Maxime de Jérusalem

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Maxime III de Jérusalem, mort en 350, fut évêque de Jérusalem de 333 à 348. Il était le successeur de Macaire de Jérusalem, dont il avait été coadjuteur[1], et prédécesseur de Cyrille Ier qu'il ordonna prêtre en 345[2].

Martyr[modifier | modifier le code]

Condamné aux mines par Maximin II Daïa[3] sous les persécutions pour avoir confessé la divinité de Jésus-Christ, il y eut un œil crevé[4] et un pied brûlé[5] comme l'évêque Paphnuce.

Lutte contre l'arianisme[modifier | modifier le code]

Remis en liberté sous Constantin Ier, et selon Rufin d'Aquilée ramené a la foi orthodoxe par Paphnuce[6], il défendit Athanase d'Alexandrie[7] contre les ariens qui l'exilèrent pour faire place à son successeur[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. Reghellini (de Schio), Examen du Mosaïsme et du Christianisme, vol. 3, Paris, 1834.
  2. Saint Cyrille de Jérusalem ; il semble sûr qu’il fut ordonné prêtre par Maxime de Jérusalem en 345.
  3. Claude Fleury, Histoire ecclésiastique, tome troisième, 1720.
  4. Évêque de Jérusalem et martyr : « Condamné par le César Maximin Daia à avoir l'œil droit crevé et un pied brûlé au fer chaud, il fut ensuite envoyé aux mines. Placé à la tête de l’Église de Jérusalem, il y mourut enfin en paix, vers 350, avec la gloire d’avoir confessé le Christ. »
  5. Rohrbacher, Histoire Universelle de l'Église catholique : « Maxime avait souffert dans la persécution de Maximin : on l'avait condamné aux mines ; et on lui avait crevé l'œil droit et brûlé un des jarrets, comme à plusieurs autres confesseurs. »
  6. Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique des six premiers siècles, vol. 6, 1732 : « Valois suppose tellement que saint Maxime a effectivement signé la condamnation de saint Athanase dans le concile de Tyr, qu'il s'en sert pour rendre suspect de fausseté ce que dit Rufin, que saint Paphnuce l'avoit fait sortir de l'assemblée de Tyr, & l'avoit fait déclarer pour saint Athanase. »
  7. Saint Athanase d'Alexandrie : « Maxime de Jérusalem présidait un synode de seize évêques, quand le saint passa par cette ville ; il l’accueillit avec honneur et lui remit une lettre de félicitations, destinée aux Alexandrins. »
  8. Saints