Maurice Okoumba-Nkoghé

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Maurice Okoumba-Nkoghe, né le 6 août 1954 à Franceville, est un poète et un écrivain gabonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère s’appelle Ntigantsia Elisabeth. Elle est Obamba de Franceville. Son père s’appelait Nkoghe-Mve Moïse. Il était Fang de Mitzic. Il est mort en l’an 2000 à Libreville. Nkoghe-Mve Moïse a d’abord été instituteur, et son premier poste d’affectation était Franceville (de novembre 1949 à juin 1955). Ensuite, de 1967 à 1974, il est devenu député à l’assemblée nationale, où il a occupé les fonctions de vice-président. Plus tard, il sera nommé chef du personnel à Hévégab.

Okoumba-Nkoghe est le fils aîné de son père et de sa mère. Il a fait ses études à Franceville, jusqu’en classe de 1ère. Voulant se rapprocher de son père, il est allé faire sa terminale au lycée d’Etat d’Oyem. Après l’obtention en juin 1974 du baccalauréat, série A4, il s’inscrit à l’université nationale du Gabon. À l’époque appelée U.N.G. Il s’envole pour Lyon (France) deux ans plus tard. De 1976 à 1982, il passe la licence, la maîtrise et le doctorat 3ème cycle. Option lettres modernes. Il a soutenu une thèse dont le sujet est : « Saint-Exupéry et l’avion. »

Okoumba-Nkoghe rentre de Lyon en août 1982. Il est recruté à l’Université Omar-Bongo comme professeur de littérature française. Discipline qu’il enseigne jusqu’à ce jour. En début d’avril 1986, Jean-Émile Mbot, ministre de la culture, l’appelle à ses côtés en qualité de Conseiller technique. En 1987, il fonde, avec quelques confrères, l’Union des Ecrivains Gabonais (l’UDEG). C’est à la même époque qu’il est nommé Secrétaire Général de la Commission nationale pour le Centre international des civilisations bantu (CICIBA). En mars 1989, il est appelé à la Présidence de la République comme Conseiller chargé des affaires culturelles, aux côtés de Pierre Claver Akendengue, chef de département. Dès la rentrée académique 2003-2004, on lui confie la direction du Département des Lettres Modernes à la faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université Omar Bongo. Le 10/01/2004, ses confrères de l’UDG l’élisent à la tête de l’association afin de continuer l’œuvre de ses prédécesseurs.

Okoumba-Nkoghe a occupé de février 2006 à février 2009 le poste Directeur de Cabinet Adjoint du Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Ses frères et sœurs sont nombreux. De sa mère ils sont huit. Son père a eu trois femmes par la suite, qui lui ont donné une vingtaine d’enfants des deux sexes. Les rapports qu’Okoumba-Nkoghe entretient avec tous sont excellents. Ces deux familles sont le trésor unique que Ciel lui a donné.

Ce qui l’a poussé à écrire ? Les raisons sont multiples mais se complètent. Misère et absence traduisent un manque, qui, à son tour, exacerbe la sensibilité et l’oriente vers des objectifs divers. Élevé par le petit frère et la petite sœur de sa mère, (écoliers à l’époque de ses 5 ans, l’âge auquel ils l’ont « arraché » à leur aînée qui vivait au village), Okoumba-Nkoghe a très tôt connu les livres et trop tôt fréquenté des auteurs français. C’est cela, mais c’est aussi par ‘’hérédité’’ : le père écrivait déjà dans les différentes revues de l’A.E.F., dont la plus célèbre est certainement « Réalités gabonaises » (cf. I.P.N.)

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Paroles vives écorchées (poèmes), Arcam, Paris, 1978
  • Rhône-Ogooué (poème), Arcam, Paris, 1980.
  • Le soleil élargit la misère (poèmes), Arcam, Paris, 1980.
  • Siana (roman), édition, Silex, Paris, 1986.
  • Adia (roman), Akpagnon, Paris, 1985.
  • La mouche et la glu (roman), Présence Africaine, Paris, 1984.
  • Olendé (épopée), L’Harmattan, Paris, 1989.
  • La courbe du soleil (roman), Les Editions Udégiennes, Libreville, 1993.
  • Le chemin de la mémoire (roman), L’Harmattan, Paris, 1998.
  • Nzébi (épopée), Raponda Walker, Libreville, 2001.
  • Le signe de la source (roman), Ed. Clé de Yaoundé, 2007.
  • Elo la fille du soleil (roman), L’Harmattan, Paris, 2008.
  • Le pacte d’Afia (roman), La Maison Gabonaise du Livre, Libreville, 2009.
  • Le rêve de Nyenzi (roman), Editions Ntsame, Libreville, 2010.
  • Le destin de Doussala (roman à paraître), La Maison Gabonaise du Livre.