Mausolée d'Abakh Khoja

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39° 29′ 26″ N 76° 01′ 23″ E / 39.49056, 76.02306 ()

Le mausolée d'Abakh Khoja et son jardin fleuri, de plan carré divisé en quatre selon la formule des jardins islamiques. Restauration partielle en 2005. La coupole était entièrement décorée de céramique vernissée.

Le mausolée d'Abakh Khoja est un mausolée ouïgour de la région du Xinjiang, situé à quelques kilomètres de Kashgar. Dans ce mausolée sont enterrés les membres de la famille d'Abakh Khoja, soit 72 personnes sur 5 générations.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Abakh Khoja est un chef islamique du XVIIe siècle de la région de Kashgar[1]. Fils de Yusup pour qui le mausolée a été construit initialement, il est à la tête de 6 villes de la région du Xinjiang. Sa renommée dépasse son rôle politique et il est considéré comme un prophète. À sa mort, le mausolée de son père est rebaptisé.

Iparhan, la petite-fille d’Abakh Khoja, surnommée Xiang Fei, c'est-à-dire la concubine parfumée, est célèbre pour avoir été la seule concubine ouïgour de l'empereur Qianlong. Elle a gardé sa religion, ses coutumes et costumes toute sa vie malgré sa vie au palais impérial. Avant sa mort, à 55 ans, elle avait manifesté le souhait d'être enterrée à Kashgar, contrairement aux autres concubines enterrées avec l'empereur. Selon la légende, un convoi de 124 personnes a traversé la Chine en trois ans et demi pour rapporter son corps dans le mausolée. Le chariot est toujours visible à l'entrée du bâtiment. Selon des fouilles archéologiques, son vrai tombeau serait au milieu des autres tombeaux royaux des Qing près de Pékin. La vie de cette concubine a fait l'objet de nombreuses légendes et films, sur son parfum supposé magique, sur la jalousie des autres concubines, etc.

Le bâtiment[modifier | modifier le code]

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Le mausolée (1600-1640) est composé sur un carré de 36 mètres de côté. et s'élève sur 20m. Le dôme, qui repose sur des murs de 10m de haut par l'intermédiaire d'un double jeu de trompes en arcs brisés, mesure 17 m de diamètre. Il est recouvert, à l'extérieur, de céramique à glaçure vert intense, sa base étant soulignée par une ligne de céramique à glaçure ocre jaune. Ces couleurs de céramique sont aussi employées sur les murs extérieurs et sur les minarets avec quelques carreaux à glaçure aux trois couleurs, sancai apparemment, couleurs réservées au domaine funéraire en Chine dès la dynastie Tang. Les grandes arcatures aveugles en arcs brisés qui ornent les murs extérieurs sont serties dans un riche décor de céramiques bleu et blanc. Ces céramiques à motifs végétaux, composés dans un style géométrique propre à la culture islamique du Turkestan, en émaux bleus sur engobe blanc, sont utilisées sur toute la hauteur de ces encadrements et sur un des portails, ouvrant sur le jardin de la mosquée.

Ce monument est comparable au Gour Emir, Mausolée de Tamerlan (Gur I Amir ou Gur-e Amir) de 1403, à Samarcande. Le plan d'ensemble du complexe, avec son jardin de fleurs composé de quatre carrés en croix et sa mosquée funéraire (l'espace de prière étant séparé du mausolée par un jardin ombragé composé autour d'un bassin, l'espace dédié à la prêche étant adossé au mausolée. Ce type de composition est, à peu de chose près, traditionnel à l'architecture islamique et, somme toute, semblable au plan du Taj Mahal (1631-1643).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. guide du routard

Voir aussi[modifier | modifier le code]