Max Papart

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Max Papart, né à Marseille (France) en 1911 et mort en 1994, est un peintre-collagiste contemporain franco-américain. Son œuvre est marquée par une certaine douceur de vivre, une discrète ironie (quasi-inexistante) et un grand sens de la beauté plastique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeune, il fréquente brièvement l'École des beaux-arts de Marseille, préférant se former seul à la peinture. Se fixant à Paris en 1936, il travaille alors comme artisan-imprimeur. Il expose au Salon des indépendants et réalise ses premières gravures. Sa première exposition personnelle a lieu à la galerie Bureau à Paris en 1938.

Max Papart participe à la libération de Marseille. Il expose ensuite à la galerie Sébire à Marseille en 1946. Il illustre des ouvrages de bibliophilie de Jacques Prévert et de Georges Ribemont-Dessaignes.

Il évolue d'un langage post-cubiste à une expression empruntant à l'abstraction certains raisonnements plastiques. Lithographe, graveur, peintre, il utilise souvent des techniques mixtes et le collage.

En 1970, il complète sa technique de la gravure à l'eau-forte par l'apport de carborundum selon la technique inventée en 1968 par son ami Henri Goetz. Il enseigne l'imprimerie à l'Université de Paris VIII à Vincennes de 1969 à 1973.

Vers la fin de sa vie, il conçoit des bijoux d'après ses propres peintures, bijoux limités à 8 pierres précieuses ou semi-précieuses. Chacun est fabriqué par Jean Jaques de la Verrière. Max Papart est mort avant la fin de la fabrication de cette collection.

Œuvre[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Galeries, expositions[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Livres d'artiste illustrés par Max Papart[1][modifier | modifier le code]

  • André Verdet, À travers prairies et bois, je marche. Lithographies. Chez l'Artiste, 1951[2]
  • Diderot, Sur les femmes. Pointes-sèches. Aux dépens de l'Artiste, 1952
  • Hermine Simoncelly, Trinité pour deux. Illustrations. Caractères, 1975
  • André Verdet, Luberon. Eaux-fortes. Aux dépens de l'Auteur, 1967
  • Pierre Tilman, Espace étranglé. Eaux-fortes. Aux dépens de l'Auteur, 1967
  • Georges Ribemont-Dessaignes, Le Sang, la sève, l'eau et les larmes. Eaux-fortes. Coutal-Darly éd., 1968
  • Pierre Tilman, L'Esclavage n'a pas encore été aboli. Eau-forte. Chambelland, 1970
  • Andrée Caraire[3], Telle la feuille de l'arbre. Linogravures. Coutal-Darly, 1971
  • Georges Ribemont-Dessaignes, Le Règne végétal. Collages et dessins. Éd. de l'Université d'Ottawa, 1972
  • Jean Orizet, Silencieuse entrave du temps. Eau-forte et aquatinte. Éd. Saint-Germain-des-Prés, 1972
  • Jean Orizet, Terre assaillie. Gravures. Éd. Saint-Germain-des-Prés, 1973
  • Henri Rode, Toutes les plumes du rituel. Eaux-fortes. Éd. Saint-Germain-des-Prés, 1974
  • Andrée Caraire, Dans le matin noir des coquelicots. Eaux-fortes en couleur. Éd. Saint-Germain-des-Prés, 1974
  • Michel Bohbot, Des mots contre le vent. Gravures (avec James Coignard et Hasegawa). Lettera Amarosa, 1974
  • Jacques Prévert, Le Jour des temps. Aquatintes en couleur. Galerie Bosquet, et Jacques Goutal Daly, 1975
  • Andrée Caraire, Aubes muettes. Aquatintes en couleur. Aux dépens d'un amateur, 1975
  • Andrée Caraire, Adagio. Gravures en couleur au carborundum. Éd. F.B. 1976
  • Michel Bohbot, Signe de terre. Gravures en couleur au carborundum. Vision Nouvelle, 1976
  • Jacques Baron, L'Huître et la rose. Eaux-fortes. Éd. Attali, 1976[4]
  • Georges Ribemont-Dessaignes, S'habiller en miroir. Gravures au carborundum. Éd. F.B., 1977
  • Michel Bohbot, Mots en attente du soleil. Gravures au carborundum. Vision Nouvelle, 1977
  • Michel Bohbot, Décryprage. Gravures au carborundum. Vision Nouvelle, 1977
  • Michel Bohbot, Naissance des signes. Eaux-fortes. Michel Bohbot, 1978
  • Andrée Caraire, Oiseau-Solitude. Gravures au carborundum. Stockholm, éd. A.H.Grafik, 1979
  • Andrée Caraire, Au bord de l'extrême. Gravures (avec James Coignard). Sémios, 1983
  • Andrée Caraire, De la faille de l'invisible. Gravures. Sémios, 1986
  • Jean Tardieu, Un lot de joyeuses affiches. Eaux-fortes. Dutrou éditeur, 1987
  • Xavier Bordes, Le grand cirque. Eaux-fortes en couleur. Dutrou éd., 1992
  • Michel Butor, Sourdes romances. Aquatintes en couleur. Dutrou, 1994

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • A. Caraire et B. Plasse, Max Papart, Vision des Arts, 1975
  • Jacques Baron, Max Papart, Le Musée de poche, 1976
  • Daniel Biry, Max Papart, l'homme et l'œuvre, Thèse de doctorat sous la direction de Bernard Dorival, 1980
  • R. Green, Max Papart, monographie, éditions cercle d'art poligrapha, Espagne, 1985
  • Max Papart, rétrospectives, éditions galerie Hanin Nocera, Paris, 1991
  • Paola Garnier, Écrits et Poésies de M. Papart, éditions Garnier Nocera, Paris, 1992
  • J.M. Dunoyer, collage Papart Max, éditions Garnier Nocera, 1994
  • Max Papart, maquettes, éditions Garnier Nocera, 1995

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste établie d'après le catalogue de la BNF, et la bibliographie de Roger Green figurant dans son livre "Max Papart" (Cercle d'Art, Paris, 1985).
  2. Le catalogue de la BNF indique qu'il s'agit de lithographies, mais la bibliographie de Roger Green (Cercle d'art, 1985) signale des pointes-sèches.
  3. Max Papart a illustré de nombreux livres de la poétesse Andrée Caraire qui était sa femme.
  4. Le catalogue de la BNF indique qu'il s'agit d'eaux-fortes, mais la bibliographie de Roger Green (Cercle d'art,1985) indique qu'il s'agit d'aquatintes.