Maximilien Hell

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Observatio transitus Veneris ante discum Solis par Maximilien Hell (1770)

Maximilien Hell (en hongrois : Hell Miksa - en slovaque : Maximilián Hell[1]), né le 15 mai 1720 à Štiavnické Bane (Slovaquie) et décédé le 14 avril 1792 à Vienne (Autriche), est un prêtre jésuite et astronome du royaume de Hongrie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Troisième fils né du deuxième mariage de son père, il avait 21 frères et sœurs. Son père s'appelait Matej Kornel Hell (sources slovaques)/ Matthias Cornelius Hell ou Matthäus Kornelius Hell (sources allemandes) ; son origine est habituellement indiquée comme allemande ou slovaque. Le lieu de naissance du père de Maximilien est inconnu ; les lieux Kremnica, Horní Slavkov, ou Ostrov nad Ohří sont les plus fréquemment cités. Hell se considérait lui-même hongrois[2].

Études et formation[modifier | modifier le code]

Entré le 18 octobre 1738 dans la Compagnie de Jésus, en Slovaquie, Hell fait des études de philosophie à Vienne (1740-1743), puis de mathématiques sous la direction de Erasmus Fröhlich. Dès cette époque, il est particulièrement attiré par l'astronomie. Il collabore avec le directeur de l'observatoire Joseph Franz et publie en 1745 une nouvelle édition de l'Algebra de G. Crivelli.

Hell enseigne en Slovaquie de 1745 à 1747, puis fait à Vienne les études de théologie préparatoires au sacerdoce (1747-1751). En 1751 il est ordonné prêtre.

Après son troisième an il est professeur durant deux ans (1753-1755) à Kolozsvar (aujourd'hui Cluj, en Roumanie) et publie, en 1755, un premier livre important: Compendia operationum arithmeticarum.

Carrière[modifier | modifier le code]

Quand meurt l'astronome de la cour, J. J. Marioni, Hell lui succède comme directeur de l'observatoire de Vienne en 1755. Il publie les tables astronomiques Ephemerides astronomicae ad meridianum Vindobonemsem ("Éphémérides pour le méridien de Vienne"). Il se rend à Vardø dans l'extrême nord de la Norvège (qui faisait alors partie du Danemark) pour observer le transit de Vénus de 1769. Hell séjourne huit mois en Norvège, y relevant également des données scientifiques non-astronomiques sur les régions arctiques en vue d'une encyclopédie (qui ne parut jamais, en partie à cause de la suppression de la Compagnie de Jésus)[3].

La publication de ses observations sur le transit de Vénus fut retardée et certains (en particulier Joseph Johann Littrow) accusèrent Hell après sa mort d'avoir falsifié ses résultats. Cependant, Simon Newcomb étudia soigneusement les carnets de Hell et le réhabilita un siècle après son décès à Vienne.

Outre l'astronomie, Hell s'intéresse aussi au mesmérisme (le prétendu pouvoir de guérison des aimants), bien que ce fût Frédéric-Antoine Mesmer qui approfondît ce sujet et en tirât l'essentiel du crédit.

Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexander Moutchnik, Forschung und Lehre in der zweiten Hälfte des 18. Jahrhunderts. Der Naturwissenschaftler und Universitätsprofessor Christian Mayer SJ (1719-1783) (Algorismus, Studien zur Geschichte der Mathematik und der Naturwissenschaften, Bd. 54), Erwin Rauner Verlag, Augsburg, 523 Seiten mit 8 Tafeln, 2006. ISBN 3-936905-16-9 [2]

Table des matières : [3] (de)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Connu à sa naissance comme Maximilien Höll il changea plus tard son nom en Hell
  2. (hu) [1]
  3. Une étude de ses notes, en particulier sur le géomagnétisme, se trouve dans Truls Linne Hansen et Per Pippin Aspaas, Maximilian Hell’s geomagnetic observations in Norway 1769, Tromsø Geophysical observatory Reports 2 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]