Max Linder Panorama
La Max Linder Panorama est une des salles des grands boulevards parisiens. Elle est située au 24 boulevard Poissonnière. Elle appartient à Claudine Cornillat, Simon Simsi et Martin Bidou.
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Historique[modifier]
La salle a été achetée en 1914 par l'acteur burlesque Max Linder qui l'a inaugurée le 21 mars 1919. Le Kosmorama devient alors le Ciné Max Linder qui se présente comme l’une des salles de cinéma les plus modernes d’Europe[1]. Le cinéma est repris par Pathé en 1932, puis rénové en 1957, mais la société Parafrance qui l'exploite fait faillite en 1984.
Une autre époque commence. L'ancienne salle est détruite pour faire place à une salle plus grande, avec écran panoramique, conçue par Georges Peynet (architecte décorateur). Le Max Linder Panorama est né, doté d'un bar, d'une salle en trois niveaux (orchestre, mezzanine et balcon pour un total de 616 places) où se mêlent passé (les volumes du hall et de la salle évoquent les années 1930) et futur. Le Max Linder Panorama a été une des premières salles parisiennes agréées THX. Elle a aussi utilisé le système LC Concept. Pour une meilleure immersion dans le film, la salle est entièrement recouverte de velours et de peinture noirs. Lors de la réouverture, au dos de chaque siège figurait un titre de film, gravé sur une petite plaque. Ces plaques ont depuis été volées, devenues de véritables trophées, le succès du lieu aidant. La première séance a lieu le vendredi 27 novembre 1987 avec Le Dernier Empereur présenté en 70mm.
Acquis en 1998 par le groupe Kinépolis, il est revendu en 2004 à deux passionnés des salles obscures.
Le cinéma est alors restauré, les murs du hall sont ornés de stucs de l'artiste Stephen Torton (ex-assistant de Jean-Michel Basquiat).
La cabine s'équipe, notamment, d'un projecteur numérique dCinema 2K Barco DP-100 qui sera remplacé en décembre 2009 par un Barco DP-3000 pour la sortie de AVATAR en 3-D.
La salle propose des festivals en partenariat avec les Cahiers du Cinéma et a accueilli de septembre 2005 à 2006 le Forum des Images pour les Cinés-Mardy, soirées pendant lesquelles l'animation des cinémas des années 1950 était revisitée (bandes annonces, spectacles vivants et films cultes).
Parallèlement, l'activité de ce cinéma mono-écran se diversifie. La société qui le détient développe, en plus de l'exploitation cinématographique classique, la location de salle.
Données techniques[modifier]
- Capacité originale : 616 places
- Balcon : 122 places
- Mezzanine : 199 places
- Orchestre : 295 places
- Taille de l'écran au rapport 2,39/1 (CinemaScope) : 16,00m x 6,70m : 107m² (Diagonale : 17,34m / 682 pouces)
- Distance de projection : 23,30m
- Projecteur 35mm : Kinoton FP30E
- Projecteur numérique dCinema 2K : Barco DP-3000 EU couplé à un serveur Doremi DCP-2000 (# 210106)
- Processeurs Son : DaTaSat AP20, Dolby DMA8, Dolby CP650, dts XD10
- Formats supportés :
- Supports numériques : 4xAES 5.1, 4xAES 6.1, 4xAES 7.1, 1xAES Dolby E, 1xAES LtRt.
- 35mm optique analogique : Monophonique (Canal central écran), Dolby Stereo A-Type et Spectral Recording (3 canaux écran, 1 canal surround, 1 canal SubWoofer)
- 35mm optique numérique : Dolby Digital (SR•D, SR•D-EX*), Digital Theater System (dts, dts-ES*) (3 canaux écran, 2 ou 3* canaux surround, 1 canal SubWoofer)
Accès[modifier]
Ce site est desservi par la station de métro Grands Boulevards. (sortie # 1)
Notes et références[modifier]
- Martin, « Vie & mort de Max Linder », L'Impossible, no 4, juin 2012 [texte intégral]
Liens externes[modifier]