Max Théret

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Max Théret, né le 6 janvier 1913 à Paris et mort le 25 février 2009 est un homme d'affaires français, cofondateur avec André Essel de la Fnac en 1954. Ancien trotskiste, il la conçoit un peu comme une coopérative. Défenseur d'une économie non libérale, il la revend aux Coopérateurs (souvent appelés les "Coop").

Avant de créer la FNAC, Max Théret fut un militant de gauche, membre des jeunesses socialistes dès 1931. Il passa une partie de sa jeunesse entre la France et l'Espagne, militant dans les deux pays dans les mouvements socialistes. En 1934, il fut ainsi contraint de quitter l'Espagne après avoir participé à la révolte des Asturies. Plus tard, en 1936, il participa à la campagne victorieuse du front populaire espagnol pui, après le soulèvement franquiste, s'engagea dans un régiment républicain au sein duquel il combattit jusqu'en 1938.

Entre temps, il avait été, en France, exclu des JS et avait participé, avec André Essel dont il fut toute sa vie proche, à la création des jeunesses socialistes révolutionnaires, d'inspiration trotskiste, menée par Fred Zeller.

Dès le début de l'occupation allemande, il entre dans la résistance française, tout en restant proche des milieux trotskistes. Il tient notamment un petit atelier de photographie qui sert de couverture à la diffusion d'un journal clandestin, Notre révolution. Deux ans plus tard, il doit entrer en clandestinité après la découverte de son activité par les autorités d'occupation.

Il crée la FNAC en 1954, dans un esprit conforme à ses idéaux communistes. Sa coopérative deviendra pourtant un symbole de succès capitaliste. Théret quitte la Fnac en 1981. Avant l'arrivée de la gauche au pouvoir, il sera l'un des financiers du Parti Socialiste de François Mitterrand.

En 1988, il apparaît aux côtés de Roger-Patrice Pelat dans le scandale Pechiney comme l'un des initiés ayant acheté des titres de la société Triangle avant l'OPA de la société nationalisée Pechiney sur celle-ci. À cette occasion, les protagonistes sont surnommés les golden papys par dérision à cause de leur âge. Condamné à 2 ans de prison avec sursis, il est radié de la franc-maçonnerie puis discrètement réintégré plus tard[réf. souhaitée].

Il s'associe à Giancarlo Paretti pour créer MTI et tenter de racheter Pathé. Le Premier ministre Pierre Bérégovoy l'en empêche en invoquant le trouble à l'ordre public.

Sa dernière interview apparaît dans un livre consacré à François Mitterrand par le journaliste Stéphane-Xavier Trano en 2006, Une Affaire d’Amitié, aux Éditions de l'Archipel.

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