Max Blecher

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Max Blecher, né le 8 septembre 1909 à Botoșani (Roumanie) et mort le 31 mai 1938 à Roman (Roumanie), est un écrivain roumain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le prénom de Blecher demeure incertain ; c'est en effet sous le nom de "M. Blecher" qu'il a publié ses œuvres en Roumanie. La première édition française de Aventures dans l'irréalité immédiate lui a donné le nom Marcel Blecher mais un consensus semble s'être fait sur le nom de Max Blecher et c'est ainsi qu'il apparaît dans la plupart des catalogues[1].

Fils d'un commerçant juif propriétaire d'un magasin de porcelaine[2], Blecher va à l'école primaire et au lycée à Roman puis, après son baccalauréat, part étudier la médecine à Paris. Peu après, en 1928, on lui diagnostique une spondylodiscite (mal de Pott) qui le contraint à abandonner ses études. Blecher suit des traitements dans divers sanatoriums : Berck en France, Leysin en Suisse et Tekirghiol en Roumanie. Pendant les dix années qui suivent, il est largement immobilisé par sa maladie.

Il publie un premier texte en 1930 dans la revue littéraire Bilete de papagal de Tudor Arghezi ; il s'agit d'une nouvelle intitulée Herrant. Il contribue par la suite à la revue d'André Breton, Le Surréalisme au service de la révolution, et entretient une correspondance avec des écrivains comme André Gide, André Breton, Martin Heidegger, Ilarie Voronca, Geo Bogza, Mihail Sebastian et Sașa Pană. En 1934, il publie un livre de poésie, Corps transparent. En 1935, ses parents l'installent dans une maison de la périphérie de Roman, où il continue d'écrire jusqu'à sa mort en 1938 à l'âge de 28 ans.

Il a publié de son vivant deux romans, Aventures dans l'irréalité immédiate (1936) et Cœurs cicatrisés (1938), ainsi que des nouvelles, des articles et des traductions. La tanière éclairée: journal de sanatorium a été publié de manière posthume, d'abord partiellement (1947) puis dans son intégralité (1971). Dans son approche d'une réalité autre, hantée par « les espaces maudits »[3], il crée un univers en proie à des hallucinations concrètes, selon une inspiration qui rappelle à la fois Franz Kafka, Bruno Schulz ou Robert Walser.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Aventures dans l'irréalité immédiate (Întâmplări în irealitate imediată), première traduction française par Mariana Şora, Paris : Denoël, 1973
  • La tanière éclairée (Vizuina luminată: Jurnal de sanatoriu), première traduction française par Georgeta Horodinca et Hélène Fleury, Paris : M. Nadeau, 1989
  • Corps transparent (Corp transparent)
  • Cœurs cicatrisés (Inimi cicatrizate), traduit du roumain par Gabrielle Danoux, 2014

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • Aventures dans l'irréalité immédiate a reçu en décembre 2013 le Prix Nocturne[4], destiné à récompenser "un livre remarquable par son style, l'originalité de sa conception, et l'oubli dans lequel a sombré son auteur"[5].

Références[modifier | modifier le code]