Maximilien de Furstenberg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Maximilien de Furstenberg
Biographie
Naissance 23 octobre 1904
Heerlen (Pays-Bas)
Ordination sacerdotale 9 août 1931
Décès 27 septembre 1988
Mont-Godinne (Belgique)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
26 juin 1967 par Paul VI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de Sacro Cuore di Gesù a Castro Pretorio
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 25 avril 1949 par
le cardinal Joseph-Ernest Van Roey
Grand-Maître de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
Mars 1972 – 22 septembre 1988
Précédent Eugène Tisserant Giuseppe Caprio Suivant
Préfet de la Congrégation pour les Églises orientales
15 janvier 1968 – 28 février 1973
Précédent Gustavo Testa Paul-Pierre Philippe Suivant
Nonce apostolique au Portugal
28 avril 1962 – 26 juin 1967
Délégué apostolique en Australie
et Nouvelle-Zélande
21 novembre 1959 – 28 avril 1962
Délégué apostolique puis internonce au Japon
22 mars 1949 – 21 novembre 1959
Archevêque titulaire de Paltus
8 mars 1949 – 26 juin 1967

Blason
Pax et virtute tua
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Maximilien de Furstenberg, né le 23 octobre 1904 à Heerlen (Pays-Bas) et mort le 22 septembre 1988 à Mont-Godinne, Namur (Belgique), était un évêque belge, nonce apostolique en divers pays et préfet de la Congrégation pour les Églises orientales (Rome) de 1968 à 1973. En 1967, il a été créé cardinal par Paul VI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

De souche aristocratique belgo-allemande - son père est Adolf von Fürstenberg et sa mère, Elisabeth d'Oultremont - et de famille traditionnellement catholique, Maximilien de Furstenberg fait ses études secondaires de 1915 à 1922 au collège de l’abbaye de Maredsous, en Belgique. Il passe ensuite deux ans (1922-1924) aux facultés universitaires Saint-Louis, à Bruxelles, où il étudie la philologie classique et la philosophie. Après son service militaire au régiment des grenadiers (1924-1925) - qu’il achève avec le grade de sous-lieutenant de réserve - il poursuit ses études de philosophie à l’université de Louvain (1925-1928). Sa formation se termine avec un doctorat en théologie obtenu à l’université grégorienne de Rome (1928-1932). Il est ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Malines, à Rome, le 9 août 1931.

Carrière en Belgique[modifier | modifier le code]

Furstenberg enseigne d’abord deux ans au collège Saint-Jean Berchmans d’Anvers (1932-1934) avant d’arriver à Malines comme professeur de liturgie (1934-1946). Tout en y enseignant au grand séminaire, il est le maître de cérémonie du cardinal van Roey, chanoine de la cathédrale Saint-Rombaut et aumônier militaire de réserve.

Durant la Seconde Guerre mondiale son attitude patriotique belge fait qu’il est arrêté par l’occupant allemand et passe un an à la prison de Saint-Gilles à Bruxelles. Il est libéré la veille de Noël 1944. Durant deux ans, après la guerre il est aumônier de la cour royale belge (durant la Régence du prince Charles).

Ensuite à Rome[modifier | modifier le code]

Le 27 février 1946 les évêques belges nomment Furstenberg recteur du collège belge, à Rome[1]. Au collège belge, il aura parmi ses étudiants le jeune prêtre polonais Karol Wojtyla.

Par sa nomination comme délégué apostolique au Japon, le 22 mars 1949, Furstenberg entre au service du Saint-Siège. Un mois plus tard, le 25 avril 1949, il est ordonné évêque par le cardinal Van Roey dans la cathédrale de Saint-Rombaut, à Malines. Internonce (toujours au Japon) en 1952, sa carrière diplomatique se poursuit en Corée (il y ouvre la nonciature en 1952), Australie (1959) et au Portugal (1962).

Furstenberg participe au concile Vatican II (1962-1965). Deux ans plus tard, lors du consistoire du 26 juin 1967, il est créé cardinal-prêtre par Paul VI au titre de Sacro Cuore di Gesù a Castro Pretorio. Il est bientôt préfet de la Congrégation pour les Églises orientales (15 janvier 1968). Dans l’esprit de rapprochement voulu par le concile Vatican II et le pape Paul VI, il rend visite aux patriarches des Églises orientales, en Turquie (Constantinople), Irak (Babylone des Chaldéens), Syrie (Antioche), Inde (Kerala), Jordanie, Égypte (Alexandrie) et la Terre sainte (Jérusalem).

Comme préfet de la Congrégation des Églises orientales il est mêlé au conflit qui oppose en 1971 Rome et l’Église grecque-catholique ukrainienne. Un synode régional y avait tenté d’obtenir le statut « patriarcal » pour l’Église ukrainienne. Par respect pour les sentiments de l'Église orthodoxe, le pape Paul VI refuse d’accorder le titre de patriarche. Le chef de l’Église catholique ukrainienne orientale reste ‘Archevêque majeur’ ayant siège à Lviv.

Le 28 février 1973, Furstenberg démissionne de son poste de préfet de la Congrégation pour les Églises orientales. Cinq ans plus tard, il participe aux deux conclaves de 1978, élisant successivement Jean-Paul I et Jean-Paul II. Sa santé déclinant ses activités diminuent progressivement. En 1988 il est hospitalisé à l’hôpital universitaire ‘Gemelli’ de Rome. Jean-Paul II y visite son ancien recteur. En juin 1988 il est transféré à la clinique de Mont-Godinne en Belgique.

Mort[modifier | modifier le code]

Atteint d’un hémorragie cérébrale, Maximilien de Furstenberg décède le 22 septembre 1988 à Mont-Godinne. La messe de funérailles est célébrée à l’église Notre-Dame du Sablon à Bruxelles, église capitulaire de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre, dont le cardinal était le Grand-Maître depuis 1972. En accord avec ses dernières volontés, il est enterré dans la crypte de la famille de Furstenberg, dans l’église Saint-Apollinaire de Remagen, en Rhénanie-Palatinat (Allemagne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le ‘collège belge’ est la résidence des séminaristes et prêtres belges étudiant dans une des universités ecclésiastiques romaines.