Maximilian Volochine

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Portrait du poète Maximilian Volochine par Boris Koustodiev, 1924

Maximilian Alexandrovitch Volochine (en russe : Максимилиа́н Алекса́ндрович Воло́шин), nom à la naissance Kirienko-Volochine (Кирие́нко-Воло́шин), né le 28 mai 1877 à Kiev, Empire russe, décédé le 11 août 1932 à Koktebel (en Crimée, aujourd'hui en Ukraine), poète russe, traducteur du français, peintre (aquarelliste) et critique littéraire.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine noble, Maximilian Volochine passa sa prime jeunesse à Taganrog et à Sébastopol. Il poursuit ses études secondaires (jusqu'en 1893) au Premier lycée classique de Moscou. Il termine le collège de Théodossie et fait des études de droit à l'université de Moscou, d'où il est exclu pour avoir participé à une manifestation d'étudiants. Il vit à Paris, avec de fréquents retours en Russie, entre 1901 et 1906 où il est au début étudiant à la Sorbonne et ensuite correspondant des journaux Rous et Vesti. Il s'applique à faire connaître la culture russe et notamment la peinture russe aux Français dans des revues françaises. Il avait été l'élève à Paris d'Élisabeth Krouglikova, peintre renommé. En 1906, il épouse Margarita Sabachnikova, mais le couple, qui vit à Saint-Pétersbourg, se dispute fréquemment et se sépare. En 1907 il s'établit définitivement en Crimée, dans sa propriété de Koktebel, construite en 1903[1], où il accueille enre autres Marina Tsvetaïeva (qui l'appelait mi-bœuf mi-dieu), Sergueï Efron, Ossip Mandelstam, Andreï Biély.

En 1915, pacifiste, il écrit Anno mundi ardentis 1915, contre la guerre. Il participe aux expositions de Mir iskousstva, où il expose ses aquarelles de Crimée. Il traduisit Paul Claudel.

Vue de Koktebel par Volochine

Sa mère, née Elena Ottobaldovna Glaser, se sépara de son mari, juriste à Kiev qui mourut peu après en 1881. Elle passa toute sa vie à soutenir son fils et à vivre avec lui en Crimée.

Après la guerre civile où il accueillit des rescapés, il demeura à Koktebel, dans sa maison qu'il avait réussi à donner à l'Union des écrivains d'URSS et qui accueillait des écrivains en vacances, dont Alexandre Grine.



Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Maximilian Volochine, Saint Séraphim, Lausanne, L'Âge d'Homme, « Petite bibliothèque slave », 2006. (ISBN 2825119768)
  • Maximilian Volochine, Écrits sur l'art, Paris, Hermann, « Savoir sur L'art », 2008. (ISBN 2705665595)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marina Tsvétaeva, Des poètes. Maïakovski, Pasternak, Kouzmine, Volochine, Paris, Ed. Des Femmes, 1992. (ISBN 2721004395)
  • Marie-Aude Albert, Maximilian Volochine, esthète, poète et peintre, Paris, L'Harmattan, 2003. (ISBN 2747531341)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nikita Struve, Anthologie de la poésie russe, p. 102-103, présentation de Volochine.