Maxime de Tyr

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Cassius Maximus Tyrius (en grec ancien άξιμος Τύριος) est un philosophe et rhéteur grec du IIe siècle, contemporain des derniers empereurs Antonins.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né à Tyr, en Phénicie, vers 125. Il mena d'abord une existence d'orateur itinérant. À Athènes, il rencontra sans doute Arrien, peut-être en 147 ou 148. Il vint à Rome sous le règne de Commode (180-192). Il est mort vers 185.

Philosophie[modifier | modifier le code]

« Adversaire des épicuriens contemporains, il répand des thèses platoniciennes et prépare le néoplatonisme » (J.-P. Dumont). On l'a présenté comme un philosophe platonicien, plus exactement médio-platonicien, mais on ne saurait ainsi réduire sa pensée. « Il croyait à un dieu suprême et invisible, à la divinité de l'âme et aux démons, instruments de la Providence » (Grand Larousse du XIXe s.).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Maxime de Tyr est l'auteur de 41 dissertations qui portent sur des sujets variés. Il écrit en grec, dans l'attique le plus classique. Ainsi, voici, en traduction latine, comment il parle de la grue dans la 40e :

Grues per aestatem ex Aegypto surgentes, extensis alis, velut quibusdam velis, per aërem feruntur recta in Scythiam terram. Hoc animal quod minime decorae formae numeros implet, cui scilicet habitior est venter, longissimum collum, posteriora leuissima, alae parum fultae, dispacta membra, in volatu fluitare videtur instar nauis, quam undae agitant et impellunt. Hoc intelligens grus, siue sentiens, siue etiam experta : non ante volatui se credit, quam lapidem rostro susceperit, firmamentum videlicet vacillaturi volatus, custodiamque salutis.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Textes de Maxime de Tyr[modifier | modifier le code]

Maxime de Tyr, Sermones e graeca in latinam linguam versi, Cosmo Paccio Archiepiscopopo Florentino interprete, ex castigatione G. Alberti Picti, Parisiis, 1554

Maxime de Tyr, Traitez qui sont quarante et un discours profondement doctes et grandement éloquens: De nouveau mis en François (par N. Guillebert). Première édition, Rouen, Osmont, 1617.

Études sur Maxime de Tyr[modifier | modifier le code]

  • K. Meiser, Studien zu Maximos Tyrios, Munich, 1909.
  • G. Soury, Aperçus de philosophie religieuse chez Maxime de Tyr, Thèse, Paris, 1942.