Maximilien Marie de Ficquelmont

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Charles-François-Maximilien Marie de Ficquelmont

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Maximilien élève à Polytechnique (1839)

Naissance 1er janvier 1819
Pavillon royal de France.svg Hôtel de Lamoignon, Paris (France)
Décès 27 avril 1891 (à 72 ans)
Drapeau de la France Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Champs Mathématicien
Institutions École polytechnique
Diplôme École polytechnique, École d'application de l'artillerie et du génie de Metz
Renommé pour Nombres imaginaires
Distinctions Officier de la Légion d'honneur

Compléments

Maximilien est frère cadet de Clotilde de Vaux et le neveu de Charles-Louis de Ficquelmont.

Charles-François-Maximilien Marie de Ficquelmont est un militaire, polytechnicien et mathématicien français, officier de la Légion d'honneur, né en 1819 et mort en 1891.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Charles-François-Maximilien Marie de Ficquelmont est né à Paris le 1er janvier 1819 dans l'appartement qu'occupent ses parents à l'Hôtel Lamoignon rue Pavée. Il est issu d'une ancienne famille de la haute noblesse lorraine et, fils de militaire, il est tôt destiné à la carrière des armes. Il fait ainsi son entrée à la prestigieuse École polytechnique, récemment instituée, en 1838, avant de continuer par la suite sa formation comme sous-lieutenant-élève d'artillerie à l'école d'application de Metz. C'est là, alors qu'il n'est encore qu'élève-officier, qu'il parvient à résoudre le problème du mouvement d'un corps solide.

Fronton des bâtiments historique de l'École Polytechnique

En 1841, passé lieutenant, mais passionné par les sciences mathématiques, il choisit de quitter l'armée et rentre à Paris où il s'établit comme mathématicien. Proche du milieu positiviste, c'est à cette époque qu'il commence à fréquenter Auguste Comte, un de ses anciens professeurs de Polytechnique, dont il devient alors un proche[1]. C'est par l'intermédiaire de Maximilien que Comte fait la connaissance de celle qui devient sa muse, Clotilde de Vaux[2], qui n'est autre que la sœur aînée de Maximilien. Durant ces années, Maximilien est l'un des principaux adeptes et contributeurs de la philosophie de Comte. Néanmoins, après le décès de Clotilde en 1846, les relations entre Comte et les Marie de Ficquelmont se dégradent[1] et les deux hommes cessent toute correspondance au moment même où Comte, sous l'influence de la disparition de Clotilde, refonde sa philosophie autour du concept de "positivisme religieux", prémices à la naissance de la « religion de l'humanité »[3] dont l'influence sera décisive dans l'établissement du système républicain brésilien (Proclamation de la république au Brésil).

En 1862, soutenu par de M. Liouville et le général Poncelet, Maximilien est nommé répétiteur de mécanique, puis examinateur d’admission (1875) à l’École polytechnique, statuts qu'il exerce en poursuivant les travaux d'analyse transcendantale qui le mènent à l'introduction du concept des solutions imaginaires des équations[4] et ses travaux d'historien des sciences[5].

En vieillissant, il s'engage en politique et devient maire de Châtillon à partir de 1884, confortant son statut de notable républicain. En 1890, il prend sa retraite de l'École Polytechnique et meurt à son domicile parisien du boulevard Saint-Germain le 27 avril de l'année suivante.

Distinction[modifier | modifier le code]

Maximilien Marie de Ficquelmont fut fait chevalier[6] (1876) puis officier de la Légion d’honneur le 12 juillet 1880[7]

Travaux et publications[modifier | modifier le code]

Brillant mathématicien, il fonda, en faisant intervenir les solutions imaginaires des équations, une nouvelle méthode qui lui permit de résoudre « les problèmes les plus élevés de l'analyse transcendantale »[8]. Il est ainsi l'auteur d’une Théorie des fonctions de variables imaginaires qu'il développe entre 1874 et 1876 et par laquelle il découvrit les nombres imaginaires. Historien des sciences, il publie par ailleurs de 1883 à 1888, une Histoire des sciences mathématiques et physique en XII volumes dans laquelle il accorde une place importante à l'algèbre de François Viète[9]. Ses publications :

Théorie des fonctions de variables imaginaires, tomes I à III, Gauthier-Villars, 1874-1876, 3 vol. ;
Histoire des sciences mathématiques et physiques, tomes I à XII, Gauthier-Villars, 1883-1888, 12 vol.

Famille[modifier | modifier le code]

Portrait de sa sœur aînée, Clotilde de Vaux, née Marie de Ficquelmont
Portrait de sa cousine, Elisabeth-Alexandrine de Ficquelmont, princesse Clary-Aldringen par Franz Schrocberg

Maximilien est le petit-fils de la comtesse de la Marche et du comte Maximilien-Chrétien de Ficquelmont (1746-1819), en souvenir de qui il fut nommé. Ses oncles et tantes sont le comte Charles-Louis de Ficquelmont, homme d'État et diplomate, ministre-président de l'Empire d'Autriche; le chanoine Charles de Ficquelmont, grand-chantre de la cathédrale de Metz, massacré lors de la Révolution française[10]; la marquise Marie-Charlotte Bourrier de Montreux (1771-1848); la comtesse Marie-Jeanne Clotilde de la Lance (1779-1835) et Alexandrine-Eulalie de Ficquelmont (1773-1823), abbesse de Flavigny. Sa seule cousine est la comtesse Elisabeth-Alexandrine de Ficquelmont, princesse Clary-und-Aldringen.

Fils de la comtesse Henriette-Philippine et du capitaine Joseph-Simon Marie de Ficquelmont, grand officier de la Légion d'honneur[7], Maximilien est le second de trois enfants. Sa sœur aînée est la célèbre Clotilde de Vaux, qu'il hébergea un temps et à laquelle il fit rencontrer le philosophe Auguste Comte auquel elle inspira la Religion de l'Humanité (Comte, après avoir été le professeur de Maximilien à l'École polytechnique, en était devenu un familier). Son frère cadet est Léonard Marie de Ficquelmont (1820-1860), chevalier de la Légion d'honneur[7], militaire et polytechnicien, mort à la bataille de Palikao.

Le 20 janvier 1844, Maximilien épouse Mlle. Philiberte Félicité Aniel avec laquelle il eut un fils : Charles-Paul-Augustin-Maximilien-Léon Marie de Ficquelmont (1845 – 1886), chevalier de la Légion d'honneur[11], militaire, polytechnicien, lieutenant (1867) puis capitaine d'artillerie (1871), membre de l'état-major de l'artillerie (1875) et du 12e bataillon d'artillerie, mort au Tonkin durant la guerre franco-chinoise; dont descendance (voir: Eric de Ficquelmont)[12].

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henri Gouhier, La vie d'Auguste Comte (1931, rééd. 1997), libr. phil. Vrin, Coll. bibl. des textes Phil
  2. André Thérive, Clotilde de Vaux ou La déesse morte, Albin Michel, 1957
  3. Auguste Comte, Système de politique positive (1851-1854)
  4. 'Théorie des fonctions de variables imaginaires, tomes I à III, Gauthier-Villars, 1874-1876, 3 vol.
  5. Histoire des sciences mathématiques et physiques, tomes I à XII, Gauthier-Villars, 1883-1888, 12 vol
  6. Mary Pickering, Auguste Comte: Volume 2 : An Intellectual Biography, Cambridge University Press,‎ 2009 (lire en ligne), p. 135.
  7. a, b et c Chancellerie de la Légion d'honneur [1]
  8. in La Nature no 936 - 9 mai 1891
  9. Maximilien Marie, Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 3 : de Viète à Descartes), 1884
  10. Les Martyrs de la foi pendant la ... - Google Livres
  11. 18 janvier 1881
  12. voir Comte de Ficquelmont

Articles connexes[modifier | modifier le code]