Max Lorenz

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Max Lorenz, Bayreuth, Août 1941

Max Lorenz (Max Sülzenfuß) (Düsseldorf, 10 mai 1901 - Salzbourg, 11 janvier 1975) est un heldentenor allemand célèbre pour ses rôles wagnériens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie à Berlin avec Ernst Grenzebach et fait ses débuts en 1927 à Dresde, dans le rôle de Walther von der Vogelweide dans Tannhäuser. Il chante alors à l'Opéra d'État de Berlin à partir de 1929 et devient une vedette du Festival de Bayreuth à partir de 1933, où il s'illustre rapidement dans tous les rôles de ténors wagnériens (Rienzi, Lohengrin, Stolzing, Tristan, Siegmund, Siegfried, Parsifal, etc) dans lesquels sa grande voix, sa prestance et son sens dramatique le rendent incomparable.

À l'étranger, il se produit notamment à Vienne, Milan, Paris, Londres, New York, etc.

Outre les rôles wagnériens, il s'affirme également en Florestan, Max, Bacchus, Hérode, Radames, et fut particulièrement admiré en Otello.

Il participe aussi à quelques créations mondiales, notamment Penelope de Rolf Liebermann, Der Prozess de Gottfried von Einem.

Histoire[modifier | modifier le code]

Max Lorenz fut menacé d'interdiction par le régime nazi. Mais la belle-fille de Wagner, directrice du Festival de Bayreuth, fit valoir à Hitler que sans lui elle ne pouvait maintenir le festival. Lorenz a réussi, par des interventions puissantes à épargner son épouse Lotte et sa belle-mère juives, ainsi que d'autres artistes, des persécutions nazies. Après la guerre il a pris la nationalité autrichienne.

Dans ses dernières années, il fut un professeur - et presque un père dit-on - pour le ténor américain James King.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Alain Pâris, Le dictionnaire des interprètes, Robert Laffont, 1989. ISBN 2-221-06660-X