Mausolée de Galla Placidia

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Mausolée de Galla Placidia
Image illustrative de l'article Mausolée de Galla Placidia
Présentation
Nom local Mausolée de Galla Placidia
Culte Catholique romain
Type Mausolée
Début de la construction vers 430
Style dominant Byzantin
Protection patrimoine mondial de l'UNESCO en 1996
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Émilie-Romagne
Commune Ravenne
Coordonnées 44° 25′ 16″ N 12° 11′ 49″ E / 44.421111, 12.19694444° 25′ 16″ Nord 12° 11′ 49″ Est / 44.421111, 12.196944  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Mausolée de Galla Placidia

Le mausolée de Galla Placidia est un monument de style byzantin construit dans la première moitié du Ve siècle à Ravenne en Italie. Ce monument a une notoriété mondiale en raison de ses somptueuses mosaïques, qui sont les plus anciennes conservées dans cette ville et qui marquent la transition entre l'art paléochrétien et l'art byzantin.

Le mausolée est l'un des huit sites de Ravenne inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1996.

Historique[modifier | modifier le code]

La construction du mausolée fut décidée par l'impératrice Galla Placidia vers 430. Elle mourut cependant à Rome, le 27 novembre 450 et fut très probablement ensevelie dans la rotonde Sainte-Pétronille attenante à la basilique Saint-Pierre de Rome où est enterrée la famille théodosienne[1] et non dans son mausolée de Ravenne. Cette confusion vient probablement du fait que se trouvent trois importants sarcophages dans le mausolée, longtemps considérés comme la tombe de Galla Placidia, mais en réalité introduits dans le lieu au XIVe siècle sous le ministère de l'évêque Renaud de Concorregio[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le mausolée est un petit bâtiment simple et modeste, de 12,75 m par 10,25 m, construit en forme de croix grecque avec une structure centrale, des enfilades d'arcades, et des façades de maçonnerie faites de grosses et longues briques. Il fut en réalité utilisé comme oratoire à l'époque paléo-chrétienne et dédié à saint Laurent, comme le prouvent les mosaïques de la lunette du fond de la chapelle représentant le martyr et son gril. Les côtés de la façade sont ornés de pilastres reposant sur un socle devenu invisible par suite de l'affaissement de l'édifice de 1,50 m au cours du temps. La chapelle est éclairée par quatorze petites ouvertures, ornées de plaques d'albâtre offertes par Victor-Emmanuel III en 1908, qui diffusent une lumière particulière, rajoutant au mysticisme du lieu.

Mosaïques[modifier | modifier le code]

L'extérieur épuré contraste avec un intérieur somptueux de mosaïques exceptionnelles.

Le mausolée en littérature[modifier | modifier le code]

  • Deux strophes du poème Ravenne (Mai–Juin 1909) d'Alexander Blok parle de sa tombe.
  • Ezra Pound parle de son mausolée comme d'un exemple de l'âge d'or passé dans le Canto XXI.
  • Louis Zukofsky dans son poème Quatre autres pays, parle du mausolée de Galla Placidia.
  • Carl Jung parle de sa tombe dans son autobiographie Mémoires, Rêves, Réflexions dans le chapitre IX, dans la section Ravenne et Rome.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ravenne - Art et histoire, par Giuseppe Bovini, éditions Longo, Ravenne, 1991, p.12
  2. Op. cit., p.13.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • S. Bottari, Treasures of Christian Art. Ravenna; The Mausoleum of Galla Placidia, Bologne, 1966.
  • Giuseppe Bovini, Ravenna Mosaics, New York-Greenwich, 1956.
  • F.W. Deichmann, Frühchristliche Bauten und Mosaiken von Ravenna, Baden-Baden, 1958.
  • P.L. Zovatto, Il mausoleo di Galla Placidia; architettura e decorazione, Ravenne, 1968.
  • Toll Aaron Philippe, Mausolee de Galla Placidia, 2013.