Maurice d'Ocagne

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Philbert Maurice d’Ocagne (né à Paris le 25 mars 1862 - décédé au Havre[1] le 23 septembre 1938) est un ingénieur et mathématicien français. Il est le promoteur en France de la résolution graphique d'équations algébriques par l'emploi d'abaques, qu'il appela nomographie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philbert-Maurice d'Ocagne naît à Paris le . Il effectue ses études à Paris, au collège Chaptal et au lycée Fontanes (devenu lycée Condorcet). En 1877, il publie ses premiers travaux mathématiques. En 1879, il entre aux Nouvelles annales de mathématiques. En 1880, il entre à l'École polytechnique, d'où il sort dans le corps des Ponts et Chaussées. Il exerce pendant six ans des fonctions d'ingénieur, successivement attaché au service des travaux hydrauliques de la marine à Rochefort et à Cherbourg, puis au service ordinaire du département de Seine-et-Oise, à la résidence de Pontoise. À partir de 1882, il communique des notes à l'académie des sciences. Plusieurs revues importantes publient ses mémoires : le Journal de l'École polytechnique, le Bulletin de la Société mathématique de France, Acta mathematica, la Revue générale des sciences, Archiv der Mathematik und Physik, American Journal of mathematics, etc.

En 1891, il est nommé adjoint au directeur du nivellement général de la France. Dix ans plus tard, il devient chef des services des cartes et plans et des instruments de précision au ministère des Travaux publics. Il reçoit successivement les grades d'ingénieur en chef, en 1908, et d'inspecteur général, en 1920.

En 1893, il entre dans le corps enseignant de l'École polytechnique, d'abord comme répétiteur d'astronomie et de géodésie. Au début de 1912, il devient titulaire de la chaire de géométrie.

En 1901, il devient président de la Société mathématique de France.

En 1922, il est admis à l'Académie des sciences.

Famille[modifier | modifier le code]

Originaire de la province d'Alençon, où l'on retrouve sa trace dès le XIIIe siècle, la branche du Plessis de la famille d'Ocagne, la branche du Plessis[2] de la famille se fixa à Paris au XVIIIe siècle.

Mortimer d'Ocagne, le père de Maurice d'Ocagne, était associé d'agent de change et publia de nombreux écrits sur les questions économiques et financières ainsi qu'un ouvrage sur les Grandes Écoles de France. Il fut aussi longtemps critique dramatique à la Revue britannique, allant tous les soirs au théâtre et ne manquant aucune première. Mort en 1919 à l'âge de 98 ans, il était alors le doyen des abonnés de l'Opéra.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Diplômes[modifier | modifier le code]

D'Ocagne est polytechnicien (X1880), ingénieur des ponts et chaussées.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il est élu Académicien libre le (Académie des sciences).

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix Leconte en 1892 pour sa Nomographie ;
  • Prix Dalmont de l'Académie des Sciences en 1894, pour l'ensemble de ses travaux mathématiques.

Hommage[modifier | modifier le code]

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Jacques Boyer, Sciences et Voyages rend visite au géomètre d'Ocagne, article in « Sciences et Voyages », IVe année, n° 204,
  • Travaux d'Ocagne sur le site S. Mehl.
  • Dictionnaire biographique Imago Mundi.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'après P. Humbert, « Maurice d’Ocagne (1862-1938) », Ciel et Terre, vol. 55,‎ 1939, p. 108 (lire en ligne)
  2. Nom à l'origine du pseudonyme Philbert du Plessis dont il signa des articles et des solutions de problèmes dans les revues scientifiques.