes que sont Mayenne (F), Devizes (UK), Baja (Hu), Jesi (I) et Waiblingen (D) sont jumelées entre elles :
Waiblingen (Allemagne) depuis 1962 ;
Devizes (Royaume-Uni) depuis 1966;
Jesi (Italie) depuis 1996.
Sports [modifier]
Clubs sportifs [modifier]
- Le tennis de table est représenté par le Club athlétique Mayennais TT, qui monte pour la première fois de son histoire en Championnat de Pro B via son équipe féminine pour la saison 2011-2012.
Installations sportives [modifier]
On y trouve un stade d'athlétisme, plusieurs terrains de football (dont un au même endroit que le stade d'athlétisme), il y a divers sports à pratiquer dans la salle de Léonard de Vinci, en particulier le badminton (AMB). D'autres salles comme celle de Jules Ferry (qui a reçu en 2009 les nationaux professionnels de tennis de table) accueillent des sports comme le basket-ball ou l'escalade, il y a aussi la salle Gambetta qui dispose d'une salle omnisports, une salle de sports de combats et une salle de danse. À noter également que le plan d'eau de Mayenne sert pour les joggings, et lors des journées contre la mucoviscidose.
L'épreuve de Mayenne du championnat de France de rallycross est organisée sur le circuit Maurice-Forget situé à Châtillon-sur-Colmont. Une manche du championnat d'Europe y a été organisée en 2006.
Anecdote [modifier]
Une des cartes en ligne du jeu vidéo Call of Duty 3 : En marche vers Paris permet aux joueurs de s'affronter à Mayenne.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[37].
- Mayenne, Géographie et Régions Agricoles du Département, Chambre d'Agriculture de la Mayenne, Novembre 2000
- Collectif, Monographie de Mayenne, Volumes cantonaux réalisés par les instituteurs et institutrices de la Mayenne, 1899, p. 3
- A l'ère primaire, activité volcanique dans le bassin de Laval, une extrémité du massif armoricain, carrière de voutré
- Bassin de la Mayenne, SAGE du bassin versant de la Mayenne, 2005
- État des lieux 2009, Mairie de Mayenne
- La Mayenne, Conseil général de la Mayenne
- Collectif, Monographie de Mayenne, Volumes cantonaux réalisés par les instituteurs et institutrices de la Mayenne, 1899, p. 7
- Julien Belaud, « Reverra-t-on le train entre Mayenne et Laval ? », Ouest-France, 4 juin 2010
- Le coeur de la Mayenne : Paysages singuliers - Les villes - Mayenne, Atlas des paysages du département de la Mayenne, 2005
- Commune de Mayenne (53147), Insee, 2009
- Nord-Mayenne, Insee, 2006
- Dossier local - Mayenne, Insee, 2009
- Résumé statistique - Unité urbaine de Mayenne, Insee
- Résumé statistique - Aire urbaine de Mayenne, Insee
- Résumé statistique - Zone d'emploi de Mayenne, Insee
- Présentation du territoire, Pays de Mayenne
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France: Tome 1, Formations préceltiques, celtiques, romanes : étymologie de 35000 noms de lieux, Librairie Droz, 1990 (ISBN 9782600028837), p. 119
- Collectif, Monographie de Mayenne, Volumes cantonaux réalisés par les instituteurs et institutrices de la Mayenne, 1899, p. 2
- Monnaies, Musée du château de Mayenne
- La recherche à la BnF - Le plan triennal de la recherche 2004-2006, Département des Monnaies, médailles et antiques, La recherche en numismatique, BNF
- Genèse du château de Mayenne, Musée du château de Mayenne
- Laissez-vous conter Jublains, ville romaine, Pays Coëvrons-Mayenne
- Le palais carolingien, Musée du château de Mayenne
- Laissez-vous conter l'église Saint-Martin de Mayenne, Pays d'Art et d'Histoire Coëvrons-Mayenne
- Les évolutions du XIe et XIIe siècle, Musée du château de Mayenne
- Les évolutions du XIIIe siècle, Musée du château de Mayenne
- Les évolutions du XVe siècle, Musée du château de Mayenne
- André René Le Paige, Dictionnaire topographique du Maine Dictionnaire topographique du Maine, Toutain, 1777, p. 305
- La période carcérale, Musée du château de Mayenne
- Laissez-vous conter les places de Hercé et de Cheverus à Mayenne, Pays Coëvrons-Mayenne
- Louis Alexandre Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, vol. 4, 1766, p. 156
- Louis Alexandre Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, vol. 4, 1766, p. 638
- Le 5 août 1944, le sergent James Mac Racken et onze soldats sauvent le pont de la Caisse d'Epargne
- Liste des maires de la Mayenne actualisée au 8 janvier 2010, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 19 février 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Mayenne sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Abbé Angot, « Mayenne en 1413 », dans La Province du Maine, 1907, no 15, p. 221-226. Le site www.lamayenne.fr
- Voir aussi : Grosse-Duperon, Joseph Bisson.
- Château... Trompettes! Grande Revue Mayennaise à la manière montmartroise Paris, Jouve & Cie Ed. - 1934, par Paul Yorel, Représentée pour la 1re fois au Théâtre Municipal de Mayenne, le 3 juin 1933, avec Melles Marcelle Bonnel, Simonne Jarry, Suzanne Pouteau, Mde Launayet les Membres de l'Alerte Mayennaise.
- Biographies mayennaises. Célébrités et figures de Mayenne. Édité à compte d'auteur. 1979, suite en 1982. de Jean André.
