Maurice Kamto

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Crystal Clear app fonts.svg Cette page contient des caractères spéciaux. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation, etc.), consultez la page d’aide Unicode.
Maurice Kamto
Maurice Kamto
Maurice Kamto
Fonctions
Professeur agrégé de droit à l’Université de Yaoundé II
En fonction depuis le 2 février 1988
Membre de la commission de droit international
Nations unies
En fonction depuis le 27 septembre 1999
Biographie
Date de naissance 14 février 1954 (60 ans)
Lieu de naissance Bafoussam (Cameroun)
Nationalité Camerounais
Parti politique Mouvement pour la Renaissance du Cameroun
Diplômée de Université de Nice
Université de Yaoundé
Profession Personnalité politique, activiste
Religion Chrétien

Maurice Kamto, est un homme politique Camerounais, figure récente de l'opposition au régime du pays, au pouvoir depuis 1982. Il est l'un des 34 membres de la commission du droit international des Nations unies, commission dont il est l'actuel président. Il a conduit avec succès la délégation camerounaise lors des négociations pour la rétrocession de la presqu'île de Bakassi, territoire disputé avec le Nigéria voisin. Cette contribution décisive l’amènera à être nommé en 2004, ministre délégué auprès du ministre de la Justice avant qu'il ne présente sa démission en Novembre 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, famille et études [1][modifier | modifier le code]

Maurice Kamto est issue d’une famille modeste de la ville de Bafoussam. Il effectue brillamment ses études primaires et secondaires [1], avant de rentrer à l’ Université de Yaoundé, où il obtient une licence en droit public. En 1980, il obtient un diplôme d’études approfondies de droit public fondamental et un diplôme d’études approfondies de droit international à la faculté de droit de l’Université de Nice[1].

En 1982, il est diplômé de l’institut international d’administration publique de Paris. En 1983, il obtient un doctorat d’Etat en droit à la faculté de droit de Nice. En 1988, il reçoit le Prix de l’Académie des sciences d’outre-mer. Il est agrégé des Facultés françaises de droit la même année. Il devient ensuite doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé II.

Vie professionnelle [1][modifier | modifier le code]

Il est successivement professeur aux universités de Yaoundé, de Ngaoundéré et, depuis 1994, à l’université de Yaoundé II. Il enseigne également à l’Institut des Relations Internationales (IRIC), et à l’École nationale d’Administration et de la Magistrature de Yaoundé. Il est régulièrement invité par plusieurs universités occidentales et africaines. Il est membre du jury du concours d’entrées de plusieurs institutions.

Il est membre et conseiller juridique de la délégation camerounaise de la conférence diplomatique de Rome pour la création de la Cour pénale internationale (membre du comité de rédaction) en juillet 1998.

Il est par ailleurs membre de la Commission de droit international des Nations Unies.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Contribution décisive à la résolution du conflit Cameroun-Nigeria de Bakassi [1994-2008] [1],[2][modifier | modifier le code]

Maurice Kamto s’est présenté comme avocat du Cameroun devant la Cour internationale de justice (CIJ) : il est membre de la commission mixte Cameroun-Nigéria-Nations Unies dans la résolution du conflit opposant le Cameroun et le Nigeria sur la presqu'île de Bakassi, frontalière et revendiquée des deux pays. Cette contribution décisive [3] sera sans doute le moteur de sa nomination au poste de ministre délégué auprès du vice-Premier ministre, ministre de la Justice, garde des Sceaux du Cameroun en décembre 2004.

Démission du Gouvernement et interdiction de discours [2011-2012] [4][modifier | modifier le code]

Il choisit cependant de démissionner du Gouvernement en novembre 2011 et lance, le 13 août 2012, avec d'autres personnalités politiques, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à Yaoundé. Ce nouveau parti d'opposition, qui en agrège plusieurs, a pour objectif de réanimer le débat politique dans ce pays où l'opposition est général fragmentée. Le Cameroun compte en effet plus de 200 partis politiques et l' élection présidentielle de 2011 comportait à elle seule 23 candidats.

Il déclare vouloir "proposer au peuple camerounais des idées nouvelles" et affirme sa conviction "qu’un changement de régime ne s’opère pas nécessairement dans la violence". Le lancement du MRC est cependant interdit en dépit de l'existence d'une autorisation de manifestation signée par les autorités l'ayant interdit.

Le 23 janvier 2013, Maurice Kamto fait une sortie épistolaire, avec en objet: «Mise en garde du Mrc à propos d’une éventuelle tentative du gouvernement d’organiser les sénatoriales avant les municipales et les législatives»[5].

Distinctions [1][modifier | modifier le code]

Maurice Kamto a reçu plusieurs distinctions honorifiques : Chevalier des Palmes académiques du Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur (CAMES), Chevalier de l’ordre de la valeur du Cameroun et Commandeur de l’ordre de la valeur du Niger.

Notes et références[modifier | modifier le code]