Max Bruch

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Max Bruch

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Nom de naissance Max Christian Friedrich Bruch
Naissance 6 janvier 1838
Cologne, drapeau du Royaume de Prusse en 1803 Royaume de Prusse
Décès 2 octobre 1920 (à 82 ans)
Berlin, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Activité principale Compositeur
Activités annexes chef d'orchestre, pédagogue
Maîtres Carl Reinecke, Ferdinand Hiller
Enseignement Preußischen Akademie der Künste à Berlin
Élèves Oscar Straus, Eduard Künneke, Fartein Valen, Ralph Vaughan Williams, Kosaku Yamada
Conjoint Clara Tuczek

Œuvres principales

Concerto pour violon nº 1 op. 26

Max Christian Friedrich Bruch est un compositeur allemand, né à Cologne le 6 janvier 1838 et mort à Berlin le 2 octobre 1920.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère est soprano et professeur de musique, son père homme de loi.

Après avoir été initié à la musique par sa mère, Bruch suit l'enseignement de Heinrich Carl Breidenstein à Bonn. En 1852, à quatorze ans, il obtient une bourse de la fondation Mozart à Francfort-sur-le-Main, qui lui permet de payer des professeurs prestigieux, comme Carl Reinecke et Ferdinand Hiller, avec lesquels il travaille pendant quatre ans. C'est à cette période qu'il écrit une première symphonie.

Entre 1858 et 1861, il enseigne la musique à Cologne. Il fait également des séjours à Berlin, Leipzig, Dresde et Munich. Après s'être installé à Mannheim en 1863, il y est nommé chef d'orchestre, comme il le sera à Berlin en 1870, etc. Entre 1865 et 1867, il est directeur musical d'une société de concerts à Coblence, puis devient Hofkapellmeister à Sondershausen.

Pendant cette période active, il compose entre autres son premier Concerto pour violon en sol mineur (1864). Joseph Joachim, le violoniste renommé, aidera Bruch à remanier cette œuvre qui assurera finalement à son auteur une certaine considération dans le monde, encore de nos jours, puisque l'œuvre reste au répertoire des concerts. Cette œuvre a inspiré Johannes Brahms, dont Bruch est proche stylistiquement, dans la composition de son célèbre concerto pour violon.

À cette période, il écrit également un opéra, Hermione, des pièces profanes, etc.

En 1880, connu en Europe, il est nommé chef d'orchestre à Liverpool. Il compose deux œuvres qui remportent un grand succès, la Fantaisie écossaise pour violon et orchestre et Kol Nidrei, longue méditation au violoncelle bâtie sur des mélodies hébraïques, destinée à la communauté juive de la ville. Cette mélodie deviendra plus tard une des liturgies les plus courantes du milieu ashkénaze pour la fête de Kippour. Dans cette période agréable, il épouse la cantatrice Clara Tuczek.

De retour en Allemagne vers 1883, il devient directeur musical de l'orchestre de Breslau, puis sept ans plus tard, obtient une chaire de composition à Berlin. Il abandonnera ce poste en 1910. Parmi ses élèves, on trouve Oscar Straus et Eduard Künneke, Fartein Valen, le compositeur anglais Ralph Vaughan Williams ainsi que le compositeur japonais Kosaku Yamada. En 1918, il est nommé « Docteur en philosophie » à l'Université de Berlin.

Le 2 octobre 1920, Bruch décède à Berlin. Son principal regret fut sans doute de n'avoir été connu presque exclusivement que par son fameux premier concerto pour violon.

En résumé[modifier | modifier le code]

  • Souvent perçu comme un compositeur passéiste, il n'est pas parvenu à la reconnaissance de son ami Johannes Brahms. Il a, au cours de ses 82 ans d'existence, côtoyé les plus grands (Mahler, Liszt, Wagner, Bruckner, etc.) sans avoir pour autant modifié son style rigoureux, « gardant sa fidélité esthétique et académique ».
  • Malgré ces critiques, il a composé une œuvre qui a rencontré dès sa création (tout comme aujourd'hui) un vif succès, son Concerto pour violon no 1, op. 26, commencé en 1864, ainsi que la Fantaisie écossaise pour violon et orchestre et son Kol Nidrei pour violoncelle et orchestre, régulièrement enregistrés au disque.
  • La consécration de la longue carrière musicale de Bruch fut la chaire de composition obtenue au Conservatoire de Berlin en 1892 où il restera jusqu'en 1910.
  • D'autres partitions en dehors de son concerto pour violon ont retenu l'attention de solistes exigeants, en particulier les danses suédoises pour violon, huit pièces pour clarinette et une petite pièce pour hautbois.
  • Ces œuvres sont davantage jouées — avec succès — depuis quelques années, débarrassées de nos jours des querelles d'écoles dont Max Bruch a été longtemps et injustement victime. Son premier concerto pour violon semble annoncer celui de Brahms, qu'il précède d'une dizaine d'années.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Trio pour violon, violoncelle et piano en ut mineur, op. 5 (1857)
  • Quatuor à cordes nº 1 en ut mineur, op. 9 (1858-59)
  • Quatuor à cordes nº 2 en mi majeur, op. 10 (1860)
  • Quintette avec piano en sol mineur (1886)
  • Danses Suédoises pour violon et piano op. 63 -14 pièces en 2 livres (1892)
  • Huit pièces pour clarinette, alto et piano, op. 83

Œuvres concertantes[modifier | modifier le code]

Œuvres symphoniques[modifier | modifier le code]

Œuvres vocales[modifier | modifier le code]

  • Cantate Frithjof-Szenen, op. 23 (1860, révisée en 1864)
  • Oratorio Odysseus, scène d'après l'Odyssée pour soli, chœur & orchestre, op. 41 (1871-72) Texte de Wilhelm Paul Graff.
  • Oratorio Arminius, op. 43 (1875)
  • Oratorio Das Lied von der Glocke, d'après Friedrich Schiller, op. 45 (1872)
  • Oratorio Das Feuerkreuz, op. 52 (vers 1888)

reprise de l'Ave Maria en op. 61 pour violoncelle et orchestre

  • Oratorio Moïse, op. 67 (1893-94)

Opéras[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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