Max et les Ferrailleurs

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Max et les Ferrailleurs

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Romy Schneider, sur le tournage de Max et les Ferrailleurs
à Issy-les-Moulineaux

Titre original Max et les Ferrailleurs
Réalisation Claude Sautet
Scénario Claude Sautet
Jean-Loup Dabadie
Claude Néron
Acteurs principaux
Sociétés de production Lira Films
Sonocam SA
Fida Cinematografica
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Drame
Film policier
Sortie 1971
Durée 110 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Max et les Ferrailleurs est un film franco-italien réalisé par Claude Sautet, sorti en 1971.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Issu d’une riche famille de vignerons du Mâconnais et dégagé des soucis matériels, Max est un solitaire qui se consacre entièrement à son obsession : l’arrestation des malfaiteurs. Ancien juge d’instruction, il a démissionné par dépit de devoir relâcher un coupable faute de preuve. Il est maintenant inspecteur de police et il voit de nouveau une bande de cambrioleurs lui échapper. Ce nouvel échec est encore présent dans son esprit lorsqu’il rencontre Abel, un ancien camarade de régiment, auquel il omet de révéler sa profession. Ce dernier est devenu « ferrailleur » et pille les chantiers de construction avec une bande de petits truands des environs de Nanterre. Max a l’idée de les inciter à commettre un gros coup afin de réaliser un flagrant délit indiscutable. Se présentant comme client, il fait la connaissance de Lily, une jeune prostituée d’origine allemande qui est la compagne d’Abel. Il se fait passer pour le directeur d’une petite agence bancaire qui reçoit à intervalle régulier des recettes importantes de commerçants. Il s’assure également de l’aide de son patron et du commissaire Rosinsky, responsable du secteur, qui possède un indicateur dans la bande. Max omet toutefois de leur révéler son rôle d’instigateur. Peu à peu, un sentiment est né entre Max et Lily. Mais Max garde une attitude réservée et se contente d’influencer les ferrailleurs par son intermédiaire. Enfin, devinant la bande prête à l’action, il leur communique une date idéale pour commettre le hold-up. Le jour prévu, une souricière est tendue et la bande est arrêtée. Plus tard, dans le commissariat, Rosinsky révèle à Max qu’il a parfaitement compris sa responsabilité dans l’affaire et qu’à défaut de pouvoir quelque chose contre lui il va s’arranger pour charger Lily. Désemparé, Max essaie de la sauver et finit par menacer Rosinsky. Celui-ci s’obstine et, à bout d’arguments, Max sort son pistolet et l’abat, rejoignant ainsi les ferrailleurs dans le crime.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Premier opus de la « série des noms », des films auxquels Claude Sautet donne pour titre le nom d’un ou plusieurs des personnages principaux, Max et les ferrailleurs est l'histoire policière d’un inspecteur qui, tiraillé par ses échecs et son désir d'être utile à la société, devient l’instigateur d'un hold-up. C’est aussi l’analyse d’une relation amoureuse fondée sur la frustration qui conduit le personnage de Max jusqu'à une fin tragique.

La structure du scénario est claire et relativement linéaire, axée sur la préparation minutieuse du piège tendu par l'inspecteur. Les éléments se mettent en place avec vraisemblance, laissant toujours la possibilité d'un basculement, comme quand Max se décide subitement à téléphoner à Abel. La tension monte progressivement et atteindra son acmé dans l'une des scènes finales, quand l'inspecteur constate que le prix de son succès est de perdre dans la honte la femme dont il vient de tomber amoureux. Cette structure permet au spectateur de prendre le temps de faire connaissance avec le milieu assez particulier des "ferrailleurs", riche en personnages hauts en couleurs.

On retrouve le duo des Choses de la vie avec Michel Piccoli dans le rôle d’un Max, puritain et compassé, et Romy Schneider, dans celui de Lily, la jeune prostituée.

Comme on le sait, Claude Sautet remonte la plupart de ses films. Il touche cependant très peu à celui-ci qui était l’un de ses préférés. Le film connut pourtant un succès modéré (393 400 entrées à Paris).

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Au départ, les producteurs envisagent de donner le rôle de Max à Yves Montand, puis à Alain Delon. Les deux déclinent l’offre, au grand soulagement de Claude Sautet qui souhaite le proposer à Michel Piccoli. Celui-ci entre si bien dans le personnage qu’il arrive sur le tournage avec sa garde-robe toute composée, coiffé d’un chapeau type doulos et vêtu d’un costume trois-pièces déniché chez un spécialiste du vêtement pour policier en civil.
  • Pour le personnage de Lily, Claude Sautet pense d’abord à Marlène Jobert qui refuse sèchement de jouer le rôle d’une prostituée. Catherine Deneuve réfléchit deux mois puis refuse à son tour. Romy Schneider, en revanche, l’accepte immédiatement après avoir lu un synopsis de trois feuillets.
  • Claude Sautet eut du mal à trouver la fin de son histoire. Dans une première version, Abel se vengeait de Max en le tuant et finissait condamné à mort. Dans une autre, Lily rendait visite à Abel en prison qui l’interrogeait sur ses sentiments pour Max. Celle finalement choisie possède incontestablement plus de force.

Lien externe[modifier | modifier le code]